Monde / Économie

Prendre l'avion quand on est grand? C'est un enfer

Temps de lecture : 2 min

Et les compagnies ne cessent de réduire l'espace entre les sièges.

L'intérieur d'un avion en classe économique | 
Caribb
via Flickr CC License by

Si vous êtes grand et que vous avez déjà pris l'avion, cet article du Washington Post devrait vous parler: le site du quotidien américain décrit la torture que c'est de prendre l'avion lorsque l'on mesure, disons, plus de 2 mètres.

Depuis la fin des années soixante et la «déréglementation du transport aérien», l'espace moyen des places en classe économique n'a cessé de se réduire, observe le Washington Post. D'environ 89 centimètres, l'écart entre deux sièges est en effet passé à 78 centimètres. Plus de dix centimètres qui ne sont pas négligeables lorsque l'on a de longues jambes à étirer.

Chacun y va donc de sa solution. Certains évitent simplement de prendre l'avion. D'autres, justement, plient leurs longues jambes, quitte à ce qu'elles soient «écrasées par le plateau-repas», ou que leurs genoux soient «meurtris de bleus» à la fin du voyage, décrit l'auteur de l'article, qui fait lui-même partie des victimes des sièges trop petits. D'autres payent plus cher pour voyager en classe premium, voire en première classe, là où il y a plus d'espace. Mais c'est loin d'être accessible à tous. D'autres encore négocient avec le personnel de bord pour s'asseoir sur les sièges qui sont réservés à ces derniers, ou près des sorties de secours; ces sièges ont l'avantage de n'avoir aucun voisin devant eux. Mais «de plus en plus de compagnies aériennes ont aujourd'hui tendance à considérer les places près des sorties de secours comme des sièges "premium", regrette un «grand» témoin interrogé par le Washington Post, et il faut donc payer plus».

C'est exactement ce qui fait enrager l'ex-basketteur Jim Fox, plus de 2 mètres, qui s'indigne:

«Je n'ai jamais demandé à avoir un siège plus petit. Je ne pense pas que parce que l'on paye moins cher, on devrait avoir un siège plus petit».

Mais «être grand n'est pas considéré comme un handicap aux yeux de la loi fédérale, souligne le Washington Post, donc les compagnies aériennes ne sont pas tenues de proposer des aménagements spéciaux aux passagers qui sont grands.» Si c'était le cas, remarque le journal, qu'en serait-il des personnes qui ne tiennent pas sur les sièges du fait de leur poids? Mais selon Jim Fox, «si les compagnies continuent de rapprocher les sièges les uns des autres, elles seront obligées de mettre en place une politique pour les grands».

Slate.fr

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