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Au Texas, une femme condamnée à 5 ans de prison pour avoir voté illégalement

Temps de lecture : 2 min

Crystal Mason était en liberté conditionnelle après une peine de prison et n'avait donc pas le droit de voter.

Un bureau de vote aux Etats-Unis, le 8 novembre 2016. ALEX WONG/AFP
Un bureau de vote aux Etats-Unis, le 8 novembre 2016. ALEX WONG/AFP

Crystal Mason a voté au Texas lors de la présidentielle de 2016 alors qu'elle était en liberté conditionnelle après avoir purgé une peine de trois ans pour fraude fiscale. Or au Texas, les personnes qui ont commis un crime ne réobtiennent le droit de vote qu'à la fin de leur période probatoire.

Pour avoir voté illégalement, Mason, qui a 43 ans et plusieurs enfants, vient d'être condamnée à cinq ans de prison par un tribunal fédéral. Elle dit ne pas avoir été au courant qu'elle ne pouvait pas voter.

Le 8 novembre 2016, elle est allée dans son bureau de vote et comme son nom n'était pas sur la liste, elle a rempli un formulaire pour un bulletin de vote provisoire. Le bulletin a été signalé comme invalide et Mason a été informée que son vote n'avait pas pu être pris en compte. Trois mois plus tard, elle a été arrêtée lors d'un entretien avec son conseiller pénitentiaire de probation.

Pendant l'audience de son procès, elle a dit au juge que jamais elle n'aurait risqué de retourner en prison si elle avait su que sa tentative de vote était illégale.

Le Texas est particulièrement strict en ce qui concerne la fraude électorale. En 2017, une femme originaire du Mexique, Rosa Maria Ortega, a été condamnée à huit ans de prison pour avoir voté illégalement en 2012 et 2014. En tant que détentrice de carte verte, elle n'était pas autorisée à voter, un droit réservé aux citoyens américains.

L'avocat d'Ortega a fait appel et celle-ci a été libérée après avoir payé une caution de 11.111 dollars. Mais étant donné qu'elle a commis un crime, cette mère de quatre enfants demeure susceptible d'être expulsée vers le Mexique.

La fraude électorale est extrêmement rare aux Etats-Unis mais c'est un cheval de bataille de certains républicains, et une obsession du président Donald Trump. Après sa victoire électorale, Trump a en effet plusieurs fois répété qu'Hillary Clinton n'avait remporté le vote populaire que parce que des millions d'immigrés sans papiers avaient illégalement voté pour elle, ce qui est absolument faux. Il a même mis sur pied une commission spéciale sur la fraude électorale qui a rapidement été démantelée faute de résultats.

Slate.fr

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