Monde

Au lendemain de la fusillade de Floride... promotion sur les armes automatiques

Temps de lecture : 2 min

Une «promo» qui a réutilisé le slogan de la campagne présidentielle de Trump: «Make America Great Again».

Après la tuerie, armes de guerre à prix d'ami.
Jim Watson / AFP
Après la tuerie, armes de guerre à prix d'ami. Jim Watson / AFP

Quelques jours à peine après la fusillade du 14 février dans un lycée de Floride qui a fait 17 morts, Slide Fire Solutions, un fabricant de bump stocks –un dispositif qui permet de tirer plusieurs centaines de cartouches à la minute– a annoncé des soldes de 10% sur ces dispositifs pour armes à feu, accessibles avec le code promotionnel MAGA. Un acronyme ciblé, hommage au slogan de la campagne présidentielle de Donald Trump: «Make America Great Again».

La compagnie a lancé son opération marketing avec le hashtag #HeresToFreedom («pour la liberté»), en référence au deuxième amendement de la Constitution des États-Unis, qui garantit le droit de porter des armes, «nécessaire à la sécurité d'un État libre».

Alors que Donald Trump s'est refusé à tout encadrement de la vente d'armes à feu en dépit des fusillades incessantes qui ébranlent les États-Unis, les bump stocks sont au cœur d'une polémique, notamment depuis que l'auteur de la tuerie de masse de Las Vegas du 1er octobre 2017 en avait utilisé un. La fusillade avait coûté la vie à cinquante-huit personnes et fait plus de 500 blessés. Un bilan énorme, imputable en grande partie à l'usage de cet accessoire qui, adapté à une arme semi-automatique, permet de reproduire la cadence d'une arme automatique.

Un dispositif qui ne permet en rien de se «défendre»... bien au contraire

Des experts ont déjà dénoncé à plusieurs reprises l'absence de valeur d'auto-défense de tels dispositifs, rappelle le Guardian, puisqu'ils ne permettent pas de tirer de manière très précise. De fait, un bump stock transforme un simple pistolet en arme de guerre.

Selon le Guardian, la Maison-Blanche n'a pas encore réagi à la «promotion présidentielle» de Slide Fire, ni précisé «si la Maison-Blanche supportait ou s'opposait maintenant à de nouvelles restrictions sur les bump stocks».

Le fondateur de Slide Fire, Jeremiah Cottle, avait quant à lui déclaré au mois d'octobre au Dallas Morning News que la fermeture de son entreprise «ferait du mal à toute la ville et à l'école», assurant «payer un très grand nombre d'impôts fonciers». Implantée à Moran, au Texas, l'entreprise emploie près d'un dixième de la population totale de la ville et demeure l'un des plus grands employeurs de la région.

Slate.fr

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