Culture

Rickwaert, l’homme aux deux visages

Temps de lecture : 2 min

Ancien élu local apprécié de ses concitoyens, mais aussi homme de pouvoir dénué de scrupules, Philippe Rickwaert reconnait publiquement ses tentatives de corruption pour promouvoir sa série. Un personnage complexe convaincu de servir l’intérêt collectif au prix de méthodes illégales.

D’un côté, Philippe Rickwaert, ancien député et maire de Dunkerque, apprécié de ses concitoyens, de l’autre le Baron noir, homme de pouvoir dénué de scrupules et prêt à toutes les malversations pour mener à bien ses projets. Aujourd’hui accusé de tentative de corruption sur des journalistes à quelques jours de la diffusion de sa série, Rickwaert fait front, assumant, comme à son habitude, ses méthodes controversées.

« Que voulez-vous que je vous dise ? Que je suis désolé ? Que je n’aurais pas dû franchir la ligne jaune ? Non. Ce ne serait pas sincère… En fait, je n’ai aucun regret ». Tels sont les mots de Philippe Rickwaert, après les fracassantes révélations du journaliste Sébastien Abdelhamid. Loin de la langue de bois communément employée par la classe politique, le socialiste plaide coupable et ne nie pas les accusations portées contre lui. Au contraire, il endosse tout : corruption, intimidations, diffamations de ses concurrents…

Cette parole de vérité dans la bouche d’un homme à la moralité douteuse symbolise parfaitement la dualité de Rickwaert. Et finalement, les voies illégales qu’il a empruntées pour assurer la promotion de la série Baron Noir ne sont qu’une répétition de ses agissements passés au sein de son parti.

Toutefois, et c’est là que toute la complexité du personnage apparait, Rickwaert ne cherchait pas l’enrichissement personnel, mais défendait ce qu’il croyait, en son for intérieur, être le meilleur projet pour la France. Tout comme aujourd’hui il souhaite que la série bénéficie de toute la lumière possible pour toucher le plus grand nombre de téléspectateurs. « Si j’ai fait tout ça, ce n’est vraiment pas pour moi, c’est avant tout pour vous », confesse-t-il dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Cette « philanthropie » perverse, signature de Rickwaert, qui alimentait déjà la fascination pour cet homme à la duplicité maladive dès la première saison de Baron noir, pourrait bien servir de nouveau la série. Réponse lundi 22 janvier sur Canal+ pour constater si le public valide, une fois encore, les manigances du Baron.

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