Parents & enfants / Monde

Polémique H&M: l'indignation antiraciste a forcé la famille du mannequin à déménager

Temps de lecture : 2 min

Pour avoir dit qu'elle ne trouvait pas le sweat raciste, la mère du jeune garçon noir a été vivement critiquée sur les réseaux sociaux.

Capture d'écran via Twitter
Capture d'écran via Twitter

L'histoire du sweat-shirt «Singe le plus cool de la jungle» est une bonne illustration des périls de l'indignation de masse sur les réseaux sociaux.

Beaucoup de gens ont été scandalisés que la marque H&M choisisse un jeune garçon noir pour porter un sweat avec le mot «singe», et la marque s'est excusée.

Face au déluge d'indignation, Terry Mango, la mère du jeune mannequin, a déclaré qu'elle ne trouvait pas ça raciste et qu'il fallait que les gens se «calment» et arrêtent de «crier au loup tout le temps».

«Singe» pas forcément raciste dans tous les contextes

Cette déclaration a fait d'elle la cible d'antiracistes sur les réseaux sociaux:

«Je suis une traître, une honte pour les Noirs et les Afro-américains. J'ai vendu mon fils pour gagner de l'argent», a expliqué Terry Mango pour résumer les accusations faites à son encontre.

Depuis, la famille a dû déménager de son appartement de Stockholm pour des raisons de sécurité, notamment après des actes de vandalisme contre plusieurs magasins H&M en Afrique du Sud.

Interviewée par la télévision britannique, Terry Mango essayait d'expliquer que le mot «singe» n'était pas forcément raciste dans tous les contextes. Elle raconte avoir elle-même été traitée de «singe» par une personne raciste, mais pour elle, la photo de son fils est quelque chose d'autre, qui n'est pas infecté par cette connotation raciste:

«Je vois juste Liam, un jeune garçon noir, qui porte un t-shirt avec le mot “singe” dessus.»

Liam, qui a cinq ans, ne sait pas que cette photo a déclenché tant de fureur et sa mère dit qu'il est très fier d'avoir été mannequin pour H&M.

Avant H&M, Dove

Cet incident rappelle l'indignation contre une pub Dove en octobre dernier. La mannequin noire de la publicité, Lola Ogunyemi, avait écrit un article intitulé: «Je suis la femme de la “pub raciste” de Dove. Je ne suis pas une victime.»

Pour Ogunyemi, le vrai problème n'était pas la pub (dont le sens avait été déformé dans un post Facebook polémique et erroné), mais l'indignation démesurée qu'elle avait généré: «Si vous cherchez “pub raciste” sur Google maintenant, le premier résultat est une photo de moi.»

Slate.fr

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