Santé / Monde

Turkish Airlines refuse un passager à bord parce qu'il est séropositif

Temps de lecture : 2 min

Arrivé au check-in à Istanbul, Peter Finlay, atteint du virus du Sida, n'a pas pu embarquer.

L'atterrissage d'un Boeing 351 de la compagnie Turkish Airlines.   | Andrew W. Sieber
via Flickr CC License by

Le 5 novembre dernier, Peter Finlay voyage d'Édimbourg à Hurghada (en Égypte). Lors de son escale à Istanbul, la compagnie Turkish Airlines lui demande s'il doit prendre un traitement à bord. «Oui», répond l'homme de 38 ans, atteint du virus du Sida depuis près de vingt ans. Même si la question d'expliquer la raison de son traitement le gêne, il explique qu'il est séropositif. «On m'a alors demandé si j'avais une lettre d'un médecin, détaille Peter Finlay au journal britannique The Independent, confirmant que j'étais apte à prendre l'avion et que je ne présentais aucun risque pour les autres passagers. En résumé, que je n'étais pas contagieux.» Comme il ne dispose pas de cette lettre, la compagnie refuse de le laisser embarquer.

Ce qu'il y a de plus fou dans cette histoire? Peut-être le fait que, juridiquement, Turkish Airlines avait le droit d'agir ainsi... Les règles de la compagnie turque détaillent en effet que «tous les passagers qui ont besoin de prendre un traitement à bord doivent avoir emporté avec eux leur prescription», rappelle l'un de leurs représentants interrogés par The Independent. Une règle interne confirmée par les mesures de sûreté de l'Aviation Civile:

«L'entreprise de transport aérien [...] avertit également les passagers à mobilité réduite ou présentant des besoins ou des dispositifs médicaux spécifiques que l'inspection filtrage peut nécessiter des certificats médicaux ou des ordonnances.»

Toutefois, selon un porte-parole de l'Autorité de l'Aviation Civile, «être séropositif n'est pas un critère déterminant pour savoir si une personne peut ou non prendre l'avion; or, nous ne nous attendons pas à ce qu'une compagnie aérienne exige un certificat d'aptitude à voyager en avion, sauf s'il y a des raisons de s'inquiéter.»

Peter Finlay a obtenu le remboursement de son billet d'avion. Mais Turkish Airlines assure qu'il s'agit là d'un acte «généreux», car la compagnie n'en avait nullement l'obligation. Elle n'a d'ailleurs pas hésité à rappeler à Peter Finlay que l'incident survenu était «de son entière responsabilité». Écoeuré, le jeune homme estime que ce qui l'importe maintenant est de s'assurer que ce genre d'incidents «n'ait plus jamais lieu».

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