France

Emmanuel Macron en Corse: entre humiliation et vexation, le président délivre un message de fermeté

Temps de lecture : 2 min

Le maître-mot de la gouvernance d’Emmanuel Macron est la fermeté. Cette semaine, le président de la République était en Corse. Devant les demandes des nationalistes, le chef de l’État n’a fait que de maigres concessions: oui à la mention de la Corse dans la Constitution, non à la co-officialité de la langue corse, au statut des résidents et à l’amnistie des prisonniers.

Alors que les nationalistes ont tenté –en vain– d'impressionner le président en organisant une manifestation quelque jours avant sa venue sur l'Île, celui-ci ne les a pas ménagés, jouant la carte de la provocation et de la vexation. Provocation en invitant Jean-Pierre Chevènement (qui a installé le préfet Bonnet lorsqu'il était ministre de l'Intérieur), vexation en refusant au président du conseil exécutif de Corse, Gilles Siméoni, de s'installer au premier rang de la tribune des invités et, surtout, en lui imposant un fouille au corps. Cette brutalité sur la forme ne risque-t-elle pas de passer au second plan le fond de son discours, qui avait pourtant une certaine pertinence? Le président parlait-il davantage à Paris qu’à la Corse?

Les réponses de Virginie Le Guay, cheffe-adjointe du service politique de Paris Match, Samuel le Goff, journaliste à la revue Contexte, François Pupponi, député Nouvelle Gauche du Val d'oise dans «Politique», l'émission de Roselyne Febvre et de Jean-Marie Colombani sur France 24 en partenariat avec Slate, qui s'intéresseront aussi à l'«affaire Hulot» et à la baisse de popularité du gouvernement et de LREM.

Retrouvez «Politique» tous les jeudis à 16h10 sur France 24 et les vendredis après-midi sur Slate.fr.

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