Égalités / Monde

En Inde, le «divorce instantané» pourrait être puni de trois ans de prison

Temps de lecture : 2 min

Le Gouvernement souhaite adopter une loi en ce sens, quelques mois après l'interdiction de cette pratique par la Cour Suprême du pays. Jusqu'en août, les hommes pouvaient divorcer simplement en prononçant trois fois le mot «talaq».

Des membres de l'Association des Femmes de toute l'Inde Démocratique. I Narinder Nanu / AFP
Des membres de l'Association des Femmes de toute l'Inde Démocratique. I Narinder Nanu / AFP

«Talaq, talaq, talaq». Dans certains pays, ces trois petits mots, qui signifient «je divorce», peuvent suffire à répudier une femme. En Inde, jusqu'à il y a quelques mois, les hommes pouvaient même les envoyer par texto, Skype, mail ou Whatsapp, et leur divorce était acté. En août dernier, la Cour Suprême du pays a jugé cette pratique «arbitraire» et contraire aux lois du Coran, et l'a ainsi interdite, expliquait alors Le Monde. Mais la Justice suffit rarement à faire cesser une pratique bien ancrée; le «triple talaq» continue donc de sévir. Pour y mettre fin, le Gouvernement indien souhaite adopter une loi, rapporte la BBC.

Ce texte sur la «protection des droits des femmes dans le mariage» prévoit de bannir officiellement le «triple talaq», et d'imposer des sanctions à ceux qui continueraient de le pratiquer. Les peines pourraient prendre la forme d'amendes ou aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement. Le projet de loi vise également à mettre en place des mesures de protection pour les femmes victimes de répudiation, tel que le droit à une «allocation de subsistance».

Le texte a été envoyé aux gouvernements régionaux pour consultation, et il devrait être examiné à partir du milieu du mois de décembre par le Parlement.

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