France

Macron choisit le vin, désavoue Buzyn et oublie Mendès France

Temps de lecture : 13 min

Recevant à l’Élysée de jeunes agriculteurs, jeudi dernier, le président a sacrifié sa sérieuse ministre de la Santé Agnès Buzyn aux envoyés de Bacchus.

Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, à Leognan, en Gironde, le 27 août 2015. | Nicolas Tucat / AFP
Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, à Leognan, en Gironde, le 27 août 2015. | Nicolas Tucat / AFP

In vino veritas, décidément, et que de vérités nous livre la dispute du vin, que le président Macron a conclu de la plus simple des façons, informant son peuple qu’il buvait du vin, «midi et soir», et qu’on n’embêterait pas, lui présidant, lui buvant, le nectar de la vigne et les vignerons, et ceux qui en font commerce, puisque ce n’était pas leur vin, «le vin français», qu’il fallait contraindre pour juguler l’alcoolisme… Ainsi le souverain a désavoué une ministre de la Santé qui prenait le vin pour de l’alcool, et Madame Agnès Buzyn saura désormais que la vérité chimique doit céder aux vapeurs politiques. La science n’est pas le sujet de la table royale, encore moins du discours national. In vino veritas, décidément, sur l’homme qui nous préside, et sur les passions de ce pays, et les griseries étranges dont on ne guérit pas.

Juste avant la conclusion présidentielle, l’intriguant FigaroVox, organe exploratoire du nationalisme débridé, avait publié un texte vengeur contre Madame Buzyn, signé d’un aréopage d’amants du vin. Le titre était un rappel à la la Patrie. «Mme Buzyn, cessez de diaboliser le vin, qui est une part de la civilisation française!», proclamaient donc Bernard Pivot et quelques palais choisis, parmi lesquels ces Chefs qui proposent, sur leurs tables, d’honnêtes AOC à 100 euros et au-delà - la qualité se paye. Madame Buzyn menaçait donc la civilisation française? Le titre était-il des auteurs, ou de la rédaction du Figaro, espiègle? La phrase n’apparaît pas dans l’article, mais elle est tellement politique, tellement forte, venu de si loin?

Mémoires, mémoire… En relisant Pivot, on entend le beuglement d’un papetier d’un autre siècle, qui vomissait au nom du vin un autre politique soucieux de santé publique. C’était en 1954. Pierre Mendès France, président du Conseil, avait entrepris de lutter contre l’alcoolisme, et buvait du lait dans des réceptions internationales, il aimait cela et en distribuait aussi aux enfants des écoles. Pierre Poujade, organisateur des révoltes anti-fisc des artisans, en avait commenté ceci: «Si vous aviez une goutte de sang gaulois dans les veines, vous n'auriez jamais osé, vous, représentant de notre France, producteur mondial de vin et de champagne, vous faire servir un verre de lait dans une réception internationale! C'est une gifle, monsieur Mendès, que tout Français a reçue ce jour-là, même s'il n'est pas un ivrogne».

Le président du Conseil français Pierre Mendès France boit un verre de lait en compagnie de Tony Vacaro, président du National Press Club, au cours d'une réception, le 22 novembre 1954, lors de son voyage officiel aux États-Unis. |AFP

Chacun comprenait, alors, que Mendès France, pour Poujade, était un juif qui niait la France en refusant le picrate. C’était idiot comme l’antisémitisme, quand le vin faisait partie des rituels mosaïques, mais cette négation prenait. D’autres soupçonnaient Mendès, élu de l’Eure, de favoriser le lait contre le vin, par tropisme normand! En tous les cas, c’était un sacrilège! De quel droit ce politique voulait-il sauver les enfants de France, en substituant du lait concentré sucré au vin coupé d’eau de la cantine -car il y avait encore, dans notre France des années cinquante, de l’alcool à l’école, de l’alcool en famille et de l’alcool en politique, et un lobby qui aurait la peau de l’éphémère Mendès. Il tomberait à l’Assemblée en février 1955, quelques jours après que des bouilleurs de crus (fabriquants privés d’eau-de-vie) soient venus assiéger sa ville de Louviers, emmenés par le fasciste paysan Dorgères…

On peut s’interroger sur nos permanences, quand, à 63 ans de distance, les mêmes arguments (expurgés de l’antisémitisme, la civilisation progresse) sont repris contre Agnès Buzyn? «Les propos émis par le ministre sont inacceptables et inexcusables de la part d'un haut responsable politique français […] les professionnels du vin, vignerons, commerçants, sommeliers, écrivains et critiques […] constatent quand ils sont à l'étranger la place éminente, bien plus que particulière, qu'occupe le vin dans l'appréciation de la culture et de la civilisation françaises. Ils vivent mal cette attaque frontale venant d'un ministre, eux qui consacrent chaque instant de leur vie à la production de vins qui répondent à cette attente d’excellence.» Attaquer le vin est trahir la France et les plus méritants des Français?

Le parfum de la réaction

Pivot fait du grand cru quand Poujade suintait le gros rouge, mais le parfum est le même, d’une réaction qui est aussi de vocabulaire: on note que, dans le texte du Vox, Madame Buzyn est «un» ministre, en dépit de son genre et de l’usage admis. Ce détail enjolive et éclaire la charge. Une vraie France, de grammaire et de vin, se sent des envies de meurtre quand on conteste son breuvage. «Ce que le sobre tient au coeur est sur la langue du buveur», version française du In vino veritas latin… Ainsi l’éthanol monte au cerveau national? Ou nous sommes imprégnés, chevaliers de la table ronde, du plus loin de notre histoire, d’une seule lecture de notre identité, à la quelle la sobriété serait étrangère. Ces choses-là ne se discutent guère.

En pleine occupation, dans son recueil Le Passe-muraille, Marcel Aymé troussait une nouvelle un peu oubliée, racontant la plainte de Montmartrois au temps du rationnement, et celle-ci d’un quinquagénaire privé de vin, dont l’enfant dépérissait à l’unisson:

«Mon gamin qui va sur treize ans, il ne touche rien, lui. Pourtant, il en a besoin aussi. Un gamin qu'on avait soigné, jamais le vin lui avait manqué. À l'âge de trois ans, il avalait déjà son verre de rouge à tous les repas. On l'habituait petit à petit. S'agissait pas non plus d’aller lui faire mal. Assez, c'est bien, mais trop, c'est trop. Le Pont-Neuf. À neuf ans, il buvait son litre par jour et bien souvent son litre et demi. Comment voulez-vous qu'un enfant profite quand il n'a plus de quoi.»

Sourit-on de ce que nous fûmes, vus par Aymé le bienveillant? Cela reste, et cela ruse, une culture, une habitude, une addiction, une tradition, quand les temps menacent. Emmanuel Macron est la ruse ultime, homme moderne qui monte la garde devant le vignoble de toujours et le verre de midi? Ce président est français, en doutait-on? Picard et du Sud-Ouest à la fois, et du divin breuvage! Il faut être ballot comme un Laurent Wauquiez pour lui titiller ses quartiers de Province et en faire un animal urbain. Le président sait sa France, le vin en fait partie. Il est un atout dans le combat charnel. Ce n’est pas seulement affaire de circonstance, pour se ménager un Salon de l’Agriculture accueillant, mais une constance politique: prendre des parts de symbole, et ainsi lesté, avancer vers ses réformes.

«Il faut arrêter d’emmerder les Français avec ces conneries»

Emmanuel Macron

In vino veritas: Emmanuel Macron n’est pas Mendès France, loin s’en faut; Mendès ne mégotait pas en matière de risque, d’ennemis, de convictions, et défiait au nom de sa raison, quitte à périr. Macron durera plus longtemps, qui sait soupeser le danger et flatter la bête, finalement edgar-fauriste, si quelques fins justifient l’habileté. On bouscule assez d’habitudes nationales, de la SNCF au droit du travail, pour ne pas écorcher l’identité viticole. Le paysans ont assez de raisons de se plaindre, quand ils doivent manifester et bloquer le Sud-Ouest pour conserver des aides vitales, pour qu’on ne réveille en plus pas les guerres des vignerons d’antan: lou cigal Marcelin Albert, qui défiait la troupe de Clemenceau, chante encore dans la mémoire des pouvoirs. Le macronisme sait tout cela. Il ne mésestime pas des succès faciles.

Recevant à l’Elysée de jeunes agriculteurs, jeudi dernier, Emmanuel Macron a donc sacrifié la sérieuse Buzyn aux envoyés de Bacchus, devenus faire-valoirs du message. «Il faut arrêter d’emmerder les Français avec ces conneries», entend-on de sa bouche, dans un enregistrement que Ouest France a publié, plus brut que les propos repris généralement. Face à des paysans du Tarn-et-Garonne, Emmanuel Macron qualifiait de «conneries» les projets attribués à sa ministre de la Santé, et rappelait ses hauts faits. Il avait été ministre de l’Économie, insistait-il, et c’est dans sa loi, portant son nom, que la publicité pour l’oenotourisme -le tourisme vinicole- avait été autorisé.

Belle séquence, la loi Macron, qu’on avait donc oubliée. C’était il y a trois ans, un monde? À l’époque, le lobby viticole avait manoeuvré d’excellence au Parlement, pour fourguer dans un texte de relance de l’économie de quoi éprouver la loi Évin, garde-fou de la santé publique depuis 1991. La ministre de la Santé de l’époque, Marisol Touraine, avait protesté, en vain, et pas seulement elle. La président de l’institut national du cancer, dans une interview à La Croix, avait cinglé «ces élus […] totalement déconnectés des enjeux de la santé publique en France». Elle s’appelait Agnès Buzyn. Elle rappellait les 49.000 décès du à l’alcool chaque année, les cancers de la bouche ou du larynx, les cancers du foie, et notre exception nationale, dans un pays où l’on consommait, chaque année, «12 litres d’alcool pur par an et par habitant», et elle faisait litière également, des mignardises des amis du vin:

«Il faut regarder la réalité: il faut arrêter avec cet argument selon lequel le vin serait bon pour la santé. Il peut certes exister un petit bénéfice en terme de prévention cardio-vasculaire mais à une dose très faible. Au delà d’un demi-verre par jour, les effets négatifs commencent à prendre le dessus sur les effets positifs. Ensuite, le risque augmente avec la quantité d’alcool consommée. Que cela plaise ou non, il faut dire la vérité: il n’existe pas de seuil en-deçà duquel le risque de cancer serait nul »

En 2015, Madame Buzyn était mendesiste, et elle le reste, devenue ministre, si son président ne l’est pas. «L'industrie du vin laisse croire aujourd'hui que le vin est différent des autres alcools, disait-elle sur France 2, s’attirant ainsi les foudres des lobbyistes. En termes de santé publique, c'est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka, du whisky, il y a zéro différence! On a laissé penser à la population française que le vin serait protecteur, qu'il apporterait des bienfaits que n'apporteraient pas les autres alcools. C'est faux. Scientifiquement, le vin est un alcool comme un autre». Elle n’a pas changé de ligne. Emmanuel Macron non plus. Il tient, exactement, le discours qu’elle dénonce. À savoir pourquoi elle est sa ministre, cela la regarde, et regarde son idée de l’utilité politique et des caprices que l’on autorise au roi. Mais cette scientifique n’a pas pu se bercer d’illusion? En 2015, la loi Macron écorchait la loi Évin. En 2016, en campagne présidentielle, il témoignait de sa foi vinicole à la revue Terre de vins:

«Le vin, c’est l’âme française. Je fais partie de ces Français pour qui un repas sans vin est un repas un peu triste. J’ai été élevé par mes grands-parents qui avaient cette formule: "Le vin rouge est un antioxydant." Il n’y avait pas de caractère culpabilisant. Il y a toujours cette espèce de générosité un peu joyeuse qu’offre le vin. Ce n’est pas un alcool qu’on prend pour s’enivrer mais pour être bien à table, et à plusieurs.»

En 2018, président, il persiste, et sa conseillère agricole, à l’Élysée, s’appelle Audrey Bourolleau, auparavant directrice générale de «Vin et société», le très efficace et très branché lobby du vin. Bourolleau avait été à la manoeuvre en 2015, avant de rejoindre la Marche, et d’inspirer les discours d’Emmanuel Macron -ou de le rencontrer. Le vin, dans le macronisme, tient à la fois de la tradition et de la conquête, du souvenir d’enfance et de la conquête des marchés, d’un modèle français dans la mondialisation, adossé à un savoir-faire minutieux, que les technologies de pointe enrichiront. «Être moderne, ce n’est pas vouloir ressembler aux autres pays. C’est faire réussir notre modèle dans la mondialisation et ne pas en avoir honte. Les autres pays en sont fascinés. Il n’y a qu’à voir comment la Napa Valley essaie de nous copier!»

Célébrer l’art de vivre des happy few

Tout ceci est cohérent, sans être forcément original. Le macronisme est une ruse et un enthousiasme. Il intègre à son enthousiasme le discours du lobby viticole, qui s’est affranchi du picrate prolétaire et de l’alcoolisme des pauvres, pour célébrer l’art de vivre des happy few, le vin oeuvre d’art, le vin d’orfèvrerie, le vin de la haute couture, que son prix arracherait aux cuites vulgaires. En 2015, dans un ouvrage collectif, Les représentations de l’alcoolique, le psychiatre et spécialistes des addictions Alain Rigaud décryptait ce discours arrangeant comme une exception française, et les envolées sur la culture du vin comme une excuse à l’alcoolisme:

«Cette présentation culturelle entretient un double déni: le déni –en forme de désaveu– de la présence d’éthanol dans les boissons alcooliques et particulièrement dans les boissons fermentées que l’on continue d’opposer aux alcools, au sens de spiritueux; celui également du risque de l’excès et des dangers qu’il induit […] La valorisation des meilleurs crus et aoc occulte ainsi la masse des vins d’entrée de gamme à 2 ou 3 euros garnissant les rayons inférieurs des gondoles des supermarchés et permet d’entretenir le mythe d’un bon produit, d’un bien boire… et de disqualifier ceux qui se "pochetronnent".»

Il en est ainsi -paradoxe apparent- chez les défenseurs du vin comme chez les adeptes du cannabis social, maîtrisé et contrôlé, qui masquent de leur hédonisme les ravages de la drogue chez les plus faibles ou les moins-nantis. A chaque addiction sa bourgeoisie avenante, qui sait ne pas s’oublier, et qu’importe les vulnérables, protégés par des interdits qui oppressent les forts? On retrouve encore, in vino décidément veritas, la marque bourgeoise du macronisme, dont la vérité est souvent une vérité de classe: on n’y évoque les pauvres que par ouï-dire, sans trop mesurer ce qu’ils risquent, on flatte un peu et l’on tranche, sans trop y réfléchir, que le vin n’est pour rien dans l’alcoolisme des jeunes, et qu’il n’est pas forcément utile de stigmatiser nos bouteilles pour avertir les femmes enceintes, et de toute manière, allons, «le vin est un alcool qui n’est pas fort», comme disait Christophe Castaner, la voix bonnarde de son maître, sa version simplifiée, pour le tout-venant. Lequel maître, Macron, a découvert «vraiment» le vin, a «vraiment formé son palais» en passant par la banque Rothschild, avec un collègue trader en grands crus… Est-on étonné? Agnès Buzyn a du mérite, d’avoir fait tant d’études, d’aimer les sciences, et d’endurer cela, et de de voir tout combattre, Castaner et Rothschild à la fois?

Les élégances archaïques du président Macron

Cette culture du bon sens et du bon plaisir, et de la culture en alibi heureux, éclaire enfin, in vino ultima veritas, la référence d’Emmanuel Macron à Georges Pompidou, président décédé trois avant la naissance de l’actuel chef de l’Etat, cité pour cette phrase lancée en 1966 au jeune Jacques Chirac, qui lui apportait une moisson de directives: «Mais arrêtez donc d'emmerder les Français, avait lancé l’alors Premier ministre Il y a trop de lois, trop de textes, trop de règlements dans ce pays! On en crève!». L’anecdote fonde une idée du libéralisme économique, et ceci n’est pas faussement macronien.

Mais la parentèle va au-delà, et finit par troubler. Le pompidolisme, entre 1969 et 1974, fut une exaltation du conservatisme et de la modernité à la fois, l’idéologie pragmatique d’un grammairien féru de belles bagnoles, d’industrie, d’auroroutes jusque dans Paris, d’art contemporain, de whisky et de poésie aussi, qui nous versait dans le siècle en se garantissant d’émouvantes nostalgies. Pompidou citait Éluard en conférence de presse, mais pratiquait, à l’occasion, un cynisme politique, au Proche-Orient ou autres lieux, qui faisait de l’âme une vertu privée. Il ne boudait pas les plaisirs et savait aimer ce pays jusque dans ses faiblesses, qui pouvaient ressembler aux siennes, gaulliste ayant passé l’occupation dans un attentisme professoral… Il était moderne et pessimiste, quand Macron, ce vainqueur optimiste, cultive des élégances archaïques.

Ces contradictions les rapprochent, comme le passage, par la banque, Rothschild, avant la politique, et cette capacité à exhumer le plus beau de nos belles-lettres pour justifier sa politique, qu’elle qu’elle soit. Pour étayer sa défense du vin, à la revue Terre de vin, Macron excipe ainsi une phrase de Balzac:

«Je n’oublierai jamais cette phrase de Balzac au sujet de la littérature de Constant. En se moquant un peu des romantiques, il disait: "J’ai l’impression que les personnages de Benjamin Constant ne mangent jamais, ni ne boivent jamais".»

Le lettré est irréfutable, et connaît-il le doute?

Pompidou, par effet de l’âge, de la maladie peut-être, adoucissait ses certitudes d’une vieille poésie. Il ne voulait pas emmerder les Français, mais pour autant ne croyait pas qu’il fallut les laisser mourir, et c’est sous son mandat qu’on entreprit de lutter contre l’hécatombe routière… La mémoire a exhumé une belle lettre de ce président de crise, adressée en 1970 à son Premier ministre Jacques Chaban-Delmas, où il défendait les arbres plantés en bordure de nos routes, que l’administration voulait déraciner au motif de la sécurité routière, justement. «Les arbres, eux, n’ont, semble-t-il, d’autres défenseurs que moi-même et il apparaît que cela ne compte pas, écrivait Pompidou. La France n’est pas faite uniquement pour permettre aux Français de circuler en voiture, et, quelle que soit l’importance des problèmes de sécurité routière, cela ne doit pas aboutir à défigurer son paysage.» Il ajoutait cela: «Une diminution durable des accidents de la circulation ne pourra résulter que de l’éducation des conducteurs, de l’instauration des règles simples et adaptées à la configuration de la route […] Elle résultera également des règles moins lâches en matière d’alcoolémie.»

Pompidou, homme de joie, voulait donc que l’on chassât l’alcool au volant, pour sauver les arbres. C’était, pour l’époque, appréciable. Emmanuel Macron n’est pas mendèsiste, et c’est tristesse pour le progressisme, sans héritier. On se soulagera s’il devient vraiment pompidolien?

Claude Askolovitch Journaliste

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