Monde

Le Royaume-Uni perd déjà des milliers d'universitaires européens alors que le Brexit n'est pas encore effectif

Temps de lecture : 2 min

D'après des nouveaux chiffres, 2.130 personnes ont quitté les universités britanniques l'année dernière.

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Oxford Lights par Tejvan Pettinger via Flickr.

Le Royaume-Uni est-il en train de perdre ses têtes pensantes? C’est ce qui est en train d’arriver d’après The Independent, qui explique qu’au moins 2.300 universitaires européens ont quitté leurs postes dans des universités britanniques l’année dernière. La tendance fait craindre au journal un «Brexodus des talents de l’éducation supérieure».

D’après le journal, le nombre de départs a augmenté de 19% en 2016/2017, comparé à 2014/2015, l’année scolaire précédant le référendum sur l’appartenance du pays à l'Union européenne. L’année dernière, 2.130 personnes avaient quitté les universités britanniques. Ces chiffres ne sont pas un bon présage pour le Royaume-Uni, qui comptait sur l’attractivité de ses universités pour attirer des immigrants qualifiés après le Brexit.

Perte d'attractivité

Ces chiffres sont publiés quelques mois après que l’Académie Britannique ait averti que les universités du pays pourraient perdre leur position enviable dans les classements internationaux. 40.000 ressortissants européens y travaillent actuellement, et avec les nouvelles règles d’immigrations post Brexit, certaines filières, comme l’économie et les langues vivantes, pourraient avoir des difficultés à être enseignées.

L’université la plus touchée par cette vague de départ est Oxford, avec 230 personnes l’année dernière. Le problème, note Maike Bohn, la porte-parole de l'association The 3 million qui milite pour les droits de citoyens européens, est l'incertitude entretenue par le gouvernement britannique sur les droits des européens après le Brexit :

«Je pense que l’on verra un délai dans les départs, car je connais de nombreuses personnes qui attendent de voir si les choses vont se détériorer avant de partir. Obtenir un nouveau poste en Europe prendra du temps.»

Plusieurs inquiétudes subsistent, malgré les promesses de la Première ministre Theresa May de garantir les droits des citoyens européens après 2019. Ceux-ci ont deux ans pour s’enregistrer et obtiendront un statut de résident permanent s'ils sont présents sur le territoire britannique depuis plus de cinq ans.

Mais le flou s’est installé sur de nombreuses questions. Quid de l’équivalence des qualifications et des diplômes garanti par l’UE, s’interroge The Independent? Et que se passera-t-il avec les prêts accordés par le bloc à des recherches entreprises dans le pays? Réponse (probable) d'ici à 2019.

Slate.fr

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