Monde

Selon son fils, Trump n'est pas raciste car il a pris des photos avec des rappeurs

Temps de lecture : 2 min

Pour défendre son père, Don Jr. a évoqué tous les rappeurs et «amis afro-américains» qui ont posé pour des photos avec Trump.

Snoop Dogg et Donald Trump lors d'un événement pour la chaîne Comedy Central à New York le 9 mars 2011. ANDREW H. WALKER/AFP
Snoop Dogg et Donald Trump lors d'un événement pour la chaîne Comedy Central à New York le 9 mars 2011. ANDREW H. WALKER/AFP

Depuis que le président Donald Trump a dit qu'il voulait des immigrés venant de Norvège et pas de «pays de merde» comme Haïti ou des États africains, son entourage a encore une fois tenté de démontrer qu'il n'était pas raciste.

Ses deux fils ont eu des explications assez étonnantes: Eric, le cadet, a dit que le président n'était pas raciste car il ne voyait «qu'une seule couleur, le vert» (soit la couleur des dollars), et Don Jr, l'aîné, a rappelé que Trump avait pris de nombreuses photos avec des personnalités noires qui l'aimaient bien.

«J'ai vu tout ce qu'il a fait. Vous savez, c'est incroyable –tous les rappeurs, tous ses amis afro-américains, de Jesse Jackson à Al Sharpton– ont pris des photos avec lui», a-t-il expliqué au site DailyCaller.

Ce genre de réponse aux accusations de racisme est presque devenu une tradition de l'administration Trump: en août, l'avocat du président a tweeté des photos de ses amis noirs, et pendant sa campagne, Trump a posté une photo de lui en train de manger des tacos (avec le message: «j'adore les hispaniques»).

Mais comme le relève Eugene Scott dans le Washington Post, tous ces Afro-Américains avec lesquels Trump a posé par le passé ont depuis critiqué les prises de position du président.

Même Kanye West a changé d'avis

Dès 2015, le magnat du rap Russell Simmons avait écrit une lettre ouverte à son «vieil ami» pour lui demander d'arrêter «d'alimenter les feux de la haine» (il pensait notamment à ses commentaires sur les immigrés mexicains «violeurs»). En novembre 2017, Snoop Dogg a critiqué la tirade du président sur les joueurs de football américains qui posent un genou à terre pendant l'hymne pour protester contre les violences policières (Trump les avait qualifiés de «fils de pute»).

Quant au rappeur Sean (Diddy) Combs, il a critiqué la réponse du président suite aux manifestations de Charlottesville, notamment lorsque Trump a dit qu'il y avait «des gens très bien» parmi les nationalistes blancs qui avaient défilé ce jour là.

Même Kanye West, un des rares à avoir pris des photos avec Trump depuis son élection, semble avoir changé d'avis: tous ses tweets pro-Trump ont été effacés.

Le leader des droits civiques Al Sharpton, qui entretenait par le passé des relations cordiales avec Trump, a répondu ainsi aux déclarations de Don Jr:

«Il a changé. Et il est devenu quelqu'un qui a proposé des politiques particulièrement racistes et intolérantes...Il fait la promotion du racisme.»

Slate.fr

Newsletters

Tout le mal que Donald Trump et Theresa May font à la démocratie

Tout le mal que Donald Trump et Theresa May font à la démocratie

Le chaos et les dysfonctionnements à Washington et à Londres encouragent la Chine et la Russie à prôner l’autoritarisme comme une nouvelle option efficace.

Arrêtez de croire que les gens ne lisent plus aux États-Unis

Arrêtez de croire que les gens ne lisent plus aux États-Unis

«Nous sommes une nation de lecteurs», assure la directrice exécutive de la National Book Fondation.

Le mur est tout ce qu'il reste à Trump

Le mur est tout ce qu'il reste à Trump

L’état d’urgence signé par Trump n’est qu’une nouvelle manifestation de son obsession pour un mur qui, loin de protéger les États-Unis, a pour fonction de sauver la peau présidentielle.

Newsletters