Monde

Nazareth et Trump, un mauvais conte de Noël

Temps de lecture : 2 min

En réaction à la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël, le maire de Nazareth a déclaré la suspension d'une partie des célébrations des fêtes de fin d'année.

La statue de cire de Donald Trump en pull de Noël au musée Grévin, le 1er décembre 2017, à Paris | Bertrand Guay / AFP.
La statue de cire de Donald Trump en pull de Noël au musée Grévin, le 1er décembre 2017, à Paris | Bertrand Guay / AFP.

Le passage de Donald Trump aura éclipsé celui du Père Noël. À Nazareth, ville de la supposée enfance de Jésus mais surtout plus grande ville arabe d'Israël, le maire de la ville, Ali Salam, a décidé de suspendre une partie des célébrations de Noël.

L'annonce fait suite à la reconnaissance par le président des États-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël.

«Notre identité et notre foi ne sont pas à débattre. La décision [de Trump] a emporté toute la joie du jour sacré, et nous annulerons donc les festivités cette année», a ainsi déclaré Salem Sharara, porte-parole de la ville.

Béthléem et Ramallah solidaires

Nazareth, qui compte près de 76.000 habitants, est composée d'une population aux trois quart musulmane, le dernier quart étant de confession chrétienne.

Les offices religieux traditionnels ainsi que le marché de Noël devraient cependant être maintenus: la ville, relativement touristique en période de fin d'année du fait de son histoire, mise beaucoup sur ces retombées commerciales. Ce seront donc principalement les événements culturels qui n'auront pas lieu.

Une heure après l'annonce, les villes palestiniennes de Béthléem (considérée par les chrétiens comme le lieu de naissance de Jésus) et Ramallah (capitale administrative de l'État de Palestine), situées en Cisjordanie occupée, ont momentanément éteint leurs décorations lumineuses de Noël en signe de soutien.

Le désenchantement du maire

Un an plus tôt, peu après l'élection de Donald Trump, le maire de Nazareth avait pourtant déclaré son admiration pour le nouveau président des États-Unis, comparant leurs trajectoires parallèles:

«Il est le président du plus grand pays du monde et je dirige la ville la plus importante du monde. [...] Ce que j’ai fait, Trump l’a fait. C’est un homme d’affaires, tout comme moi.»

Alors qu'il arguait que Donald Trump avait «tout appris de [lui]», il semblerait qu'une fois de plus, l'élève ait dépassé le maître.

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