Santé / Sciences

La Maladie X, le prochain fléau mondial?

Temps de lecture : 2 min

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient d’ajouter la mystérieuse «Maladie X» –«Disease X en anglais»– à son plan d’action prioritaire de recherche et développement contre les maladies.

Dengue virus | Sanofi Pasteur via Flickr CC License by
Dengue virus | Sanofi Pasteur via Flickr CC License by

«L’histoire démontre que la prochaine grande pandémie sera quelque chose qu’on n’a jamais vu avant», alerte John-Arme Rottingen, directeur général du Conseil norvégien de la recherche et conseiller scientifique à l’OMS dans une interview au Telegraph.

Chaque année, l’OMS tient une réunion de scientifiques chevronnés afin d’établir une liste des maladies qui pourraient potentiellement causer un danger international. Lors de ce rassemblement, la Maladie X a été ajoutée à cette liste.

Il s'agit d'un pathogène encore inconnu qui pourrait, potentiellement, provoquer la prochaine grande pandémie mondiale. L’OMS a placé cette maladie dans son plan d’action prioritaire de recherche et développement. D’autres maladies –tristement connues– comme le virus Ebola ou Zika figurent dans ce plan d’action.

Les chercheurs à l’OMS ne savent pas encore comment ni quand pourrait se déclarer cette mystérieuse Maladie X, ni quels en seront les effets. Alors pourquoi se soucier d’une maladie qui n’existe pas encore? Pour être mieux préparé à toute éventualité. Le but des recherches prévues par l’OMS est de créer un nouveau système qui détectera et contrôlera toutes maladies ou pathogènes inconnus.

Ainsi, Forbes explique que la Maladie X englobe le fait de savoir qu’un prochain danger épidémique pourrait avoir lieu dans le futur. Les anciens plans d’action de l’OMS visaient à traiter et contrôler des maladies spécifiques. Problème: les solutions trouvées restaient et restent limitées à cette même maladie et ne peuvent pas être appliquées à d’autres pathogènes, surtout pas à des pathogènes inconnus.

Mieux vaut prévenir que guérir

«Nous voulons être sûrs d'être prêt à toute éventualité. Nous voulons créer des systèmes “prêts à l'emploi” qui s'adapteraient à n'importe quels types de maladies et qui nous permettraient de créer des contre-mesures le plus rapidement possible», a confié John-Arme Rottingen.

En 2014, personne ne pouvait prédire que le virus Ebola allait emporter 11.000 personnes en Afrique de l’Ouest. Cette épidémie a échappé à tout contrôle à cause d’un système de santé défaillant. Si le virus avait été détecté et maîtrisé dès les premières déclarations, sa propagation aurait été ralentie et les conséquences auraient sans doute été moins désastreuses. Le proverbe «mieux vaut prévenir que guérir» n'a jamais semblé aussi approprié.

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