Parents & enfants / Monde

Des écoliers japonais vont devoir se payer des uniformes Armani à 598€

Temps de lecture : 2 min

La production des anciens uniformes ayant cessé, il fallait bien les remplacer.

Écoliers japonais | 
Matt Murphy via Flickr CC License by
Écoliers japonais | Matt Murphy via Flickr CC License by

​Dans le très luxueux quartier de Ginza à Tokyo, les écoles élémentaires et leur marmaille encostumée ne font pas tache. Histoire de coller aux standards, le principal de l'école Taimei a décidé de rhabiller ses élèves en uniformes Armani, les anciens n'étant plus produits.

Parents consternés

Les uniformes coûtaient jusque-là 17.000 yen (l'équivalent de 127€) pour les garçons et 19.000 yen pour les filles (142€) et comprenaient une veste, un pantalon ou une jupe, une chemise ou une blouse et un chapeau.

Les nouveaux devraient atteindre 40.000 yen, soit la modique somme de 300€. Avec la possibilité d'ajouter des accessoires comme un sac d'école, un gilet de costume, un pull et des chaussettes, on peut atteindre le double, 80.000 yen (598€).

L'annonce avait été faite aux parents d'élève au milieu du mois de novembre dernier, pour la rentrée d'avril. Elle a suscité de nombreuses plaintes de la part de parents consternés par ce fardeau financier aussi impromptu qu'aberrant.

«Une discussion approfondie entre l'association de parents d'élèves, les parents et les autres parties concernées aurait dû avoir lieu», a déclaré un responsable du bureau de l'éducation cité par le Asahi Shimbun.

Obligation sociale sinon administrative

Mais le chic ne se négocie pas: si les anciens élèves pourront continuer à porter leur vieil uniforme, les primo-arrivants ne couperont pas au prix du luxe. L'école Taimei en attend soixante nouveaux pour avril, qui grossiront les rangs de ses 334 élèves.

Selon le conseil scolaire, le port de ce nouvel uniforme n'est pas obligatoire, seulement «souhaitable»... Il est de toute façon porté par tous: l'obligation est sociale sinon administrative.

Le 8 février, Toshitsugu Wada, le principal de l'école Taimei, publiait sur le site de l'école une déclaration réaffirmant le verdict:

«J'ai pris cette décision pour l'avenir de l'école élémentaire Taimei. J'ai été ému par les plaintes au sujet du manque d'explications et de l'annonce tardive, et je ferai de mon mieux pour l'expliquer correctement (pour être compris).»

Slate.fr

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