Boire & manger

Et si l'intelligence artificielle nous aidait à devenir végan?

Temps de lecture : 2 min

Perfectionner des robots capables de recréer parfaitement des aliments issus d'animaux, mais uniquement à base de molécules animales: c'est le pari fou de plusieurs jeunes entreprises qui aimeraient que l'humanité toute entière puisse un jour se passer d'exploitation animale.

I am a Robot - space robot lunch in a PlanetBox | Melissa via Flickr CC License by

Dans l'immense grille de bingo des arguments de celles et ceux que le végétarisme ou le véganisme ne tentent pas, il y a l'argument suivant: «Moi, la viande, les oeufs, le fromage, ça me manquerait trop.» On pourrait leur expliquer que se passer de produits animaliers permet de découvrir d'autres types de textures, ou leur donner la liste des substituts pouvant permettre de mieux faire passer la pilule. On peut aussi patienter en espérant que la science avance à grandes enjambées sur la question des produits de substitution.

S'il est tout à fait possible de vivre une existence végétarienne, voire végane, en s'épanouissant gustativement et sans avoir besoin de manger des saucisses végétariennes ou du faux-mage, on peut néanmoins comprendre que des personnes puissent avoir du mal à dire adieu à certaines saveurs ou textures. La solution pourrait bien être apportée par l'intelligence artificielle, raconte cet article publié par la BBC. Plusieurs entreprises travaillent actuellement sur des stratégies absolument hallucinantes consistant à recréer viande, lait et oeufs sans utiliser aucune molécule animale. Le tout de façon 100% fidèle, grâce à des robots en cours de perfectionnement.

Copie conforme

L'idée n'est pas de produire des aliments ressemblant aux vrais, mais bel et bien de créer des imitations parfaites, que ce soit sur le plan des saveurs, de la texture ou même de la structure moléculaire. En 2015, trois jeunes entrepreneurs chiliens ont créé NotCo, une entreprise qui développe actuellement un robot nommé Giuseppe (en hommage à Giuseppe Arcimboldo).

Les leaders de NotCo reconnaissent que leur avancée est assez lente mais qu'ils gardent en tête leur objectif, celui de recréer n'importe quel aliment à partir de molécules végétales. Grâce à Giuseppe, ils travaillent par exemple sur un chocolat totalement dépourvu de lait, mais constitué de brocolis, de baies de goji, de champignons et d'un type de noix dont ils gardent l'identité secrète. Avant cela, il y eut de la mayonnaise, des oeufs brouillés ou de la pâte à cookies, mais les ingrédients plus «solides» semblent bien plus difficiles à recréer parfaitement pour l'instant.

Le principe de ces intelligences artificielles liées à l'alimentation, c'est qu'elles utilisent des algorithmes pour comprendre la structure d'un aliment donné et piocher ensuite dans une base de données de produits purement végétaux. C'est ce qu'explique le fondateur de Hampton Creek, une start-up américaine qui tente elle aussi de recréer tous types d'aliments en n'utilisant aucun produit d'origine animale.

Dans Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl et ses adaptations cinématographiques, le chocolatier WIlly Wonka utilisait la chimie comme un moyen de créer toutes sortes de friandises plus stupéfiantes les unes que les autres. Il semblerait que les Wonka d'aujourd'hui soit un peu moins lunaires mais n'envisagent qu'une chose: pouvoir permettre au monde entier de se passer des animaux, ce qui aurait des conséquences non seulement sur le bien-être animal, mais également sur notre consommation d'énergie (il faut 15.000 litres d'eau pour produire 1 kg de boeuf) et sans doute sur la faim dans le monde.

Slate.fr

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