Monde

Santa Cruz del Islote, l'île la plus dense du monde

Temps de lecture : 2 min

Un peu plus grande qu'un terrain de foot, cette île située sur la côte caribéenne compte pourtant 115 habitations, pour une population totale de 1200 personnes.

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Santa Cruz del Islote | Carlos Felipe Pardo via Flickr CC License by

Bienvenue à Santa Cruz del Islote. Sur les dix îles qui composent l'archipel colombien de San Bernardo, c'est la seule île artificielle, ce qui est loin d'être sa seule particularité. Bâtie il y a 150 ans, elle fait à présent la taille d'un terrain de football et demi, c'est-à-dire environ un hectare. Et elle héberge pas moins de 1200 êtres humains.

Pas d'eau courant, pas d'électricité, ni voitures ni motos: Santa Cruz del Islote vit dans le dénuement le plus total et ne semble guère amenée à évoluer. D'après une vidéo proposée par la BBC (qui ne parle étrangement que de 500 habitants et habitantes, contrairement à toutes les autres sources), la population de l'île est majoritairement constituée d'enfants (60%). 170 d'entre eux vont à l'école, où 12 enseignants et enseignantes les prennent en charge. En 2017, on a recensé 7 naissances en 2017... et aucun décès.

À Santa Cruz del Islote, la plupart des familles disposent d'un bateau, qui leur permet de pêcher, de nettoyer la mer caribéenne de ses déchets, mais également de se rendre au cimetière voisin pour célébrer les personnes disparues.

Pour se fournir en énergie, l'île dispose d'un générateur électrique et de stations solaires. De ce point de vue, le climat local est donc un atout ; les étés sont néanmoins très difficiles en raison de l'absence d'eau potable. La population est approvisionnée en eau grâce à un bateau qui vient régulièrement recharger l'unique puits disponible sur l'île.

Une tortue contre un poulet

La pêche n'étant pas suffisante pour vivre, la population de Santa Cruz del Islote a dû trouver un autre moyen de gagner de l'argent. Pas facile d'attirer les touristes sur une île qui ne dispose pas de la moindre plage. C'est sans compter les deux circuits mis en place, qui permettent aux visiteurs et visiteuses de nager avec les tortues... ou les requins.

Pour protéger sa faune (et aussi son gagne-pain), l'île a mis en place un système d'accords avec les pêcheurs. Toute tortue pêchée est ainsi échangée contre un poulet afin d'être ensuite remise en liberté dans son milieu naturel.

Le photographe Charlie Cordero, qui a effectué des reportages sur l'île, décrit la commuanuté locale comme «joyeuse, dynamique, vibrante, florissante, perpétuellement en mouvement». Les conditions de vie contraignantes et la forte densité de population n'altèrent apparemment en rien l'existence de cette population qui parvient pour l'instant à repousser les murs afin que chacun et chacune puisse trouver sa place.

Slate.fr

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