Monde

Carles Puigdemont veut que les Catalans se prononcent sur leur appartenance l'Union Européenne

Temps de lecture : 2 min

En pleine campagne électorale, le leader indépendantiste Catalan exilé en Belgique a aussi qualifié l'UE de «club de pays décadents et obsolètes».

Carles Puidgement est actuellement exilé en Belgique. NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP
Carles Puidgement est actuellement exilé en Belgique. NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP

Carles Puidgement, l’ancien leader de la Catalogne réfugié en Belgique, vient de lancer sa campagne pour les élections régionales qui auront lieu dans un peu plus d’un mois. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le chef des indépendants catalans n’y est pas allé de main morte. Dans un entretien rapporté par le journal La Vanguardia, le politique met dans le même panier le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy et l’Union Européenne.

Dans les pages du journal, Carles Puidgemont qualifie l’UE d’un «club de pays décadents et obsolètes, dirigé par une minorité et lié à des intérêts économiques questionnables». Le leader indépendantiste va juste qu’à expliquer que les catalans devraient «décider s'ils souhaitent appartenir à cette Union Européenne, et sous quelles conditions».

Le politique explique tout de même être attaché à l'euro et aux instances européennes, et indique vouloir changer l'UE de l'intérieur. Mais la menace d’un référendum du type Brexit n’est donc pas bien loin, même si celle-ci n’est pas explicitement formulée.

Déception Européenne

Il faut dire que l’UE et ses dirigeants ont particulièrement déçu les indépendantistes catalans lors de l’organisation du référendum illégal sur l'indépendance de la région il y a un peu plus d’un mois. Les instances européennes se sont, à de multiples reprises, rangées du côté du gouvernement espagnol, rappelant leur attachement à la constitution du pays. Jean-Claude Juncker avait également prévenu les catalans qu’en cas de sécession, ceux-ci sortiraient automatiquement de l’union.

Carles Puigdemont, qui attend actuellement une décision de la justice belge concernant une demande d’extradition émise par l’Espagne, est à la tête d’une coalition réunissant des conservateurs et progressistes pour l'indépendance de la Catalogne. Les élections régionales, prévues le 21 décembre, sont selon lui l’opportunité pour les catalans de décider s'ils souhaitent, ou non, devenir indépendants.

La région espagnole semble être toujours autant divisée sur cette question. Les sondages donnent pour l’instant les pro et anti sécessions à quasi égalité. Carles Puidgemont n'a d'ailleurs pas réussi à rassembler son camp, et se retrouve conccurencer sur sa gauche par Oriol Junqueras, son ancien vice-président. Les élections ne mettront probablement pas fin à la crise politique que traverse l’Espagne. Madrid a d’ors et déjà indiqué refuser l’organisation d’un nouveau référendum, même en cas de victoire des indépendantistes.

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