Monde

Haïti: Quelle est la meilleure technique pour retrouver des corps sous les décombres?

Brian Palmer, mis à jour le 17.01.2010 à 11 h 37

Les équipes de recherche s'aident de robots et de chiens.

Tous nos articles sur la situation en Haïti sont accessibles ici

Au lendemain du tremblement de terre qui a eu lieu en Haïti, les Etats-Unis et d'autres pays ont envoyé des équipes de recherche et de sauvetage pour passer au crible les ruines et rechercher d'éventuels survivants. Des groupes de Haïtiens ont fouillé les décombres à la main. Doit-on effectuer ce travail à la main ou existe-t-il un moyen plus efficace?

Il s'agit souvent de soulever les masses de matériaux une à une. Des équipements et techniques sophistiquées s'avèrent plus utiles dans les phases initiales, avant la détection de survivants potentiels. On utilise parfois des engins de chantier, tels que des chargeuses et des chargeuses-pelleteuses pendant les premières heures de la recherche pour déplacer les décombres périphériques, où on retrouve rarement des victimes. Puis, les équipes urbaines de recherche et de sauvetage utilisent des robots, des caméras et des chiens pour trier les décombres rapidement et en toute sécurité. Mais quand on retrouve un survivant, les équipes finissent généralement par déplacer les débris à la main. En effet, des machines lourdes seraient dangereuses pour les survivants ensevelis.

La première tâche d'une équipe de recherche et de sauvetage est de déterminer si les parties restantes du bâtiment détruit sont encore structurellement solides. La plupart des équipes comptent des ingénieurs des travaux publics, qui identifient les murs encore assez résistants et ceux que l'on doit renforcer avant de s'engager dans les ruines. Au moindre doute, les équipes peuvent utiliser une caméra fixée sur une perche ou un tuyau pour rechercher des signes de vie. Les «équipes high-tech» se servent également de petits robots sur roues et/ou chenilles, équipés de caméras et de bras pour déplacer les débris. (Les robots de recherche et de sauvetage nouvelle génération pourraient ressembler davantage à des serpents qu'à des mini-tanks.) Ces robots peuvent s'introduire dans des espaces inaccessibles aux humains. La plupart tiennent dans un sac à dos et peuvent travailler dans des environnements dangereux, par exemple dans des salles remplies de fumée ou de poussière.

Malgré l'habileté de ces nouveaux robots, des chiens dressés sont extrêmement utiles. Toutefois, il peut être dangereux pour ces chiens de fouiller des ruines à la recherche de survivants: ils se blessent les coussinets sur les décombres et s'épuisent rapidement. (Certains chiens de sauvetage portent des protections aux pattes.)

La tâche des sauveteurs requiert une approche stratégique. Ils tentent de savoir si les victimes pourraient être concentrées dans une zone du bâtiment. Par exemple, s'il y a eu une réunion dans une grande salle, c'est là que les recherches commenceront. Il se peut aussi que les équipes commencent par rechercher une victime particulièrement importante. (Les sauveteurs ont sans doute voulu retrouver en priorité le chef de la mission de l'ONU en Haïti, dont le bâtiment s'est écroulé lors du séisme.)

Brian Palmer

Traduit de l'anglais par Micha Cziffra

Tous nos articles sur la situation en Haïti sont accessibles ici

Image de une: Port-au-Prince, le 16 janvier. REUTERS/Eric Quintero-IFRC

Brian Palmer
Brian Palmer (157 articles)
Journaliste
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte