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Aux États-Unis, un paon fait bouger la politique des compagnies aériennes

Temps de lecture : 2 min

Pourtant présenté comme «animal de soutien émotionnel», il n'a pas pu embarquer dans son vol pour Los Angeles.

Dexter le paon, à l'aéroport international de Newark | The Jet Set

Aux États-Unis, des directives fédérales obligent les compagnies aériennes à autoriser les passagers en situation de handicap à être accompagnés par un animal de soutien, tel qu'un chien d'aveugle.

Ces dernières années, les aéroports et parfois les avions ont pu assister à un défilé d'animaux plus ou moins exotiques ou déconcertants, leurs propriétaires prétextant cette règle à l'origine médicale pour les faire voyager sans frais supplémentaires.

Un paon sur l'épaule

La semaine dernière, c'est donc un paon qu'une passagère tentait de faire passer à l'aéroport international de Newark, dans le New Jersey, le présentant comme un «animal de soutien émotionnel». The Jet Set, un talk show américain spécialisé dans les voyages a capturé les images de l'arrivée tout en panache des deux prétendants au voyage, avant que le paon ne se voie refuser l'embarquement: «il ne remplissait pas les conditions pour un certain nombre de raisons, notamment concernant son poids et sa taille», a expliqué United Airlines.

Sa propriétaire a été identifiée comme Ventiko, une photographe et performeuse travaillant à New York. Elle avançait avoir acheté un billet au paon lui-même, qui répond au nom de Dexter et possède un compte Instagram, «dexterthepeacock», sur lequel figure désormais une photo le montrant perché sur un chariot, attendant en vain son vol pour Los Angeles.

L'affaire aura eu pour conséquence de faire bouger les lignes de la politique des passagers de la compagnie. Jeudi, United Airlines annonçait en effet qu'à partir du 1er mars prochain, elle réviserait son acception des «animaux de soutien émotionnel». Jusque-là, les réglementations fédérales autorisaient une marge de manoeuvre concernant les animaux «inhabituels» tels que les serpents et autres reptiles, les rongeurs et les araignées, ou tout autre animal susceptible de menacer la sécurité du personnel naviguant et des autres passagers.

Le nombre de passagers voyageant sous ces règles a considérablement augmenté, passant de 43.000 en 2016 à près de 76.000 l'an dernier, entraînant avec lui un nombre croissant d'incidents.

La compagnie Delta Airlines rapportait pour sa part une augmentation de 84% d'incidents impliquant des animaux mal entraînés depuis 2016 —morsures, défécations intempestives et autres scènes. Elle a récemment annoncé qu'elle demanderait à partir du mois prochain des documents attestant de la bonne santé et de l'entraînement approprié des animaux embarqués.

Slate.fr

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