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«C'est pas grave d'être blanc»: un mème d'extrême droite envahit les facs américaines

Temps de lecture : 2 min

Des affiches «it's ok to be white» sont récemment apparues dans des dizaines d'universités, inspirées par des trolls de 4chan qui essayent de prouver que les Blancs sont opprimés.

Via Redbubble.com
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En novembre, des posters avec les mots «It's ok to be white» (c'est pas grave d'être blanc) sont apparus dans une dizaine de villes, lycées et universités aux Etats-Unis et au Canada. Ce slogan né sur un forum 4chan est censé fonctionner comme une provocation. Pour les membres de l'alt-right —cette extrême droite pro-Trump qui revendique la fierté d'être blanc—, les Blancs sont opprimés et victimes de racisme aux États-Unis, plus que les minorités ethniques.

Ainsi, pour prouver qu'il est impossible d'exprimer sa fierté d'être blanc sans être taxé de racisme, ces trolls ont encouragé leurs fans sur 4chan à poster un peu partout des pancartes «C'est pas grave d'être blanc».

Mauvaise foi

Leur but était que des médias ou universitaires accusent ces affiches d'être racistes (ce qui est arrivé à plusieurs reprises). Du point de vue l'alt-right, cette réaction est censée prouver l'existence du racisme anti-blanc, car une déclaration aussi anodine que «c'est pas grave d'être blanc» ne devrait pas être controversée.

En réalité, les auteurs de ces pancartes sont de mauvaise foi: ils sont dans la même mouvance que les manifestants aux flambeaux de Charlottesville (qui défendaient «l'héritage blanc» en criant des slogans nazis). Sur Twitter, les comptes qui défendent «it's ok to be white» sont bien souvent ceux de suprémacistes blancs et de néonazis. Mais ce genre de discussion sur la supposée oppression des Blancs est devenue beaucoup plus courante depuis l'élection de Donald Trump.

«Il n'y a pas longtemps, cette idéologie des Blancs comme victimes était seulement répandue dans les cercles ouvertement suprémacistes blancs, ségrégationnistes et néonazis, explique le Washington Post. Mais aujourd'hui, elle est au coeur de nombreuses discussions et influence la politique du pays.»

Face à ces messages «it's ok to be white», la meilleure réponse était de dire que bien sûr, c'est bien d'être blanc, mais pas que blanc:

«Il doit y avoir une place ici pour les gens de toutes origines ethniques et couleurs de peaux, a écrit le directeur d'une université du Minnesota. Dans ce sens, ce n'est en effet pas grave d'être blanc –ou noir, ou marron ou chrétien ou musulman, ou hétéro ou homo ou conservateur ou de gauche, etc.»

Slate.fr

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