Sciences

Un rythme biologique non-adapté peut empêcher les étudiants d'avoir de bonnes notes

Temps de lecture : 2 min

Le système scolaire et universitaire devrait s'adapter aux différents élèves.

Fatigue | University of Central Arkansas via Flickr CC License by
Fatigue | University of Central Arkansas via Flickr CC License by

Il serait peut-être temps d'adapter les horaires de cours aux rythmes biologiques naturels des élèves. En effet, une étude observe que les étudiants dont les rythmes circadiens n'étaient pas synchronisés avec leurs horaires de classe obtenaient les notes les plus exécrables. La raison? Un jet-lag social qui fait que les périodes où leur vigilance est au plus haut sont incompatibles avec l'emploi du temps exigé par le travail, l'école et autres contraintes.

Mené par Benjamin L. Smarr, de Berkeley et Aaron E. Schirmer, de la Northeastern Illinois University, ce travail se fonde sur l'analyse des activités de près de 15.000 étudiants sur les serveurs de leur université, soit un total de 3,4 millions de connexions.

En fonction de leur pic d'activité en ligne –mesuré, pour plus de significativité, lorsque les étudiants n'avaient pas cours– les deux chercheurs ont pu les classer en trois profils chronobiologiques: matinal, diurne et vespéral. Ensuite, les scientifiques allaient comparer leurs horaires de cours à leurs résultats.

Leur conclusion: les élèves les plus désynchronisés (par exemple, les nocturnes soumis à un emploi du temps matinal) sont les plus défavorisés en matière de performances universitaires. Et la corrélation est «très forte» selon Benjamin Smarr.

Son co-auteur, Aaron Schirmer, fait quant à lui remarquer qu'une plus grande souplesse dans les emplois du temps universitaires pourrait permettre au étudiants d'adapter au mieux leurs cours à leurs rythmes biologiques et optimiser ainsi leur réussite académique.

Et contrairement aux idées reçues, les «couche-tard» ne sont pas les seuls à pâtir du décalage horaire social: lorsque les matinaux et les diurnes suivent des cours dans l'après-midi ou en soirée, eux aussi obtiennent de moins bonnes notes que lorsque leurs horaires sont adaptés à leurs biorythmes.

«Les gens sont différents et leurs rythmes biologiques sont réellement divers», note Smarr «il n'existe pas de solution éducative en “taille unique”».

Sans compter que la nocivité du jet-lag social ne se limite pas aux résultats scolaires: les individus décalés courent aussi de nombreux risques sanitaires, notamment en matière d'obésité, de tabagisme et d'alcoolisme.

Slate.fr

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