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Les cimetières de vélos en libre-service qui fleurissent en Chine pourraient-ils arriver un jour en France?

Repéré par Fabien Jannic-Cherbonnel, mis à jour le 25.11.2017 à 12 h 46

Repéré sur The Guardian

En Chine, l'offre proposée par Gobeebike ou Ofo surpasse largement la demande. Résultat: de (trop) nombreux vélos abandonnés qui bloquent les rues.

Un cimetière de vélo à Shenzhen en Chine. STR / AFP

Un cimetière de vélo à Shenzhen en Chine. STR / AFP

Les systèmes de location de vélo en libre-service n’en finissent plus de se lancer en France. Quelques semaines après l’apparition des vélo verts du Hongkongais Gobeebike à Paris et à Lille, c’était au tour des chinois Ofo et O-Bike et du français Pony bike de se lancer. À la clef, un système de location flexible, puisque l’on peut reposer le vélo n’importe où et le débloquer grâce son smartphone, mais qui pose aussi de nombreuses question. Paris va-t-il voir fleurir des cimetières de vélos, comme c’est déjà le cas en Chine?

À première vue, l’on pourrait croire à une peinture, ou à une oeuvre contemporaine géante. Mais non, il s’agit bien d’un cimetière de vélos, recouvrant l'entièreté d’un terrain de football. C’est le Guardian qui relaie ces images impressionnantes prisent dans la ville de Xiamen, située au sud-est du pays. Cet amoncellement est le résultat de l’explosion, et de l’échec, des systèmes de vélos en libre-service dans le pays.

Il y aurait 1,5 million de vélos flottants en circulation à Shanghai, et même si 25 millions de personnes y vivent, le chiffre est à comparer à Paris et ses 17.000 Vélib’. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’offre surpasse très largement la demande. L’une de ces entreprises, Bluegogo, vient d’ailleurs de mettre la clef sous la porte cette semaine. Comme l’explique le Guardian, ces bicyclettes finissent par bloquer les trottoirs et se retrouvent en piles, laissées un peu partout de façon illégale.

La dynamique n'est pas la même en France

 


Pourrait-on voir ces scènes apparaître un jour en France? La réponse est probablement non, d’abord parce que les municipalités ont pris note de ce qui s’était passé en Chine. La Mairie de Paris a notamment reçu ces nouveaux acteurs, histoire de bien encadrer les pratiques. L’adjoint de la Maire de Paris aux transports, Christophe Najdovski, expliquait d’ailleurs au Monde vouloir instaurer «une redevance pour occupation commerciale de l’espace public». Autre signe encouragent, Gobeebike et Ofo ont d’ores et déjà annoncé ne pas vouloir installer trop de vélos sur l’espace public, pour éviter des situations d’agacements comme celles qui se sont déroulées à Genève.

Les promoteurs de ces vélos partagés semblent d’ailleurs vouloir montrer patte blanche. Paul-Adrien Cormerais, le fondateur de Pony Bikes, proposait notamment «de partager les données en temps réel avec les autorités concernées pour avoir une vue directe sur le nombre de vélos et sur les trajets des utilisateurs». Reste que, et même si ces engins viennent concurrencer les Vélib et autre V’Lille, les autorités restent positives et espèrent que l’explosion de l’offre poussera les Français à laisser leur voiture au garage.

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