Histoire

La Troupe K. vs. le Ku Klux Klan: la fin des mascarades

Temps de lecture : 13 min

En mars 1871, une série d'exactions commises par la milice blanche contre la population afro-américaine en Caroline du Sud pousse le gouvernement fédéral à réagir de manière spectaculaire. Une troupe spéciale est envoyée sur place, exacerbant la tension jusqu'au point de non-retour.

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Le Ku Klux Klan en 1938 I ACME / AFP
Cet article est le troisième volet d'une série en quatre parties consacrée à la Troupe K et son combat contre le Ku Klux Klan au sortir de la guerre de Sécession dans le Comté de York en Caroline du Sud.

Lire ici l'épisode 1
Lire ici l'épisode 2

Résumé des épisodes précédents: en mars 1871, une série d'exactions commises par la milice blanche contre la population afro-américaine en Caroline du Sud pousse le gouvernement fédéral à réagir de manière spectaculaire. Quelques jours plus tard, des troupes sont envoyées dans le comté de York avec pour mission de ramener la paix. À leur tête, le valeureux stratège Lewis Merrill. Mais très vite, les difficultés se multiplient. Merrill craint d'être attaqué directement par les hommes du Klan qui continuent de semer la terreur.

Merrill avait finement joué. Il détenait déjà les noms de la dizaine ou douzaine d’hommes qui avaient préparé l’attaque. Il aurait pu se contenter d’envoyer un détachement de ses hommes pour les arrêter. De même, il aurait pu renforcer la sécurité autour du camp de manière discrète. Mais au lieu de cela, il mit ses forces en scène de manière à ce que le Klan sache qu’il savait qu’ils allaient venir.

Deux scénarios étaient possibles. Le premier: les assaillants allaient «cheviller leur courage au point résistant» (comme l’écrivit Merrill, en contemplant le côté dramatique du moment et en citant Macbeth) et lancer l’attaque, ce qui permettrait à Merrill de «n’en faire qu’une bouchée». Merrill confessa que c’était le scénario qu’il espérait en raison de son «exaspération face à la lâcheté de leurs méfaits, ainsi qu’à l’impassible et couarde indifférence, au manque de moyens, d’honnêteté et d’énergie des autorités civiles». En un mot comme en cent, il voulait une occasion de les affronter vraiment.

Et puis, il y avait le deuxième scénario. Si un ou plusieurs «honorables citoyens» venaient lui demander des renseignements sur ses informateurs, il aurait de bonnes raisons de penser qu’ils appartenaient au Klan et que, par conséquent, ils faisaient partie de ceux qui étaient derrière l’attaque avortée, ou alors qu’ils cherchaient à punir les dissidents qui avaient décidé d’une action allant contre des ordres. Les klansmen qui prêtaient serment puis trahissaient le Klan étaient, selon les règles de l’ordre, exécutés. Merrill avait appris les termes exacts du serment:

«Je jure solennellement de soutenir, défendre et porter une sincère allégeance au cercle invisible. De garder religieusement tous les secrets que l’on m’aura transmis ou qui parviendraient à ma connaissance au sujet du cercle invisible et si je venais à trahir mon serment ou à révéler les secrets de l’ordre, que l’on me réserve le sort des traîtres: La mort! La mort! La mort!»

«Ils furent trop lâches pour venir»

La délégation de citoyens inquiets qu’avait rencontrée Merrill au tribunal voulait en savoir plus: qui étaient ses informateurs? Merrill venait de voir tomber les cagoules des leaders du Ku Klux Klan. Il les regarda droit dans les yeux. Les yeux du docteur Rufus Bratton, des commerçants James Avery et Thomas Graham, du juge Beatty, remplis d’inquiétude face à la détermination de Merrill pour faire régner la loi et l’ordre. Merrill leur dit qu’il n’avait pas la possibilité de leur dévoiler les noms des assaillants contrecarrés, ni des informateurs, mais il leur promit que l’heure viendrait où ceux qui avaient prévu l’attaque seraient punis et tint à les rassurer sur le fait qu’il connaissait parfaitement bien son ennemi.

Les membres de base du Klan n’étaient pas les seuls à être impatients de passer à l’action. Le sergent Winfield Scott Harvey ne pouvait s’empêcher d’être déçu que l’attaque prévue contre leur camp n’ait pas eu lieue. «Nous étions prêts à les accueillir, écrivit le maréchal-ferrant, mais ils furent trop lâches pour venir.»

L’animosité des soldats était aussi adressée à la population de Yorkville dans son ensemble. Le jour de la fête nationale fut célébré avec beaucoup de ferveur et de cris chez les militaires, mais les soldats découvrirent rapidement que les rues de la ville étaient étonnamment calmes. La colère et la suspicion des habitants envers le gouvernement étaient telles qu’ils refusaient de célébrer le 4 juillet.

Soupçon généralisé

Merrill nomma des espions pour surveiller tous les habitants qu’il soupçonnait d’être à la tête du Klan, y compris le docteur Bratton. Il préparait ses plans pour attaquer l’ennemi, mais il lui restait une grosse étape à franchir: convaincre Washington que les choses étaient encore pires que ce qu’avaient rapporté les témoignages les plus alarmistes. Les opposants politiques du Klan avaient joué leur rôle à Washington, en réussissant notamment à faire passer une loi autorisant le président à dissoudre le Ku Klux Klan et à arrêter ses membres sous certaines conditions. Il était désormais du ressort de Merrill de démontrer que sa mission dans le comté de York lui avait permis de rassembler assez de justifications pour mettre ces paroles en pratique.

Merrill voyait chaque jour un peu plus à quel point il était cerné. Lorsqu’il télégraphiait des informations à Washington, le Klan obtenait instantanément la totalité de l’échange: l’opérateur télégraphiste faisait partie de l’ordre. Le contrôleur du train était, lui aussi, membre du Klan; il espionnait les mouvements des tuniques bleues délivrant des messages à Merrill. Le shérif était assisté de juges, d’avocats et de fonctionnaires municipaux –ils étaient tous membres du Klan. Comme le fit amèrement remarquer un jour l’un des soldats de Merrill:

«Si l’on sortait dans la rue et que l’on abattait tous les Blancs qui passent, on serait certains de tuer un Ku Klux à chaque fois.»

La connaissance qu’avait Merrill des signaux du Klan pouvait transformer une simple promenade dans Congress Street en expérience surréaliste –si deux hommes qui se serraient la main croisaient leurs petits doigts et se touchaient la paume avec l’index, ils étaient du Klan. Si un homme se couvrait l’oreille gauche avec la main gauche trois fois et qu’un autre qui passait mettait alors la main droite dans sa poche en laissant dépasser le pouce, il s’agissait d’hommes du Klan qui se saluaient. C’était comme si le major était entré dans une sorte de conte gothique à la Edgar Allan Poe dans lequel un héros vient chasser des monstres et se rend compte que la moitié des habitants de la ville en sont.

Visite au sommet

Merrill eut enfin l’occasion de mettre à profit les renseignements qu’il avait si soigneusement compilés avec la visite d’une délégation de quatre membres du Congrès: les députés de l’Ohio Job Stevenson et Philadelph Van Trump, ainsi que le sénateur John Scott, de Pennsylvanie, escortés par le député Wallace, du district local.

Philadelph Van Trump via Wikimedia

Merrill, qui se tenait d’habitude autant que possible à l’écart des politiques, dîna avec les parlementaires le soir même de leur arrivée au Rawlinson’s Hotel, dans le centre-ville. En se montrant publiquement avec la délégation, il rappelait au Klan, après leur attaque avortée, qu’il avait toujours le soutien de l’État fédéral et il les incitait donc à cesser leurs attaques tant qu’ils en avaient encore le choix. Merrill avait beaucoup de choses à dire à ces législateurs, représentants d’un comité plus important qui souhaitait enquêter sur les violences commises dans le Sud.

Merrill décrivit comment ses doutes initiaux quant aux pouvoirs du Klan avaient totalement disparu. La violence du Klan était partout et le comté de York n’avait ni la volonté, ni la capacité d’agir.

«Je n’aurais jamais imaginé, rapporta Merrill, qu’un tel état de désorganisation sociale soit possible dans une communauté civilisée.»

Les trois quarts de la population blanche des environs faisaient partie du Ku Klux Klan ou de ses complices. Merrill estimait que le Klan comptait près de 2.000 membres dans le seul comté de York. Il y avait bien entendu des Blancs qui avaient les actions du Klan en horreur, mais ils étaient trop effrayés pour pouvoir y faire quelque chose –des Blancs avaient été pendus ou avaient eu la gorge tranchée parce qu’ils s’étaient opposés à l’ordre. «Il n’y a jamais eu beaucoup de candidats au martyre», comme l’écrivit Merrill. Un ancien membre qui avait «craché» (comme le dit le Klan) des informations à Merrill se trouvait désormais obligé de se cacher sous la protection de l’armée.

Place au chaos

Peu de temps après le début du dîner, un dénommé James Berry, ivre, tenta de renverser un pot de crème sur le député Wallace, un politicien progressiste qui, dans la région, était caricaturé comme un démon maléfique. Le maître d’hôtel s’interposa au dernier moment et la crème atterrit sur le député Stevenson. Berry était heureusement revenu sur son premier choix: du café brûlant.

Député Alexander S. Wallace via Wikimedia

Wallace et plusieurs autres hommes à table plongèrent immédiatement leurs mains dans leurs poches. Dans le restaurant, plusieurs témoins s’attendirent à voir sortir des armes tant la tension était palpable et la violence solidement ancrée dans tous les esprits du comté de York. En fait, si le New York Times rapporta bien qu’un pistolet fut brandi, les seules choses à sortir des poches de vestes furent des mouchoirs.

Cette violence n’était qu’un avant-goût de ce qui allait se passer ensuite. Alors que Merrill poursuivait sa réunion avec la délégation, un groupe de musiciens noirs se rassembla dans la rue pour jouer en l’honneur des visiteurs de Washington. Cela attira une foule de Blancs hostiles, qui encerclèrent les musiciens. Alors que Merrill et les visiteurs finissaient leur dîner, l’attroupement à l’extérieur vira au chaos le plus total. Bousculé par la foule, un policier du nom de William Snyder tenta d’arrêter Tom Johnson, l’un des musiciens noirs, au motif qu’il bloquait le trottoir. Johnson essaya de s’enfuir, l’agent police lui tira dessus à bout portant.

Dispersion

Merrill était en pleine conversation avec le sénateur Scott lorsque les coups retentirent. Après les coups de pistolet, l’oreille entraînée de Merrill distingua le coup d’une arme plus longue: celle d’une de ses propres sentinelles, qui tirait en l’air pour alerter la troupe. Merrill se précipita dans la rue et courut vers l’attroupement. Lorsqu’il atteignit le centre de la mêlée, il trouva Johnson gisant au sol, le visage couvert de sang. Dans la foule, l’ambiance irréelle du comté de York apparaissait à nouveau. Le policier qui tenait l’arme au canon encore fumant était du Klan. Le maire de Yorkville, debout parmi la foule, était lui aussi du Klan.

Merrill demanda à la foule furieuse des témoins noirs de l’événement de se disperser. Ayant appris à avoir confiance en Merrill et à croire en sa mission, ils l’écoutèrent. Merrill demanda alors au maire de disperser les Blancs. En écartant le risque de nouvelles effusions de sang ou d’une véritable émeute, Merrill donna aussi à la victime assez de place pour être soigné. Snyder avait tiré sur Johnson dans le dos (la balle avait traversé l’épaule), dans la main, dans le coude, dans le bras et en plein visage.

Bien entendu, les autorités locales ne retinrent aucune charge contre Snyder. Johnson ayant miraculeusement survécu à ses blessures, Merrill l’interrogea afin que son témoignage aille grossir l’épais dossier sur les violences raciales dans le comté de York. On n’aurait pu trouver meilleure démonstration des violences du Klan pour les députés en visite: non seulement des coups de feu visant un homme noir avaient retenti à quelques mètres d’eux, mais il était en outre établi que leur auteur ne serait jamais puni.

La missive

Le docteur Bratton et James Avery craignaient les conséquences de la visite du comité parlementaire. Les leaders du Klan avaient peur que la nervosité accrue de leurs membres ne finisse par les pousser à révéler des secrets. Aussi, ils leur rappelèrent que la punition était la mort (comme si un tel rappel était nécessaire). Plusieurs membres du Klan, apparemment très inquiets de ce qui pouvait les attendre, proposèrent d’accoster les parlementaires en visite et de leur voler leurs rapports afin qu’ils ne puissent parvenir jusqu’à Washington. Mais d’autres de leurs camarades, sans doute plus réalistes, rejetèrent le projet.

Le sénateur Scott envoya le rapport de la délégation à la résidence d’été d’Ulysses S. Grant, à Long Branch, dans le New Jersey. Dans toute la classe politique, certains considéraient que la politique de reconstruction menée par Grant dans le Sud allait trop loin, engendrant un climat de controverse en plein milieu de la troisième année de son premier mandat. Mais Grant considérait que la campagne pour sa réélection pouvait attendre. Il était consterné par ce qu’il lisait dans les documents transmis par Scott.

La résidence d’été d’Ulysses S. Grant via Wikimedia

Le président quitta le front de mer plus tôt que prévu et rassembla ses conseillers à la Maison-Blanche. Alarmé par les renseignements collectés par Merrill et transmis par Scott et sa délégation, Grant souhaitait passer immédiatement à l’action. Mais la bureaucratie étant ce qu’elle est, l’affaire traîna encore plusieurs mois (avec d’autres réunions, enquêtes, commissions, délégations, rapports…), durant lesquels le Klan put continuer à semer la terreur, avec des passages à tabac, l’incendie de l’école noire locale (pour la quatrième fois) et des menaces faites aux victimes qui oseraient aller témoigner des violences auprès de Merrill, qualifié de «sale despote». Cependant, un jour, Merrill finit par recevoir une missive du président Grant lui demandant d’arrêter les insurgés –tous.

L'Habeas corpus suspendu

Les klansmen obtinrent un délai de cinq jours pour remettre aux autorités leurs costumes et leurs armes. Une reddition totale et publique était inenvisageable pour une société si secrète que ses membres se cachaient même souvent leur identité entre eux. La Maison-Blanche passa à l’étape suivante contre le comté de York et les comtés voisins. Pour la première et dernière fois dans l’histoire du pays, le président des États-Unis suspendit l’Habeas corpus (qui garantit le droit à un procès en cas d’arrestation et de détention) en temps de paix. La région fut placée sous la loi martiale.

Enquêtes et délibérations cédèrent la place à l’action. La troupe K était bien préparée. Les hommes s’étaient entraînés à tirer avec leurs nouveaux fusils sur de nouvelles cibles. Le supérieur de Merrill, le général Alfred Terry, envoya des soldats des troupes D et L de la 7e cavalerie pour venir grossir les rangs de la troupe K, en plus de la troupe C du 18e régiment d’infanterie, qui était déjà arrivée en renfort. L’augmentation du nombre de soldats impliquait des besoins administratifs plus importants.

Un sénateur de Caroline du Sud affecta donc à Yorkville un dénommé Louis Post (qui se considérait lui-même comme un «carpetbagger», «parachuté» de l’Est) pour servir de secrétaire, auquel vint prêter assistance un autre secrétaire, Dick Clinton, travaillant déjà pour les militaires et réputé pour son intelligence.

Espoirs et désillusions

Les communications télégraphiques de Merrill avec la capitale étaient désormais codées, et les intermédiaires de Washington recommandaient vivement à Merrill de ne divulguer à personne la clé du code «car sa perte ou une trahison entraînerait la modification de la totalité du système». Ils avaient appris qu’en plus des espions qui se trouvaient au bureau des télégraphes, le KKK possédait une machine qui pouvait se brancher sur les câbles et intercepter le contenu des messages.

Merrill, qui se plaisait à citer Shakespeare, ne sut probablement jamais (mais il aurait sans doute apprécié ce détail) que l’un des clercs du gouvernement chargés de recopier les lettres confidentielles que le bureau du procureur général envoyait au quartier général de la troupe K était le poète Walt Whitman (photo), alors âgé de 52 ans.

Merrill était impatient de passer à la phase suivante. Les Noirs de la région étaient fatigués d’attendre qu’il lance l’action décisive, et Merrill s’inquiétait qu’ils puissent le suspecter d’avoir secrètement sympathisé avec le Klan. Même s’ils faisaient confiance à Merrill, les survivants de la brutalité des klansmen, comme le révérend Elias Hill, restaient pessimistes quant au résultat d’une action de l’armée américaine. En fait, au moment même où Merrill préparait l’opération militaire la plus importante de sa carrière, Elias Hill quittait la Caroline du Sud à la tête d’un groupe de 165 Afro-Américains pour aller s’installer dans une colonie fondée peu de temps auparavant au Libéria. Ce mouvement de la communauté noire américaine visait à se créer un avenir libre de toute haine raciale grâce à l’exode.

La fin d'un monde?

Après quatre ans d’un règne presque sans encombre sur la région, les membres du Ku Klux Klan virent, le 20 octobre 1871, le monde s’écrouler sous leurs pieds. Merrill avait regroupé la centaine de soldats sous ses ordres en détachements individuels, dirigés par le lieutenant Godfrey et les capitaines Hale et Thomas Weir. À son signal ils partirent à cheval des écuries du Rose Hotel dans toutes les directions. Les expéditions du Klan avaient semé la terreur chez les victimes qui voyaient leurs portes voler en éclat et se faisaient traîner à l’extérieur, incertains de leur sort et de leur avenir.

Ce jour-là, les klansmen subirent des raids du même acabit, menés par la nerveuse troupe K de la 7e cavalerie (à la différence que les soldats arrivèrent en pleine journée et non au milieu de la nuit). De par leur entraînement spécialisé, les soldats de la troupe K étaient devenus une sorte de force anti- Ku Klux Klan à la hauteur de celle dont avait rêvé Jim Williams. On notera l’ironie de la lettre K (fortuitement) commune aux deux noms. Ce jour-là, accompagnés par des marshals spécialement assignés, les soldats de Merrill arrêtèrent quasi simultanément un nombre impressionnant de membres du Klan à travers tout le comté de York.

Matthew Pearl Auteur

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