Peillon provoque un clash avec France 2

«Parce que tout mon engagement politique et citoyen est fondé d'abord sur les valeurs de la République, de la raison et de l'antifascisme, j'ai décidé de ne pas participer au débat d'indignité nationale organisée ce soir sur France 2 et d'attirer solennellement l'attention de mes compatriotes sur les graves dérives que subit notre démocratie.» C'est ce qu'Arlette Chabot a pu lire sur le blog de Vincent Peillon, en direct après le début de l'émission A vous de Juger jeudi 14 janvier, alors que la présentatrice attendait l'eurodéputé socialiste pour débattre.
Peillon a expliqué à Rue89 qu'il n'a prévenu qu'au dernier moment à dessein, mettant la chaîne devant le fait accompli pour faire «un peu scandale». S'il avait accepté de participer à l'émission, dans un premier temps, c''est parce qu'il ignorait selon lui la façon dont elle se déroulerait, c'est-à-dire qu'il s'agirait «d'un match Besson/Le Pen». Quand il l'a ensuite compris — et su qu'il serait relégué en deuxième partie de soirée— il a décidé de se retirer. Pourquoi à la dernière minute? «Je ne voulais pas qu'ils se rabattent sur un autre socialiste. La France doit s'arrêter de s'enfoncer dans la terreur. Eric Besson est en train de nous faire une catastrophe.»
Démission
«Ils ont voulu faire cautionner par un socialiste un débat qui n'est même pas un débat entre l'UMP et le FN, mais un débat entre Eric Besson et le FN, a renchérit Peillon auprès de Rue89. Il ne faut pas confondre Eric Besson et la droite républicaine. Les trois derniers premiers ministres de droite, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin, ont tous trois demandé à ce que s'arrête ce débat xénophobe et raciste.»
Vincent Peillon a demandé la démission d'Arlette Chabot, dénonçant une «dérive indigne et inacceptable» dans l'organisation de cette émission, ainsi que de la directrice générale adjointe de France 2 et des «dirigeants» de la chaîne qui «ont autorisé cette opération».
La direction de France Télévisions a réaffirmé vendredi «son entière confiance» à Arlette Chabot, directrice générale adjointe chargée de l'information, qui présente sur France 2 l'émission «A vous de juger». «La direction de France Télévisions réaffirme bien entendu son entière confiance à Arlette Chabot», selon un bref communiqué du groupe public.
[Lire l'article complet sur Rue 89]
Image de une: Vincent Peillon
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Mis à jour le 15/01/2010 à 14h21











![[Le 20'12] Vincent Peillon: «Il n'y a pas qu'une seule politique possible» [Le 20'12] Vincent Peillon: «Il n'y a pas qu'une seule politique possible»](http://www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/bloc-alaune/peillon_4.jpg)













Il a raison Peillon.D'une part c'est bien fait pour Chabot qui est aux ordres du ptit de l'Elysée, d'autre part, oui, il s'agissait d'un débat Besson /Fhaine.
Avant même de passer de l'autre côté avec armes et bagages ( en pleine campagne, rappelons le ...) le dit Besson avait prononcé cette belle phrase " Nicolas Sarkozy est un communautariste cosmopolite à passeport américain".
Pas mal, non ?
Du FHaine pur sucre, alors laissons le "dialoguer" avec sa copine !
Non seulement la politique de la chaise vide est toujours une mauvaise politique, dans le cas présent elle est également grossière mais aussi irrespectueuse pour les spectateurs qui voulait voir le débat et les argument de Mr Peillon.
Il donne également l'impressions (alors que ce n'est certainement pas le cas) qu'il n'est pas de taille face aux autres débatteurs puisque incapable de faire valoir ces idée en face d'eux.
Il faut pourtant répondre au Front National pour ne pas lui laisser l'espace médiatique sans contradiction.
C'est surtout - et malheureusement - la seule facon pour Mr Peillon de faire un buzz: pas sur les idées, ni sur la qualité de ces propos.
C'est dommage et une perte pour la démocratie, c'est en acceptant le débat que la démocratie se maintient et non pas en stigmatisant des personnes avec dont les opinions sont divergentes.
A quand le retour à la censure et au MacCarthisme (de Gauche).
Le journalisme a démissionné depuis longtemps de toutes les formes d'industrie actuelle. Il n'y aucune affaire ici.
Quant à l'identité nationale... c'est juste tristounet. Et on se moque de savoir de qui vient la faute: il y a des gens qui sont responsables devant les citoyens (je dis ça alors que nous savons tous que l'état a démissionné depuis quelques temps déjà, Chirac a mis en place le quinquénat répété Sarkozy le semestrénat unique).
V.Peillon est'il conscient qu'en tentant de faire annuler ce debat il exerce une forme de censure et en demendant la demission des journalistes de la chaine organise une chasse aux sorcieres !
QUI EST PRET A SIGNER UNE PETITION POUR DEFENDRE ARLETTE CHABOT
Abelard cite la fameuse phrase d'Eric Besson, alors membre du PS, sur les origines de N.Sarkozy, mais peut-il nous indiquer, puisqu'il considère que ces propos sont "F'haineux" si quelqu'un au PS les a condamnés à l'époque ? je n'en ai pas souvenir....
...moi non plus !
C'est sans doute à ce moment que le PS se serait montré "grand" en le sanctionnant.
Le refus du débat
Que son engagement politique et citoyen soit fondé d'abord sur les valeurs de la République, c’est bien et on ne peu que s’en réjouir. La république définit les valeurs qui permettent aux citoyens de voter, d’adhérer à un parti, un syndicat ou à toute associations défendant des causes qui ne sont pas contraires à ses valeurs. Ce sont encore ces mêmes valeurs qui réduisent le champ de la libre expression en ne permettant pas la tenue de propos racistes en place publique.
Mais V.Peillon, hier soir, n’en n’avait que faire de ses valeurs, il les avait rangées bien soigneusement au placard en préparant son coup médiatique, comme il l’a lui-même expliqué sur son blog : V.P - [Mais j'avais pris ma décision depuis plusieurs jours. C'était préparé avec quelques uns. Je voulais qu'il y ait un incident. Il fallait que ça fasse un peu scandale. Je ne voulais pas qu'ils se rabattent sur un autre socialiste.]
Quelques uns dont on se demande qui ils sont ?
Refuser le débat comme il l’a fait, c’est laisser la place au pire, c’est laisser s’exprimer une idéologie sans contradictions, c’est laisser la possibilité à un mensonge de s’installer et de prendre forme. Le débat ne doit pas se refuser, mais il doit se préparer.
La demande de démission
Reconnaitre avoir organisé la manipulation et demander la tête des organisateurs d’un débat publique et démocratique (même si on ne partage pas les idées des protagonistes) … Il faut en avoir dans le cornet !
Les militants du PS devraient peut être aussi.., demander sa démission ?
Après tout, il a bien contribué à décrédibiliser un peu plus son parti.
Les valeurs républicaines portées en étendard par V.Peillon pour refuser le débat ne sont qu’un prétexte, qu’une mauvaise excuse, une manipulation méprisable de quelqu’un qui ne se sent plus péter ! Le « coup » médiatique d’hier soir est dommageable pour son auteur, pour le PS, mais d’une manière générale pour la parole politique donnée. Quelle valeur peut-on lui accorder ?
Non, la seule raison pour lequel V.Peillon a refusé le débat, c’est par pure vanité !
Un agrégé de philisophie revendique, en tant que telle, la société et la politique du spectacle! On a touché le fond avec ce mossieu. Maintenant j'engage Ségolène à lui couler tous ses meetings! Soit le plateau de France 2 était un brin raccoleur (il n'y a pourtant plus de pub) mais cette petite mise en scene est peu ragoutante et augure de la suite si par malheur ce mossieur avait une parcelle de pouvoir...
Ethique? Respect de soi et des autres n'est pas dans la philosophie du mossieu. En comparaison Séguin apparait comme Churchill. Enfin cela fait du bruit pour rien, pour tout le monde...et nous en raffolons tous.
Pas sûr que la politique de la chaise vide, méprisante envers les téléspectateurs, grandisse le PS, et "demander la tête" de l'organisatrice d'un débat a quelques relents indignes d'un démocrate!
La "sortie" de Vincent Peillon est navrante. Débattre, combattre par les arguments, convaincre plutôt qu'invectiver n'est-ce pas le ba-ba de la démocratie et le rôle d'un politique.
La France qui veut donner beaucoup de leçons devrait commencer par apprendre le respect et regarder dans les démocraties proches -la Suisse par exemple!- la manière dont se déroulent les débats politiques.
Il serait dommage que nos voisins définissent notre "identité nationale" par "sectarisme", "donneurs de leçon", "mépris", ...
En refusant de débattre et en faisant un esclandre puéril, Vincent Peillon s'est privé d'une tribune pour faire de la pédagogie sur les valeurs auxquelles il tient. Dommage, mais, hélas, pas étonnant!
Sur le fond, ce "débat"-écran de fumée,
organisé comme il l'est pour occuper la scène,
n'est pas rigolo. Identité nationale !
Et après, identité religieuse ?
Et puis, (relevé d') identité bancaire ?
Sa nature, trouble et inquiétante,
commence à avoir été assez discutée.
Son origine est douteuse et sa finalité
n'est rien moins que claire.
Ce n'est pas, bien sûr, parce qu'une question
est encombrante qu'elle doit être éludée
mais ce n'est pas non plus parce qu'elle est fabriquée
pour être encombrante, qu'elle en devient centrale
et nécessaire.
En revanche, s'il s'avère qu'elle est très inopportune,
lâchée de la sorte, elle induit en retour
l'interrogation sur sa portée, son pourquoi.
Quand une autorité manque de définition
pour l'identité qu'elle est sensée incarner,
ne se reconnaît-elle pas implicitement inapte
à l'exercice de sa responsabilité ?
Plus grave, si son questionnement ne relève pas
du premier degré de sincérité, ne traduit-il pas
alors une rupture du pacte de confiance
entre le pouvoir et ses mandataires ?
Non, ce chantier n'est pas rigolo.
Le petit écran, maintenant - oui, il reste petit,
en dépit de la croissance chronique
de la diagonale du poste
de coupe du monde de football
en délire consumériste de fin d'année ! -
quoi de surprenant à le voir se nourrir
du meilleur et du pire et refléter tous les aspects
du théâtre de la vie ?
La tête d'Arlette Chabot ?
Ce ne serait pas rigolo.
Plutôt le pavé dans le fenestron,
cher Jean-Christophe Averty ! ;>)
Au moins tourner le bouton et ne pas croire
ou feindre de croire qu'une arène de corrida médiatique
est un laboratoire d'idées d'où peut jaillir la lumière.
Elle est tout au plus un passe-plat pour de la propagande.
Non, ce n'est pas rigolo... sauf celui qui râlait
quand une non-invitée à sa fête s'y ramènait quand même
et qui, invité cette fois au sabbat, lui, soudain ne s'y pointe pas.
Autres enjeux et circonstances qu'il convient de savoir discerner
mais même génération avant tout opportuniste.
Superficellement.
C'est à mon avis la pire chose qu'il pouvait faire mais cela ne fait que me conforter dans ma conviction que les plus jeunes (ou les moins vieux) du PS n'ont aucune consistance et sont incapables de soutenir un vrai débat, tout occupé(es) qu'ils(elles) sont à se donner une bonne image, des personnages en 2D en quelque sortes... Pour ma part c'est la profondeur voire l'épaisseur qui m'intéresse, (je n'échangerais pas un baril de Martine contre deux de Ségolène)
Pour répondre à Abelard, Chabot n'est pas je pense aux ordre du ptit de l'Elysée puisque il y'a eu un clash justement entre les deux récemment, le ptit reprochant l'absence d'émission politique sérieuse à la TV à Chabot, je vous laisse le soin de "pourgougler" la chose (to google around ?)...
Et +1 à ex-londoner...
Et pourquoi n'aurais-je pu alors déserter mon épreuve de philo jugeant que la question était de l'ordre de l'indignité nationale ?
Que n'aurais-je alors dû demander la démission du recteur de l'académie de Créteil arguant de surcroit que mon geste était prémédité...
Péché de vanité, d'orgueil et attitude veule et lâche devant l'adversité.
Tout ça c'est que des opérations médiatiques, des coups de comm' insultant les télespectateurs, les organisateurs du débat et les électeurs.
VP n'a plus aucun crédit dorénavant pour moi. Il s'est jeté tout seul par la fenêtre et en est fier. Ridicule et lamentable.
Il me faut donc revenir sur le débat Besson - Le Pen - Pas Peillon. D'abord, préciser pourquoi j'ai voulu mater le truc. Simplement parce que des journalistes CGT et quelques blogosphériques atrabilaires de gauche appelaient à son annulation , mieux à la démission de dame Chabot. Cette vindicte suffisait à me motiver. Après, le débat en lui-même: Bof ! Besson a été égal à lui-même, maitrisant son sujet, calme, presque sympa. Marine, égale à son papa, vengeresse, peu rigoureuse, agitée du bocal et peu convaincante, prise la main dans le sac de l'absentéisme.
Le bouquet fût l'annonce, au dernier moment, de la non-venue de Vincent Peillon.Un instant, je me suis dit que le Peillon était un pas d'couilles, les chocottes, quoi; ne pas affronter Le Pen et Besson. Un court instant, seulement.
Nous apprenons que le coup était prémédité afin de ne pas laisser l'opportunité à une personnalité du PS de le remplacer. Et ce, puisque qui ne dit mot consent, avec le soutien de Cheftaine Martine. Le petit Valls (encarté Ps pour les non-avertis), aux infos de 13h, condamnait cette attitude regrettable. Il a raison. En effet, combien au PS aurait aimé pouvoir passer après Besson et Le Pen, histoire, arguments en main et positions de l'adversaire connues, d'avoir la possibilité de jouer les contradicteurs ? Sans doute plus d'un!
Peillon et Martine nous ont donc donné une bonne leçon de démocratie à la socialiste new age 2010: Amis socialistes, vous ne parlerez que si nous vous y autorisons, compris ?
Question audimat: Julie Lescaut l'emporte par KO avec 7,2 millions de zyeuteurs contre 2, 7 pour Besson. L'attitude de Peillon et d'Aubry n'est pas prêt de nous réconcilier avec nos politiciens.
Cordialement,
bon ok, vincent peillon n'a pas averti France 2 qu'il ne viendrait pas...
OK, Vincent Peillon a eu tort de réclamer la tête d'Arlette Chabot, bien que M. SARKOZY nous a imposé celle de Patrick Sabatier ...
Mais d'une part le débat était pipé entre Besson et le Pen,
ensuite tant que les médias parlent du débat, ils ne parlent pas de sujets qui fâchent et les médias adorent ces scandales-là !!!
Alors on va en parler pendant 1 semaine et il se passera autre chose et hop, Peillon passera à la trappe.
Ne croyez-vous pas que la situation à Haïti est plus importante qu'un débat sur un thème raccoleur à France 2 ?
Allons ramenons les choses à leur juste valeur !