Parents & enfants

Comment gérer au mieux le départ de ses enfants?

Temps de lecture : 2 min

Environ 35% des parents souffrent du «syndrome du nid vide», lors du départ de leurs enfants. Voici quelques astuces pour éviter le blues parental.

https://www.pexels.com/photo/man-walking-on-the-road-holding-black-luggage-during-sunset-160483/
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Le départ des enfants est toujours géré différemment selon les parents. Il y a ceux qui sont ravis de retrouver de l'espace, ceux qui sont tristes et heureux à la fois, et ceux qui le vivent mal. «C'est difficile de voir ses enfants voler sans vous, témoigne François, la soixantaine et des enfants partis depuis bientôt huit et neuf ans. Et de se retrouver à deux après avoir eu des repas animés où les discussions allaient bon train!».

Pour éviter le blues parental, vous avez plusieurs options.

1/ Prenez un chien

Qu'est-ce qui est vivace, mange comme pas deux et fait un sacré paquet de bêtises ? Oui cela peut être votre enfant, mais également le meilleur ami de l'homme! Et autre point commun, ils sont tous les deux attachants!

Après le départ de sa fille pour l'enseignement supérieur, Martine a écumé les sites de la SPA pour trouver un compagnon à poils longs. Elle se souvient y avoir passé des heures, jusqu'à des moments où Morphée elle-même roupillait. «C'était assez obsessionnel, j'avais besoin de quelqu'un en plus». Elle se décide enfin à sauter le pas et à se rendre au chenil le plus proche. Mais trop tard, la porte est close.

C'est dans une animalerie pas très éloignée qu'elle tombe finalement sur un petit Golden Retriever. Le coup de foudre est immédiat. Et il le reste. « Ça m'a vraiment aidé à passer ce moment, sans reporter tous les sentiments que j'éprouvais pour ma fille sur l'animal, évidemment. Mais s'en occuper, le promener, me sentir utile vis-à-vis de lui... J'en avais besoin.»

2/ Lâchez-lui du lest avant son départ (pas dès dix ans non plus!)

«A la fin des études secondaires, quand votre enfant devient étudiant tout en vivant encore au domicile familial, vous pouvez par exemple commencer à le laisser gérer ses rendez-vous médicaux ou encore ses démarches administratives», explique la psychologue clinicienne Béatrice Copper-Royer dans Psychologies Magazine.

Sur ce point, Sandra et Bruno, dans la fonction publique dans le Sud de la France, sont un peu partagés. «Je l'ai fait mais je n'ai pas eu conscience que cela avait changé quelque chose», indique la première. «Mais ne pas le faire aurait pu te peser par la suite!», note le second.

3/ Rendez service à un étudiant étranger

Autre solution: l'aide à son prochain. En 2014-2015, la France a accueilli 298.902 étudiants étrangers selon l'Éducation nationale. Comme ce n'est pas toujours facile pour ces étudiants de trouver un logement, vous pouvez mêler l'utile à l'agréable et vous proposer!

Sandra et Bruno ont par exemple accueilli un étudiant canadien, Matthew, il y a quelques années après le départ de leurs jumeaux. «Ce n'était pas évident au début, déclarent les deux. On a vraiment voulu éviter de faire des projections de parents sur l'étudiant, car on voulait que ça se passe le mieux possible. Faire ce genre d'effort et aider naturellement Matthew nous a permis de «laisser partir» notre sentiment protecteur de parents.»

4/ Profitez-en!

Et si le départ de vos enfants n'était pas si terrible?

«Les parents gagnent tout d'abord en liberté et en temps, rappelle la psychologue clinicienne Béatrice Copper-Royer dans Psychologies Magazine. Voilà que s’achève le temps des cours, des rendez-vous pris pour eux, des repas pensés et préparés en fonction d’eux… Il serait dommage de ne pas profiter de cette nouvelle liberté de mouvement!». Certains ne s'en cachent pas.

Après le départ de leurs enfants, François et Marie ont recommencé à faire les grands voyages qu'ils faisaient dans leur jeunesse (mais y a-t-il un âge pour partir avec ses enfants?). «Le départ de nos deux fils a été difficile au début, bien sûr. Mais cela nous a permis aussi de partir aux dates qui nous convenaient, l'esprit libre, en sachant qu'ils faisaient leur vie» indiquent-ils de concert.

Ils ont enchaîné des départs chaque année. «Avec l'âge aussi, on avait besoin de voir de nouvelles choses.» Du soleil tout d'abord, avec la Tanzanie, la Réunion ou le Kenya. Puis une grande croisière dans les Fjords norvégiens. Mais on ne se refait pas. Ils continuent de faire des week-ends, en France… avec leurs fils.

Slate.fr

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