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Pour protéger l'environnement, la Grande-Bretagne pourrait introduire une taxe sur les tasses à café jetables

Repéré par Fabien Jannic-Cherbonnel, mis à jour le 06.01.2018 à 18 h 41

Repéré sur The Guardian

Seul 1% des 2,5 milliards de tasses consommées chaque années sont recyclées outre-Manche.

Une tasse jetable à Londres. BEN STANSALL / AFP

Une tasse jetable à Londres. BEN STANSALL / AFP

Sauver l’environnement passera-t-il par la taxation des tasses en papier de Starbucks, Prêt à Manger et autres Costa Café? Cela pourrait bien être le cas outre-Manche, après la publication d’un rapport parlementaire sur les conséquences (désastreuses) de ces cup sur l’environnement. 

D’après cette étude, rapportée par The Guardian, 2,5 milliards de tasses jetables sont mises à la poubelle chaque année, assez «pour faire le tour du monde 5,5 fois». Cela représente 30.000 tonnes de déchets et seule une tasse sur 400, soit 0,25% du total, est recyclée. Il était donc temps de faire quelque chose, expliquent les députés en charge du rapport.

Le problème, ici, n’est pas que les Britanniques soient anti-recyclage, mais plutôt que le recyclage de ces tasses est extrêmement complexe. Celles-ci, en papier, sont recouvertes d’un film plastique à l’intérieur. Seules trois usines sont capables de séparer les deux éléments au Royaume-Uni, ce qui signifie que la plupart de ces cup se retrouvent balancées dans la poubelle tout venant. Un problème, car celles-ci sont présentées comme recyclables par les chaînes de coffee shops.

Effet dissuasif

C’est de là que vient l’idée d’imposer une taxe de 25 pence (30 centimes d’euro) sur ces tasses, en plus de l’obligation de rendre celles-ci recyclables d’ici à 2023. L’idée derrière cette mesure est d’encourager les consommateurs à amener leurs propres tasses et thermos dans les cafés. «Les tasses de café jetables sont un problème de déchet que l’on peut éviter. Le gouvernement devrait les interdire si la Grande-Bretagne ne peut pas être certaine de leur recyclage», explique le rapport.

Les Britanniques se montrent divisés sur la mesure. «Cela a marché pour les sacs plastiques, cela me pousserait probablement à enfin acheter une tasse réutilisable», explique Kate Roberts au Guardian. Will Gill, le gérant d’un café indépendant, pointe du doigt les grandes chaînes : «Nous essayons, mais cela coûte cher. Nous avons besoin des Starbucks et Costa Café.»

Et pourquoi ne pas offrir 25 centimes de réduction aux personnes dotées de leur propre tasse? Pour Quartz, cela risque de ne pas fonctionner, notamment à cause de théories économiques et psychologiques. La théorie de l’aversion aux pertes estime notamment que la perte de 25 centimes est beaucoup plus efficace. Perdre de l'argent aurait un effet beaucoup plus important qu'en gagner. Avec cette taxe, les consommateurs seront donc «plus enclins à tout faire pour éviter de payer ces quelques centimes supplémentaires».

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