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Comment Hong Kong mise sur ses sous-sols pour répondre à son manque d’espace

Repéré par Fabien Jannic-Cherbonnel, mis à jour le 26.11.2017 à 16 h 56

Repéré sur Wired

Que faire quand il n'y a plus d'espace en surface ? La région autonome a trouvé une réponse originale : construire des cavernes en sous-sol.

Hong Kong sunrise par Daxis via Flickr.

Hong Kong sunrise par Daxis via Flickr.

Quand il n’y a plus d’espace en surface, faut-il construire uniquement des grattes-ciels ? Pour Hong Kong, la réponse est non. Asphyxiée par son manque de place, la région autonome chinoise se tourne vers ses sous-sols. Ceux-ci, pour l’instant, sont sous utilisés, mais pourraient être la solution à l’explosion des prix de l’immobilier et du nombre d’habitants.

Comme l’explique Wired, la région compte 7 million d’habitants, répartis sur 1 005 km2. 41 % de la surface de Hong Kong est réservée à des parcs, du fait des nombreuses collines qui rendent quasiment impossible la construction de nouveaux bâtiments. Pour le dire simplement, «toutes les surfaces plates qui étaient disponibles sont actuellement construites». Et cette densité - 7 804 habitants au km2 tout de même - a fait drastiquement monter les prix de l’immobilier ces dernières années : les Hongkongais payent désormais près de 13 000 euros par m2 et le coût moyen d’une maison revient à 1,7 million d’euros.

Pour répondre à ce qui s'apparente à une crise, les ingénieurs du Département d'Ingénierie Civile de la région ont trouvé une solution : aller chercher de l’espace dans les sous-sols. En 2011, le gouvernement local a notamment complété une étude de faisabilité, qui a dégagé l'existence de 48 sites sous lesquels des cavernes pourraient être construites. 

Pas de panique, cependant, Hong Kong ne compte pas entasser ses habitants dans des caves sombres. Celles-ci seraient plutôt destinées à accueillir des archives, des parkings, des stations d’épuration ou des crématoriums. En somme, des installations qui prennent de la place en surface, mais qui n’ont pas forcément besoin de fenêtres pour fonctionner.

Le déplacement de ces infrastructures permettra de réorganiser l’espace en surface. «Quand nous essayons de transférer des infrastructures en sous-sol, cela nous donne l’opportunité de re-designer une zone entière», s’enthousiasme Edward Lo, en charge du plan de développement de la ville. Reste un frein principal au projet : son coût, un simple garage pourrait coûter jusqu'à 6,5 million d’euros. Mais les autorités hongkongaises ont déjà mis de l’argent de côté pour mener le projet à bien. Les premières excavations devraient démarrer dans un ou deux ans. 

Même si le projet de Hong Kong est certainement le plus avancé, le territoire est loin d’être l’unique ville à se tourner vers ses sous-sols. En mai dernier, la Mairie de Paris avait lancé un appel à projets pour ses sous-sols, sur le même modèle que Réinventer Paris. La capitale française fait face aux mêmes problèmes de manque de place en surface. Mais ici, pas, de création de cavernes, les autorités souhaitant d’abord valoriser des parkings ou des caves non utilisées.

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