Culture

L'effroyable empreinte carbone des super-héros

Repéré par Thomas Messias, mis à jour le 29.12.2017 à 9 h 49

Repéré sur Washington Post, Movie Web

Avez-vous une idée de ce que rejette la Batmobile?

TheJoker forehead-detail | Marnix de Vries via Flickr CC License by

TheJoker forehead-detail | Marnix de Vries via Flickr CC License by

Géologue et enseignant à l'Université de Stanford, Miles Traer tient aussi un blog très visité sur lequel il étale ses connaissances et découvertes en matière de pop culture. Cette année, avec deux de ses collègues biologistes, Traer a décidé de réaliser une étude aussi détaillée qu'utile, puisque le trio s'est penché sur l'empreinte carbone d'une dizaine de super-héros et super-héroïnes.

De Batman à Jessica Jones, chaque personnage dispose d'une fiche explicative détaillée qui nous permet de comprendre en quoi sa façon d'agir a des effets néfastes sur l'environnement. Prenons par exemple le cas de l'homme chauve-souris: sur son site, Miles Traer explique qu'il est un très mauvais exemple à suivre en matière de pollution. L'impressionnant arsenal dont il dispose ferait des ravages. Batman n'ayant aucun super pouvoir, il a en effet été contraint de dépenser des sommes indécentes afin de s'offrir le meilleur de ce que la technologie pouvait mettre à son service.

Matériaux (notamment le kevlar), production, transport: le costume, les accessoires et le véhicule de Batman émettent des quantités phénoménales de CO2. D'après Miles Traer, rien que la tenue complète de Batman laisserait une empreinte carbone équivalent à celle de trente-sept costumes classiques. En ajoutant la Batmobile, la Batwing et le matériel informatique, Traer en conclut que Batman laisse à lui seul une empreinte carbone aussi importante que celle de 2,6 millions d'Américains et Américaines... soit l'équivalent de la population de la ville de Chicago.

Oracle et Flash, pires pollueurs

Si Miles Traer et ses comparses saluent l'impeccable bilan de Superman ou de la Créature des Marais, ils sont en revanche nettement plus réservés sur ceux des autres personnages étudiés. Batman se situe dans la moyenne, mais les deux plus importantes empreintes carbone sont celles laissées par Oracle (alias Barbara Gordon) et Flash. Mais la réflexion ne s'arrête pas là: une infographie publiée sur le site du Washington Post explique notamment comment les héros et héroïnes qui ont fait l'objet de l'étude pourraient compenser leurs dépenses d'énergie afin de rentrer dans le rang.

On apprend par exemple qu'en devenant végétarien (et en mangeant vraiment beaucoup de tofu), Flash pourrait réduire considérablement sa consommation d'énergie. Et que Batman et Iron Man, qui sont milliardaires dans la vraie vie, ont tout à fait les moyens d'acheter suffisamment de crédits carbone pour compenser leurs affreuses dépenses.

On attend à présent que la team Traer, qui affirme avoir passé plus de 1.500 heures à peaufiner ses estimations, se penche sur les membres de la Suicide Squad, qui n'ont visiblement que faire de limiter leur consommation d'énergie.

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