Tech & internet

À 6 ans, Ryan a gagné 11 millions de dollars en un an avec des vidéos YouTube

Temps de lecture : 2 min

Sa chaîne a cumulé 8 milliards de vues.

«Ryan ToysReview» | Capture d'écran
«Ryan ToysReview» | Capture d'écran

À 6 ans, Ryan a fait son entrée dans le classement des youtubeurs les plus payés de 2017, nous apprend le Washington Post. Il y a deux ans, on le voyait apparaître dans une vidéo de quinze minutes, jouant avec un petit train Lego.

Quelques 873 vidéos plus tard, grâce à la chaîne «Ryan ToysReview» qu'il tient avec ses parents et où on le voit déballer et tester de nouveaux jouets, de juin 2016 à juin 2017, il a gagné onze millions de dollars, pour huit milliards de vues.

Quelques mois à peine après avoir lancé la chaîne, le nombre de spectateur a augmenté de manière colossale, notamment après une vidéo où on le voit ouvrir un «œuf surprise géant» contenant une centaine de jouets Cars.

«Le job de rêve de tout enfant»

À raison d'une nouvelle vidéo par jour –elles sont tournées en famille, deux à trois fois par semaine– «Ryan ToysReview» est devenue la chaîne la plus vue au monde en 2015, et sa mère, ancienne professeure de chimie, a quitté son travail pour se consacrer à plein temps à cette nouvelle affaire. Outre une apparition de Kevin Durant, un joueur de la NBA, dans l'une de ses vidéos, c'est Ryan qui est au centre de l'écran, avec son père pour assistant.

«La popularité de Ryan a du sens. Il a le job de rêve de tout enfant, déballant des jouants et jouant avec, jour après jour. Il est souriant, aussi, absolument pas menaçant pour les parents ni pour les enfants. Pas de gros mots. Pas de badinage moralisateur. C'est un Mister Rogers miniature, mais sans le chandail et les charentaises», décrit le Washington Post.

L'argument de vente est d'ailleurs assez simple: ses vidéos les plus vues arborent des titres en lettres capitales qui annoncent des «surprises» et des «gros œufs». Quant à l'«unboxing», ce terme qui désigne la pratique de youtubeurs qui déballent divers produits pour ensuite les tester face caméra, il s'agit de l'une des tendances les plus lucratives de la plateforme, qui couvre des produits aussi bien de luxe que discount. L'impact n'est pas négligeable: la publicité peut atteindre plusieurs dizaines de millions de personnes, avec ceci en plus qu'elle est portée par une figure familière, dont on est susceptible de suivre et d'attendre quotidiennement les nouvelles publications.

Innocence et consumérisme

L'an dernier, ses parents avaient déclaré à Tubefilter que 99% des vidéos n'étaient pas sponsorisées par des marques, bien qu'ils aient commencé à entrer dans ce business. On ne sait ce qu'il en est aujourd'hui. D'après eux, la plupart des jouets seraient ensuite offerts à des amis ou à des associations.

Mais dans ses vidéos, Ryan ne fait pas qu'ouvrir des cadeaux. Dans un précédent article, The Verge avait qualifié sa chaîne d'«étrange nouveau genre, un mélange de vlog personnel et de vidéos d'“unboxing”, un mélange de facéties innocentes et enfantines, et de consumérisme implacable et souvent accablant». La frontière entre vie personnelle et publicité est étroite, souvent floue, pour Ryan autant que pour les autre enfants qui le regardent, souligne à cet égard le Washington Post.

Slate.fr

Newsletters

Vous pensez ne pas pouvoir vous passer de Facebook? En fait, c’est Facebook qui ne peut se passer de vous

Vous pensez ne pas pouvoir vous passer de Facebook? En fait, c’est Facebook qui ne peut se passer de vous

J’ai délaissé Facebook dix jours. Dix jours durant lesquels le réseau social a eu très peur que je l’oublie.

L'«orbiting» peut vous faire aussi mal que le «ghosting»

L'«orbiting» peut vous faire aussi mal que le «ghosting»

Quelqu'un disparaît de votre vie, vous ignore, mais apparaît toujours dans votre vie numérique.

Les YouTubeurs chicha derrière l'écran de fumée

Les YouTubeurs chicha derrière l'écran de fumée

Business, expertise, partages... La communauté des fanas du narguilé fonctionne-t-elle comme les autres?

Newsletters