Santé

L'alcool pourrait disparaître dans les sociétés occidentales d'ici à vingt ans

Temps de lecture : 2 min

L'alcool synthétique, qui permet d'être grisé sans ressentir les effets indésirables de l'alcool, pourrait signer l'arrêt de mort du vin, de la bière et des spiritueux.

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Rouge sang| Quince Media via Pixabay CC License by

Si la guerre contre le tabac menée depuis maintenant plusieurs décennies est parvenue à diaboliser la cigarette, l'alcool bénéfice encore d'une certaine impunité. Et ce, alors même que boire s'avère nocif, au même titre que fumer. Mais le vent pourrait bientôt tourner.

Les sociétés occidentales s'apprêtent-elles à tirer un trait définitif sur l'alcool? Oui, répond David Nutt, professeur au prestigieux Imperial College de Londres. Et ce, bien plus tôt qu'on ne pourrait le croire. «D'ici 10 ou 20 ans, les gens ne boiront plus d'alcool à part lors de rares occasions», affirmait-il au IBTimes le 14 décembre dernier. La prochaine génération aurait donc l'honneur de signer, selon lui, l'arrêt de mort de la boisson.

Une des plus grandes avancées en matière de santé publique

Si vous ne concevez pas de vivre sans votre gin tonic ou verre de vin rouge, pas de panique. L'expert britannique en addictologie prédit l'avènement de l'«alcosynth», un alcool synthétique qui procurerait les sensations agréables de la boisson, sans ses effets indésirables. Autrement dit, fini la gueule de bois. Les maux de tête et nausées de lendemain de cuite ne seront prochainement que de lointains souvenirs.

Et les chiffres lui donnent plutôt raison. La consommation d'alcool chez les Français est en baisse constante depuis les années 1960; en 2009, elle était encore responsable de 49.000 décès dans l'Hexagone. De quoi rafler le titre de «drogue légale la plus meurtrière» aux côtés du tabac.

«Remplacer les boissons alcoolisées par une substance inoffensive [en l'occurence, l'alcool synthétique]» serait alors, pour David Nutt, «l'une des plus grandes avancées en matière de santé publique de toute l'histoire».

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