Trente ans après, le tueur de prostituées andalouses court toujours
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Trente ans après, le tueur de prostituées andalouses court toujours

Temps de lecture : 13 min
Thomas Deslogis Thomas Deslogis

Novembre 1888, Londres: Jack l'Éventreur tue sa cinquième victime. Novembre 1988, province d'Almería: le corps d'une femme est découvert près d'une route. Son meurtrier, qui laissera huit autres cadavres derrière lui, ne sera jamais identifié. Comme son homologue anglais.

Toutes les vies ne se valent pas dans le monde cruel de la conscience collective. La province d’Almería, au sud-est de l’Andalousie, est encore sous le choc de la mort du petit Gabriel, retrouvé sans vie le 11 mars dernier dans le coffre de sa belle-mère, après dix jours de recherche auxquelles ont participé plus de 4.000 volontaires. Les chaînes de télévisions locales et nationales consacrent des éditions spéciales aussi longues que détaillées sur l’affaire, les marches blanches et autres hommages se multiplient dans les rues et les murs de tous les villages environnants. On assiste même à des regroupements réclamant l’exécution de la marâtre.

Rien de comparable ne s’est pourtant déroulé il y a trente ans au sujet non pas d’un, mais d’une dizaine d’assassinats dans cette même région où le soleil ne dort jamais. Les médias généralistes ont très peu évoqué cette affaire là et les autorités, elles, semblent avoir négligé leur travail d’enquête. Comme si un enfant valait plus que dix prostituées.

Toutes les victimes de cette étrange série de meurtres exerçaient en effet le plus vieux métier du monde. Le plus dangereux aussi, à la merci des abus en tout genre, des monstres nocturnes. Et de l’indifférence des foules.

Une première prostituée tuée, la Mafia soupçonnée

Tout commence à Purchena, village de 7.900 habitants, bien plus boisé que la moyenne environnante en raison de sa situation montagneuse, appartenant à la province d’Almería, situé à plus de cinquante kilomètres au nord de la capitale.

Aux derniers jours de ce mois de novembre 1988, un ferrailleur ambulant traverse le patelin lorsqu’il découvre, dans un fossé qui borde la route, le corps d’une femme. Elle a une trentaine d’années, est brune, plutôt petite, vêtue d’un t-shirt rouge et de chaussures également rouges. Des hématomes sont visibles sur le visage et sur le cou de la victime, qui a été étranglée. Aucune trace de sang aux alentours, le corps a été déplacé.

Elle ne sera jamais identifiée. La police supposera qu’elle était une prostituée et ne communiquera quasiment pas sur son cas. Tout bonnement parce les autorités estiment, sans enquête approfondie, qu’il s’agit d’un règlement de comptes. En ce temps-là, les divers trafics illégaux de la région d’Almería sont en effet sous le contrôle de deux hommes, Juan Ascencio, almeriense pure souche, et son rival d’origine napolitaine Giuseppe D’Amico. Le journaliste Juan Rada, qui a écrit un des rares articles relatant avec détails cette étrange histoire, nous explique qu’à l’époque, il se disait que certaines prostituées passaient d’un proxénète à l’autre et en payaient le prix fort.

Dès que cette piste devient la principale, l’enquête s’arrête. C’est l’effet Juan Asensio, au pouvoir et à l’influence corruptrice énorme sur les institutions locales. Aujourd’hui encore, son nom fait trembler les habitants de la côte andalouse, qui parlent d’un sujet «tabou». Tué en face de chez lui en 2004, Juan Asensio n’est pourtant plus des nôtres. Mais peu après sa mort, les anciens gardes du corps d’Asensio se feront assassiner en plein jour, au milieu du centre-ville, par le fils du feu mafieux. On comprend donc pourquoi, mort ou pas, en parler reste encore délicat. Deux ans plus tard, son ennemi Giuseppe D’Amico sera exécuté dans les mêmes conditions. La mafia russe, se murmure t-il, aurait désormais ici les pleins pouvoirs.

Voilà pourquoi, il y a trente ans, le cas alors isolé de la mort d’une jeune femme –la première, pourtant, d’une longue série– sera négligée par des autorités soumises à la loi du plus fort. Affaire classée, pour ne pas dire jetée. Comme dans un fossé.

Nous sommes donc en novembre 1988, soit cent ans, très exactement, après les meurtres d’autres prostituées. Anglaises celles-ci, victimes du tueur de Whitechapel. Un certain Jack l’Éventreur.

Un mois d'août en enfer

Au petit matin du 6 août 1989, quelques dix mois après la découverte du corps sans vie de la prostituée supposée de Purchena, voilà qu’un autre cadavre apparaît, près de Vélez-Rubio, village situé à une trentaine de kilomètres au nord-est du précédent. La plupart des habitants de Vélez-Rubio sont agriculteurs ou bergers, et c’est justement un berger, accompagné de son troupeau, qui tombera nez à nez avec le corps de María del Carmen Heredia, 24 ans, brune, pas bien grande.

Un mois d’août en Andalousie, autant dire une fournaise. Le cadavre, abandonné au bord d’une petite route nationale, est en état de décomposition avancé. La victime a été déplacée post-mortem, elle est retrouvée allongée sur le dos, complètement nue. Elle était prostituée et officiait dans le quartier El Zapillo d’Almería, à une centaine de kilomètres de Vélez-Rubio. Puisqu’elle était toxicomane, les médias locaux émettent une première version des faits: María del Carmen Heredia serait morte d’une overdose, son corps aurait été emmené aussi loin par des collègues ou amis pour leur éviter toutes sortes de problèmes. L’autopsie révèlera qu’il n’en est rien.

C’est au bord de ce bout d’autoroute que le corps de Carmen Sandmeier, jeté là, apparaît soudain dans l’objectif de l’appareil photo du couple en vacances.

Elle a été étranglée, tout comme le sera Carmen Sandmeier Ramón, une autre prostituée exerçant à Zapillo et retrouvée trois semaines plus tard, le 28 août 1989, par des touristes en plein exercice photographique, face à la mer, sur les hauteurs arides des ravins de Bello Rincón, où l’herbe morte côtoient des roches capricieuses. Le terrain est quasiment impraticable. Plus bas, une route longe la mer et connecte Almería, à vingt kilomètres de là, aux municipalités d’Aguadulce, d'Almerimar et d’El Ejido. C’est au bord de ce bout d’autoroute que le corps de Carmen Sandmeier, jeté là, apparaît soudain dans l’objectif de l’appareil photo du couple en vacances.

Carmen Sandmeier a elle aussi été retrouvée nue. Elle était brune, de petite taille, n’avait qu’une vingtaine d’années. Sa mort, comme les précédentes, ne rencontre quasiment aucun écho médiatique. Jusqu’à ce qu’une poignée de semaines plus tard, le 16 septembre 1989, le journal hebdomadaire El Caso décide de s’emparer de l’affaire. La une, «Panique chez les prostituées», est accompagnée d’une photo, terrible, du corps sans vie de Carmen Sandmeier.

Une de journal El Caso du 16 septembre 1989 | D.R.

Le «psychopathe de Zapillo»

Juan P. Lax, l’homme qui a pris ce cliché, a désormais sa propre boutique de services photographiques installée dans ce «fameux» quartier de Zapillo. Il nous explique qu’il n’a compris «la gravité de la situation» et «ressenti une émotion très forte» qu’à l’instant du développement des photos.

Avant cela, c’est le rush «qui dominait, le stress». «La zone était très difficile d’accès, imaginez un ravin rocheux protégé par des cordons policiers… Mais je me souviens que tout s’est passé en un bref moment d’inattention de la police. Alors, avec mon téléobjectif (le corps était à une quarantaine de mètres), en quelques secondes je cadre, fais la mise au point et mitraille en rafale. Un policier m’a vu faire et m’a foncé dessus en attrapant mon appareil pour me le confisquer, on était presque en train de se battre mais finalement, il n’a pas réussi à le prendre et je suis parti. Plus tard, les autorités se sont même excusées auprès du journal…».

Ce journal, c’est El Caso, genre de Nouveau Détective local considéré par certains comme un «journal de concierge», déjà connu pour son contenu explicite, mais également pour aller là où les autres n’allaient pas. C’est ainsi que son directeur de l’époque, Joaquín Abad, après la publication d’une enquête sur Juan Asensio, se fera tirer dessus par des hommes de mains du mafieux andalou. Il s’en sortira (et déménagera), devenant par là même une petite légende du journalisme couillu de province.

«Un psychopathe» qui serait «un client habituel du quartier El Zapillo», se contenteront d’expliquer les enquêteurs.

L’article du 16 septembre 1989, lui, ne fait aucune mention de la mafia du coin. Pour la première fois, en mettant en relation les meurtres de María del Carmen Heredia et de Carmen Sandmeier (mais sans évoquer la victime non-identifiée de Purchena, dix mois plus tôt), l’idée d’un tueur unique est mise en avant. Plusieurs indices poussent à croire en cette théorie, de la ressemblance entre les victimes –prostituées, brunes, de petites taille, la vingtaine– à la répétition d’un modus operandi –mort par strangulation, corps dénudés, déplacés post-mortem et jetés sur des bords de route.

«Un psychopathe» qui serait «un client habituel du quartier El Zapillo», se contenteront d’expliquer les enquêteurs à Antonio Marfil, auteur de l’article d’El Caso, avec qui nous avons pu discuter. Sa mémoire flanche quelque peu au sujet de ce qui n’est, pour lui, qu’un article parmi tant d’autres écrits il y a trente ans. On sent cependant chez l’ancien journaliste une sorte de soulagement face à notre intérêt pour «ces tristes événements irrésolus», nous confirmant que l’enquête policière d’alors «laissait fortement à désirer», que ce soit par «incompétence ou, pire, par négligence».

Fautes d’éléments concrets, Antonio Marfil est allé interroger les travailleuses du sexe de Zapillo, quartier où exerçaient les victimes. Effrayées, elle disent alors voir «des tueurs partout» et évoquent «le psychopathe de Zapillo».

El Zapillo se situe au sud-est d’Almería. C’est un bout de ville étrange, coupé dans sa longueur par une interminable avenue. Les bâtiments laissés à l’abandon côtoient ceux en constante rénovation. Le bord de mer qui longe tout le quartier attire les touristes et les activités illégales y sont aujourd’hui plus discrètes, laissant place à la vie estudiantine. Tout à l’ouest, le parc Nicolás Salmerón, dont les arbres épais et touffus empêchent toute vue sur le ciel, s’étale en plein milieu de l’avenue. Aujourd’hui encore, rares sont ceux qui, quand le jour meurt, s’aventurent dans ce bout d’espace vert où la nuit est plus noire qu’ailleurs et où personne ne vous entendra crier à cause du bruits du trafic environnant. C’est là, précisément, que travaillaient les prostituées disparues.

Le très sombre parc Nicolás Salmerón. | Thomas Deslogis pour Slate

Des meurtres plus violents, des indices ignorés

L’article d’El Caso a peut-être fait mouche, car peu après, le calme semble revenir dans la province almeriense. Pour un temps, du moins. Un nouveau corps apparaît, deux ans plus tard, en octobre 1991, dans le marécage de Punta Entinas, aux abords d’Almerimar, à quelques kilomètres au sud-ouest d’Almería.

Le cadavre a beau être en état de décomposition, les autorités affirment précipitamment l’avoir identifié. Il s’agirait d’Alexandra Lily Lie, une infirmière britannique disparue quelques mois auparavant pendant ses vacances andalouses. Les analyses dentaires contrediront cette version et l’identité de la victime ne sera jamais connue. Sans réclamation, il sera finalement supposé qu’il s’agissait d’une prostituée.

Ce que l’on sait, c’est que la jeune femme de 23 ans, brune et de petite taille, a été retrouvée nue. Ou presque: le tueur lui a laissé son soutien-gorge, rouge. Le seul corps partiellement vêtu, le premier, à Purchena, n’avait également que des habits rouges. Mais la mort, cette fois-ci, semble avoir été provoquée par un coup donné à la tempe à l’aide d’une pierre. Changement de méthode? Volonté de détourner l’attention? De brouiller les pistes? Autre tueur? À ce jour: aucune réponse.

7 mars 1992, six mois plus tard. María Jesús Muñoz Borrego est retrouvée sans vie, également à Almerimar. C’était une prostituée connue, surnommée La Tamara. Elle avait 28 ans, était brune. Elle a été étranglée, mais pas seulement; tuméfiés par les coups, son visage est méconnaissable. Son corps a ensuite été jeté par dessus les falaises, à plus de quarante mètres de hauteur.

Le modus operandi semble désormais se répéter dans les moindres détails. Quoi que s’y ajoute une violence supplémentaire, celle-là même qui semait le doute à propos du meurtre précédant –quelque chose comme un acharnement, un surplus de rage, de haine.

Intrigant également, des préservatifs usagés ont été retrouvé à côté du corps. S’ils peuvent n’avoir aucun rapport avec le crime, et si l’ADN n’était pas encore un facteur d’enquête répandu dans ce coin du monde en 1992, nombreux sont ceux qui s’étonnent encore aujourd’hui de ne jamais avoir entendu parler d’analyse de ces préservatifs, même pas a posteriori. Ont-ils même été conservés?

Un suspect arrêté grâce aux prostituées

Un certain rythme se dessine: deux ou trois crimes, et puis un temps d’attente avant de recommencer. L’année suivante, en 1993, deux nouveaux cadavres apparaissent à six mois d’intervalles. Ceux de María Leal Martinez en janvier et de Khadija Monsar en juillet. La première avait 22 ans et se prostituait à Zapillo. Corps dénudé, étranglée puis frappée à coups de pierre. La deuxième, 25 ans, marocaine, était plutôt connue dans le milieu, on l’appelait Katty. Étranglée, presque nue. Elle portait un soutien-gorge. Rouge.

Rebelote en 1994. Nadia Hach Amar, petite et brune. Corps nu et déplacé, étranglées, coups de pierre au visage. Elle travaillait à Zapillo. Comme Aurora Amador Carmona, tuée et retrouvée dans les mêmes conditions.

Les collègues d’Aurora Amador, certes en plein travail au milieu du sombre parc Nicolás Salmerón, mais attentives en ces temps troubles, ont noté un bout de la plaque d’immatriculation.

Puis plus rien, que l’on sache, jusqu’en 1996. Le ou les tueurs ont-ils arrêté leur entreprise macabre, sentant peut-être l’étau se resserrer? Ou cachent-ils mieux les corps des victimes?

Tout au long des enquêtes, divers suspects ont été interrogés, sans succès. La piste la plus chaude apparaîtra en cette année 1996. Les collègues d’Aurora Amador, certes en plein travail au milieu du sombre parc Nicolás Salmerón, mais attentives en ces temps troubles, ont noté un bout de la plaque d’immatriculation de la dernière voiture dans laquelle elle serait montée, et retenu son modèle, une Opel Corsa grise.

Le propriétaire est retrouvé. Il s’agit d’un gardien de prison vivant et travaillant à Grenade, à 200 kilomètres au nord d’Almería. Le fonctionnaire reconnait avoir été à Almería ce jour là, à l’occasion de la Semaine Sainte, très célébrée en Espagne. Mais il nie avoir embauché une prostituée. Faute de preuve, il est libéré –les autorités considérent qu’il avait certainement recouru à des services sexuels, mais qu’il ne mentait que pour sauver son mariage. Et puis, rien ne prouve qu’il s’agissait bel et bien du dernier client d’Aurora Amador.

Elle sera la dernière victime «officielle» du Jack d’Almería, un autre surnom donné au tueur, a posteriori, en rapport avec la date anniversaire du premier meurtre, avec l’activité professionnelles des victimes et, aussi, parce que son identité reste encore un mystère.

Qu’il s’agisse ou non du maton de Grenade, le tueur a très certainement compris que ce soir là, il est passé tout près d’être attrapé. Et ce grâce à la vigilance des prostitués qui, retournant ainsi la situation en faisant peur à celui qui les terrorisait, ont peut-être bien sauvé des vies.

Un tueur, plusieurs profils

En réalité, rien n’est moins sûr. On a vu que le mode opératoire du tueur des ravins variait parfois sensiblement, laissant supposer qu’il a pu changer celui-ci –en s’attaquant à une autre zone géographique, en faisant dorénavant disparaître les corps ou en tuant différemment. Aurora Amador n’est pas la dernière des prostituées assassinées dans la province d’Almería. On pourrait par exemple s’attarder sur le meurtre de Mónica García Mateu, en 1999. La trentaine et retrouvée habillée, certes, mais tuée à l’aide d’une pierre lui ayant brisé le crâne.

L’histoire pourrait bien être plus sinueuse qu’elle ne l’est déjà. La définition du profil psychologique du tueur elle-même pose question. À l’époque, la police locale considérait qu’il s’agissait certainement d’un homme entre 30 et 50 ans, physiquement puissant, marié et probablement routier, expliquant ainsi la diversité des lieux où les corps étaient abandonnés. Mais l’écrivain Blas Ruiz Grau, qui a étudié la criminologie moderne et se penche actuellement sur cette affaire, nous confie que le profil qu’il a établi diffère largement de l’officiel.

Le fétichisme affiché par le tueur démontrerait que son moteur serait moins la volonté de tuer que de vouloir revivre un souvenir de façon trop passionnelle.

Selon lui, il y a peu de chances pour que Jack soit marié. Blas Ruiz penche plutôt pour un homme certes fort, comme en atteste le déplacement des victimes et les coups donnés, mais célibataire. Un homme qui pourrait souffrir d’un défaut physique et/ou sexuel majeur, incapable d’avoir des relations intimes normales. Le fétichisme affiché par le tueur, que ce soit dans la ressemblance des victimes ou le rouge des rares habits laissé sur le corps de certaines d’entre elles, démontrerait que son moteur serait moins la volonté de tuer que de vouloir revivre un souvenir de façon trop passionnelle. Le souvenir de quelqu’un, selon l’auteur: un premier amour, sa mère, une prostituée, ou bien même tout cela en même temps.

Un profil peut-être pas plus vrai mais plus subtil, plus savant, plus pensé. Blas Ruiz est d’accord avec Antonio Marfil, le journaliste d’El Caso: la police a bâclé cette affaire, qui ne concernait pas un enfant –juste une dizaine de femmes, prostituées.

Et puis qui sait, aujourd’hui, combien de meurtres imputés au Jack andalou ont véritablement été l’œuvre d’un seul et même tueur. Y a-t-il eu un copycat de copycat? Pas impossible. Sans compter la présence d’une mafia impliquée dans le proxénétisme alors crainte de tous, à commencer par les autorités.

Blas Ruiz est encore en plein travail et ne sait pas encore ce qu’il en ressortira. Un roman, un livre d’enquête ou peut-être même une série, nous dit-il. Almería est connue pour son désert, où nombre de surproductions hollywoodiennes ont été tournées. Comme si toutes les routes de tueurs en série menaient en Californie.

Thomas Deslogis

Thomas Deslogis Journaliste

Un homme bloqué deux jours dans la ventilation d’un restaurant chinois

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Attention si vous êtes claustrophobe, n’allez pas plus loin, cet article est votre pire cauchemar.

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