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Un Néo-Zélandais vient de créer la première femme politique virtuelle

Temps de lecture : 2 min

Sam, c'est son nom, espère pouvoir se présenter aux prochaines élections parlementaires du pays.

SAM
SAM

Vous êtes-vous déjà sentis délaissé par vos représentants politique ? Si vous habitez en Nouvelle-Zélande, cela pourrait bientôt être de l’histoire ancienne. Un entrepreneur vient de créer ce qui doit être le premier robot politicien au monde, capable de répondre à des centaines de questions en simultané. De quoi rendre obsolète nos politiques.

Certes, l’intelligence artificielle, répondant au nom de SAM, ne peut pas encore être élue et n’est pas actuellement députée. Mais comme l’explique Engadget, le chatbot est une expérimentation et il est possible de lui parler en direct sur l’application Messenger de Facebook. Si les interactions proposées sont pour l’instant plutôt limitées, ses créateurs indiquent vouloir améliorer les capacités d’écoutes du robot rapidement.

Pour l’instant, un utilisateur peut simplement demander plus d’informations sur un sujet politique. SAM fera ensuite un travail d’explication, avant de demander l’avis de son interlocuteur. L’intelligence artificielle sera capable de s’améliorer en absorbant les réponses qui lui sont données.

Les créateurs de SAM voient celle-ci comme une réponse à l’absence de confiance de la population mondiale en ses représentants. Nick Gerritsen, le concepteur de l’intelligence artificielle, a même confié à Tech In Asia, espérer que celle-ci soit élue lors des prochaines élections néo-zélandaises en 2020 :

«Il y a beaucoup de préjugés quant à la politique en ce moment. Il semble que beaucoup de gens pensent que nos dirigeants ne sont pas capables de faire face à des problèmes complexes et fondamentaux comme le réchauffement climatique.»

L’apparition de SAM coïncide avec une période de renouvellement politique que traverse la Nouvelle-Zélande. Le pays vient d’élire Jacinda Ardern à sa tête, qui devient la plus jeune Première ministre et la 3ème femme à diriger la nation. La travailliste a notamment promis de développer les énergies renouvelables et de créer un salaire minimum.

Reste que, comme toutes les expérimentations, SAM a ses limites. D’une part, parce qu’il n’existe aucun cadre légal autorisant une intelligence artificielle à briguer un poste de député. Mais également parce que celle-ci pourrait finir par entretenir des préjugés vis-à-vis de certaines parties de la population. C’est ce qui était arrivé à un chatbot un peu plus tôt cette année. Celui-ci était devenu raciste et sexiste, après avoir absorbé les commentaires des internautes.

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