Science & santé

La nourriture à base d'excréments, clé des prochaines explorations spatiales

Repéré par Thomas Messias, mis à jour le 03.02.2018 à 7 h 57

Repéré sur USA Today

Une solution envisagée très sérieusement par la NASA afin d'éviter des dépenses d'énergie inconsidérées.

Matt Damon dans «Seul sur Mars» (2015) | Capture écran via YouTube.

Matt Damon dans «Seul sur Mars» (2015) | Capture écran via YouTube.

Dans Seul sur Mars de Ridley Scott, l'astronaute interprété par Matt Damon devait notamment sa survie sur la planète rouge à la culture de pommes de terre. Pour ce faire, il utilisait notamment ses excréments afin de fertiliser une terre jusque là stérile. Mais c'est à un usage légèrement différent de nos déchets biologiques que songe actuellement la NASA.

Emmener de la nourriture à bord d'une mission spatiale pour une mission de plusieurs mois ou années, c'est augmenter considérablement la masse de la navette et donc accroître la consommation d'énergie en termes de carburant. Quant à la solution consistant à créer un potager dans l'espace, elle est certes envisageable, mais elle nécessite également de l'énergie et de l'eau. C'est pourquoi des équipes de recherche sont actuellement à l'oeuvre pour tenter de développer d'autres solutions.

Methylococcus capsulatus

Il s'agit de récupérer les excréments des personnes présentes à bord et de les placer dans un réacteur en présence de bactéries. Le but est d'y produire du méthane, lequel est ensuite introduit dans un second réacteur afin d'entamer la culture d'une bactérie nommée Methylococcus capsulatus. À la sortie de ce second réacteur, on récolte une pâte épaisse, comparée à de la pâte à tartiner ou à du beurre de cacahuète, parfaitement digeste pour les voyageurs et voyageuses de l'espace.

La chercheuse Lisa Steinberg explique à USA Today qu'un tel procédé permettrait de fabriquer de la nourriture de façon quasiment continue, la production de méthane à partir d'excréments ne prenant que quelques heures. Quant à la fabrication de la pâte microbiologique, qui est actuellement utilisée pour nourrir certains animaux, elle ne nécessite qu'une poignée de jours.

Nutritivement, cette pâte semble tout à fait satisfaisante (52% de protéines et 36% de graisses). Gustativement, c'est autre chose, mais on compte sur la NASA pour agrémenter son soylent green maison afin qu'il gagne en saveur ou en texture. 

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