Histoire

En Caroline du Sud, l'effroi de la Troupe K face à la terreur du Ku Klux Klan

Temps de lecture : 13 min

En mars 1871, une série d'exactions commises par la milice blanche contre la population afro-américaine en Caroline du Sud pousse le gouvernement fédéral à réagir de manière spectaculaire. Une troupe spéciale est envoyée sur place, sous-estimant les difficultés à venir.

Le Ku Klux Klan à Chicago | via Wikimedia CC License by
Le Ku Klux Klan à Chicago | via Wikimedia CC License by
Cet article est le deuxième volet d'une série en quatre parties consacrée à la Troupe K et son combat contre le Ku Klux Klan au sortir de la guerre de Sécession dans le Comté de York en Caroline du Sud.

Résumé de l'épisode précédent: en mars 1871, une série d'exactions commises par la milice blanche contre la population afro-américaine en Caroline du Sud pousse le gouvernement fédéral à réagir de manière spectaculaire. Quelques jours plus tard, des troupes sont envoyées dans le comté de York avec pour mission de ramener la paix. À leur tête, le valeureux stratège Lewis Merrill.

Cela faisait six ans que la campagne d’Appomattox s’était achevée, mais les traces de la guerre étaient encore partout visibles. Le sergent Winfield Scott Harvey, maréchal-ferrant de la troupe K, avait noté les champs de bataille qu’ils avaient traversés, que ce soit en bateau ou en train, lors de leur trajet du Kansas à York. Le paysage était encore parsemé de maisons brûlées. Nombre de Blancs du Sud étaient encore furieux de leur défaite face à l’armée du Nord, de leur humiliation et de la dégradation continue de ce qu’ils percevaient comme leurs droits à la supériorité raciale et économique. Leurs voisins noirs étaient pour eux un rappel quotidien de tout ce qu’ils avaient perdu. Si leur guerre devait se poursuivre, les Noirs seraient les représentants du Nord et les membres du Klan, avec leurs robes et leurs cagoules, les soldats du Sud.

Merrill rassembla plusieurs récits horribles de meurtres comme celui de Jim Williams, ainsi qu’une myriade de cas de flagellations et de passages à tabac. Les autorités municipales agissaient rarement lorsque cela arrivait. La difficulté qu’il y avait à enquêter sur ces crimes provenait d’abord de l’anonymat dont jouissaient les klansmen grâce à leurs costumes. Mais ce n’était pas tout. Même lorsqu’un membre du clan était reconnu –à sa voix, à son cheval ou parce que sa cagoule avait été arrachée– les témoins étaient terrorisés, d’autant qu’ils étaient parfois visés par le Klan afin de s’assurer qu’ils ne témoignent pas. Un jour, lorsqu’un Noir témoin d’un meurtre confia au coroner chargé de l’enquête qu’il craignait pour sa vie s’il révélait ce qu’il savait, le coroner éclata de rire et les autres Blancs qui se trouvaient dans la salle, y compris des membres du jury, se poussèrent du coude.

L'ère de la terreur

Utilisant le même méthodisme dont il avait fièrement fait preuve lorsqu’il était en fonction à la cour martiale, Merrill décida de croiser les rapports des fonctionnaires du comté, du coroner et de la cour afin de monter un dossier improvisé sur les crimes du Klan. Il réquisitionna même le panneau qui avait été accroché au cadavre de Jim Williams afin d’en analyser l’écriture. Merrill rédigea des notes détaillées qui s’accumulaient en piles.

Il découvrit ainsi de ses propres yeux l’ampleur de la terreur semée par le Ku Klux Klan à travers le comté. La nuit, certains hommes noirs préféraient aller dormir dans les bois plutôt que dans leur maison, de peur que le Klan ne vienne les tirer de leur lit. Dans le même temps, ceux qui allaient s’abriter dans les bois avaient aussi peur de ce qui pouvait arriver à leur épouse et aux autres membres de leur famille laissés seuls. Les membres du Klan violaient régulièrement les femmes noires, tant par plaisir qu’en guise de représailles.

Plus Merrill en apprenait, plus sa détermination se faisait grande. C’était un homme pour qui le respect des devoirs de chacun ne pouvait souffrir aucun compromis. Lors de sa formation à West Point, un jour que Merrill était de sentinelle, un élève officier fut pris en train de harceler un camarade. Ignorant les ordres de Merrill, le coupable commença à s’enfuir. Merrill lui infligea un coup de baïonnette qui l’envoya à l’hôpital avec une blessure profonde.

«Êtes-vous du Ku Klux?»

Merrill fit savoir à travers le comté de York qu’il offrait sa protection à tous ceux qui craignaient le Klan. Peu à peu, il rassembla des informateurs. Il remarqua, non sans malice, que même si le Klan et ses partisans étaient «pleinement convaincus que les nègres étaient complètement terrorisés puisqu’ils ne montraient aucun signe de résistance», cela était, en fait, «loin de la vérité». Le fait était que, même s’ils tentaient de résister (que ce soit par la force ou de façon légale), le système était contre eux. Désormais, les citoyens pouvaient se défendre en aidant Merrill.

Parmi ces citoyens se trouvait un fermier noir d’un courage exceptionnel, dont Merrill a si bien protégé le nom que l’on ignore encore aujourd’hui qui il était. Cet homme était forcé par le Klan à assister ses membres, sans doute en réalisant des courses pour eux et peut-être en fournissant des renseignements sur d’autres noirs. En retour, ils ne le brutalisaient pas et ne détruisaient pas ses cultures. Décidé à sortir de ce cercle vicieux, il devint l’un des plus précieux espions de Merrill.

Avec ses notes confidentielles, Merrill rassembla une documentation détaillée (la première en son genre) sur la culture du Klan, ses rites, ses codes secrets, ses mots de passe et ses signaux destinés à permettre aux membres de communiquer en secret. Outre le salut «amis de notre pays» tel qu’échangé lors de la nuit du meurtre de Jim Williams, si un officier du Klan avait besoin d’une preuve du statut d’un autre officier, il lui demandait: «Êtes-vous du Ku Klux?». La réponse prouvant le statut d’officier était «Je ne le suis pas».

Retour aux armes

À mesure qu’avançait ce printemps chaud et pluvieux, le docteur Bratton et les autres officiers du Klan –parmi lesquels le riche marchand James Avery, qui accéda au titre de «Grand Giant», désignant le chef du KKK dans le comté– commencèrent à s’inquiéter. Merrill fit clairement savoir lors de ses réunions publiques que son but était de démanteler le KKK et il ne semblait pas du tout pressé de faire partir de Yorkville la troupe K, installée au Rose Hotel, dans Congress Street –un affront de plus aux yeux de Bratton: c’était lui, avec un associé, qui avait bâti l’hôtel et sa maison se trouvait juste à côté.

L’un des souvenirs les plus marquants qu’avait gardé Bratton de la guerre de Sécession était d’avoir dû s’occuper, une nuit d’été 1863, de 30 blessés entre la vie et la mort dans un hôpital de fortune avec seulement un autre médecin pour l’aider. Et voilà qu’il lui fallait désormais supporter jour après jour la vue de «tuniques bleues» –dont certains avaient peut-être tiré les balles qui l’avaient forcé à pratiquer d’interminables et horribles amputations durant cette «sinistre et éreintante» nuit de juillet– profitant du confort de son bâtiment.

La bataille de Chancellorsville I Via Wikimedia

La base du Klan appréciait peu les consignes de discrétion données par le commandement dans l’attente du départ de Merrill: leur «mission» était de contrecarrer l’influence et l’indépendance grandissantes de la population noire (en empêchant les Noirs de voter, d’obtenir des postes et de s’armer) et cet attentisme ne pouvait, selon eux, que nuire à leurs «acquis». Il ne fallut donc pas attendre longtemps pour que les klansmen reprennent les armes, ajoutant la troupe K à leurs cibles.

Les attaques de nuit contre les Noirs qui causaient des problèmes réels ou imaginaires au Klan reprirent quelques semaines après l’arrivée de la troupe K. Parmi ceux que le KKK considérait le plus comme une menace se trouvait un pasteur de 52 ans dénommé Elias Hill. Dans ce combat, il était pour eux un ennemi de même niveau que Merrill et ses soldats lourdement armés. Le corps de Hill était difforme: il était très petit avec de grands membres, «hors de toute forme humaine», comme il le dit lui-même. Son handicap était d’abord apparu lorsqu’il était jeune esclave, avant d’être attribué à des rhumatismes. Certains universitaires pensent aujourd’hui qu’il s’agissait de dystrophie musculaire.

Le châtiment du reverend Hill

Pasteur et enseignant, Hill était un autodidacte brillant. Il était, d’après ce que Merrill en avait déduit, l’un des deux seuls Noirs du comté de York à savoir écrire –des enfants de son ancien propriétaire l’avaient aidé en lui apprenant lorsqu’il était enfant. Malgré son faible physique, son intelligence et son influence faisaient de lui un ennemi du Klan.

Le 5 mai 1871, des hommes du Klan surgirent dans sa maison et le tirèrent de son lit en le traînant avec des sangles qu’ils avaient enroulées autour de son faible cou. Ils le jetèrent sur le sol boueux, le rouèrent de coups et le forcèrent à avouer qu’il était responsable d’incendies censés avoir ravagé des propriétés tenues par des Blancs –alors qu’il ne pouvait pas marcher, ni même ramper. Ils le forcèrent également à renoncer à soutenir la politique républicaine et le firent jurer de publier une déclaration allant dans ce sens dans le journal.

Bizarrement, ils lui firent également promettre d’annuler son abonnement à un journal particulier qu’ils trouvaient politiquement offensant. Ils étirèrent violemment ses jambes difformes et contractées, puis pointèrent des pistolets sur sa tête. Ils lui demandèrent s’il était prêt à mourir. Le révérend Hill leur dit avec une contenance qui fâcha sans doute encore plus ses tortionnaires qu’il n’était pas vraiment prêt à mourir et qu’il aurait préféré vivre. En menaçant de le jeter dans la rivière, ils l’accusèrent d’avoir soutenu Jim Williams avant qu’ils ne le pendent et d’avoir correspondu avec le député Alexander Wallace.

Hill survécut. Sa belle-sœur et sa mère furent également battues cette nuit-là. Les membres du Klan trouvèrent et brûlèrent les lettres que s’étaient envoyées Hill et Wallace. Et tandis que certains assaillants commençaient à casser le mobilier, Hill put nettement entendre l’un des hommes réprimander les autres avec un langage soigné, indiquant une division sociale à l’intérieur du Klan: «Ne cassez aucun bien privé, messieurs, voulez-vous? Nous avons ce que nous étions venus chercher.»

«Prie que Dieu pardonne au Ku Klux»

L’importance que revêtait la correspondance entre Wallace et Hill aux yeux des assaillants en disait long. Les leaders du Klan méprisaient au plus haut point Wallace et ils avaient pu penser que les lettres de l’influent pasteur au député pro-Reconstruction avaient pu jouer un rôle dans l’envoi par le gouvernement fédéral de la troupe K à Yorkville, leur siège de comté.

Hill était dans un tel état qu’il ne pouvait quasiment plus parler, mais pour finir en beauté leurs atrocités, les assaillants forcèrent le pasteur à prier.

«Et ne prie pas contre le Ku Klux, lui ordonna une voix de sous sa cagoule. Prie que Dieu pardonne au Ku Klux. Ne prie pas contre nous. Prie que Dieu nous bénisse et nous sauve.»

L’un des hommes lui rendit l’un de ses livres et, comme Hill l’expliqua plus tard, «oublia momentanément de parler avec ce ton extravagant qu’ils utilisent pour cacher leurs voix». Entre les costumes et le ton des voix, les activités du Klan étaient délibérément théâtrales. Elles étaient soigneusement conçues pour convaincre que les klansmen pouvaient être tout le monde et personne, qu’il n’y avait pas moyen de leur échapper. Même si ses assaillants avaient promis de revenir l’achever s’il désobéissait à leurs ordres, Hill, lorsqu’il reprit des forces, écrivit très courageusement une lettre à Merrill détaillant les conditions de son agression.

La nuit, certains Afro-Américains se rendaient également en cachette au QG de Merrill afin de lui rapporter des histoires et d’identifier des membres du Klan. Comme le révérend Hill, ils faisaient preuve d’un courage admirable en allant voir Merrill, car ils mettaient leur vie et celle de leur famille en danger. Le Klan avait battu une femme –ainsi que son enfant, sous ses yeux– en lui promettant de recommencer si elle en parlait à Merrill, ce qu’elle fit immédiatement. Ce ne fut que grâce à l’héroïsme de ces hommes et de ces femmes que celui-ci put obtenir les preuves et les informations dont il avait besoin.

«La perspective d’un avenir paisible est ici bien sombre»

Merrill ayant recensé 11 meurtres dans le comté rien que pour l’année 1870 et la première moitié de 1871, il ne put que revoir entièrement son jugement initial. «La perspective d’un avenir paisible, déclara-t-il, est ici bien sombre.» Il envoyait régulièrement ses troupes patrouiller autour de Clay Hill, la zone où vivaient de nombreux Noirs et où avaient lieu la plupart des attaques, mais le «cercle invisible» s’avérait aussi difficile à attraper que son surnom mystique le laissait entendre.

En demandant l’aide du gouvernement fédéral, le gouverneur Scott pensait que le Klan n’oserait jamais s’attaquer à l’armée américaine. Outre Merrill, la troupe K comptait parmi ses rangs quelques remarquables vétérans de l’armée de l’Union. Le commandant en second était ainsi le capitaine Owen Hale, descendant du héros de la Révolution américaine Nathan Hale. Âgé de 28 ans, il avait grimpé rapidement les échelons de la hiérarchie militaire durant la guerre de Sécession, durant laquelle il avait acquis le surnom de «Holy Owen», tant parce qu’il était l’incarnation du soldat parfait que pour sa propension à jurer.

Natif de l’Ohio, Edward S. Godfrey (photo), 27 ans, avait rejoint l’infanterie en tant que soldat lors de la guerre de Sécession et avait fait si forte impression qu’il avait obtenu une place à West Point et fini par devenir le lieutenant de Merrill.

Merrill savait que plus sa troupe resterait longtemps dans cet environnement peu familier, plus le risque d’incidents serait grand. Même la poussière dans l’air semblait rendre les hommes malades. Ayant attrapé une grave maladie, l’un des soldats de la troupe, George Whittimore, mourut sur place et dut être enterré sur cette terre étrangère. Merrill dut faire face à la résistance de nombreux Blancs, qui ne voulaient pas accepter les soldats dans leurs cimetières –même morts, ils restaient des envahisseurs.

Un nombre étonnant de soldats de Merrill chutèrent des fenêtres de l’hôtel, dont un qui succomba à ses blessures. Cela rendit Merrill suspicieux. Dans son rapport, il remarqua sèchement qu’il n’y avait «rien de remarquable dans le placement des fenêtres qui puisse mener à un tel résultat». L’alcool et la maladresse étaient peut-être les seuls responsables des accidents, mais la connaissance qu’avait le docteur Bratton de l’hôtel lui permettait indéniablement de s’adonner à des sabotages, d’autant qu’il avait facilement accès au lieu.

La taupe

Les désertions devinrent également un problème récurrent. Merrill rapporta que les déserteurs étaient «encouragés et assistés par le Ku Klux Klan et ses sympathisants». Ainsi, certains membres du Klan avaient, par exemple, fourni des chevaux aux déserteurs et les avaient escortés jusqu’à la gare. Outre la diminution des effectifs de Merrill, les désertions étaient utiles pour la propagande du Klan, puisqu’elles lui permettaient de donner à la presse des détails pour dépeindre Merrill sous un mauvais jour.

Le shérif du comté de York ayant clairement fait savoir à Merrill son intention d’aider lors de l’arrivée de la troupe K, des patrouilles communes furent organisées afin d’arrêter les maraudeurs du Klan. Le capitaine Hale fut même officiellement nommé assistant du shérif R.H. Glenn. Merrill expliqua à Glenn qu’il avait mis sous surveillance l’un des escadrons du Klan afin de les prendre en flagrant délit lors d’une attaque.

Avertis à la dernière minute, les klansmen échappèrent au piège supposé. Ils ignoraient qu’en fait, la manœuvre de Merrill n’était pas du tout destinée à les attraper; c’était un piège visant à démasquer une taupe. Le shérif Glenn était la seule personne qui pouvait avoir prévenu le Klan. Il avait dévoilé son vrai visage.

Merrill soupçonnait aussi le Klan de fouiller dans ses papiers personnels. Au Rose Hotel, il utilisait le même bureau que l’ancien trésorier du comté, qui avait été contraint de fuir au Canada. Merrill laissa un appât dans son bureau sous la forme d’un rapport sur le Klan, qui disparut rapidement du bureau. Témoignage de l’humour rusé de Merrill, le faux rapport en question avertissait, semble-t-il, le Klan que Merrill allait bientôt venir les arrêter.

Attaque imminente

Lorsque l’air chaud de l’été commença à se mêler aux pluies légères venues de la côte, un nouveau plan émergea du côté des leaders du Klan. Ils projetaient désormais d’attaquer directement les soldats de Merrill.

Le Rose Hotel, bâtiment de briques où était installée la troupe K, trônait dans la rue principale de Yorkville. Il était attenant à des écuries, où étaient gardés les chevaux, et des tentes blanches avaient été installées sur les terrains pour y loger les gardes. Cet emplacement au centre de toutes choses était, pour le Klan et ses victimes, un rappel constant de la présence des hommes de Merrill –mais pour les soldats eux-mêmes, cela représentait aussi un risque.

Le fermier noir inconnu qui était devenu le meilleur espion de Merrill l’informa des détails du projet. Un groupe de klansmen devait se glisser à l’arrière du camp et tirer deux ou trois salves sur les militaires avant de s’enfuir, sans doute dans le but de susciter une réponse assez forte de la part de Merrill pour donner une mauvaise image de l’armée américaine auprès du public. Merrill lui-même aperçut un jour un jeune homme en pleine reconnaissance des lieux avant l’attaque tandis que les soldats écoutaient le sermon d’un pasteur venu les voir.

Merrill doubla le nombre d’hommes affectés à l’écurie. Les chevaux étaient sellés et prêts à partir. Il doubla aussi le nombre de gardes du camp, les équipant de longs fusils Sharps, et posta six hommes autour de la maison qu’il louait. C’était dans ce bâtiment de deux étages, entouré de chênes et de pins, qu’il vivait avec sa femme, son fils de 11 ans et ses deux filles, de 9 et 13 ans. Il posta ce qu’il baptisa des «sentinelles silencieuses», qui avaient ordre, si elles voyaient des assaillants approcher, d’avertir le reste de la troupe, mais de «les laisser venir».

Le lendemain matin, les soldats firent ouvertement leurs manœuvres de manière à ce que tout le monde en ville puisse les voir. Le major s’assura également d’être toujours facile à trouver ce jour-là. Occupé par une affaire au tribunal, Merrill fut averti que plusieurs hommes désiraient le voir. Il s’agissait d’une délégation de leaders de la communauté, dont plusieurs l’avaient chaleureusement accueilli lors de son arrivée en ville. Ils voulaient savoir quelle était la raison de ce remue-ménage autour du camp. Merrill leur parla du projet qu’avait le Klan d’attaquer les soldats. Ils le pressèrent d’en dire plus. Ils souhaitaient connaître les noms des assaillants présumés afin d’aider Merrill à les traduire en justice…

Matthew Pearl Auteur

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