France

Emmanuel Macron, Amina et l'hypocrisie du bourgeois

Claude Askolovitch, mis à jour le 25.11.2017 à 15 h 30

Lors d'un dialogue avec une femme marocaine sans-papiers, le président a montré qu'il est cet homme d’une délicatesse exquise avec les uns, mais d’une froideur glaçante avec d’autres.

Emmanuel Macron dialogue avec une Marocaine lui demandant l'asile en marge de l'inauguration de la campagne d'hiver des Restos du coeur, le 21 novembre 2017 | Capture

Emmanuel Macron dialogue avec une Marocaine lui demandant l'asile en marge de l'inauguration de la campagne d'hiver des Restos du coeur, le 21 novembre 2017 | Capture

La honte qui m’accompagne d’être du bon côté, est-elle simplement le ridicule des tendres bourgeoisies? Une femme a traversé notre regard cette semaine, elle parlait un français bancal et portait sur sa tête un fichu musulman, mon président de la République lui faisait la leçon. Elle venait du Maroc et demandait des papiers, il lui disait que c’était impossible, des caméras les regardaient. Il lui disait, Emmanuel Macron, qu’elle devait rentrer dans son pays et quelle incongruité d’entendre cet homme, que mes pareils et moi-même avons voulu président contre l’extrême-droite, utiliser les mots éternels des fachos, des racistes, des mégères et des méchants, quand ils croisent le crouille, le youpin, le nègre ou le niakoué. «Rentre dans ton pays» disaient les salauds, «il faut rentrer dans son pays» disait Emmanuel Macron à Amina, c’est son prénom, me semble-t-il. Il le disait poliment, lui, sans haine ni bave aux lèvres, et de bonnes intentions républicaines, et c’était encore pire. 

 

 

Je vis un temps où un homme bienveillant acclimate des mots que la bienveillance interdisait, et je ne peux lui en vouloir, ni faire semblant de le détester. Je vis un temps banalement sordide, dont je ne peux que me satisfaire, sauf à tricher? Je suis dans un pays protégé, qui se protège et me protège, et l’homme qui me protège se salit le vocabulaire, et certains l’en estiment d’autant plus. 

J’ai passé quelques jours à me demander ce que je ferais de cette histoire. Une vidéo tournait, on appelle ça un buzz, cela s’épuise aussi vite que cela vient. On passe à autre chose. On ne devrait pas. Ces quelques minutes où la vie d’Amina a effleuré Emmanuel Macron disent une vérité, sur ce que nous sommes à l’abri de la frontière; elle dit l’irréductible différence entre nous qui sommes à l’intérieur, et ceux qui doivent rester en dehors, hors du territoire ou de nos compassions; elle dit ce que nous sommes, des fachos gentillhommes, mesdames et messieurs Jourdain du «rentre dans ton pays», qui pratiquons l’exclusion comme l’innocent la prose. 

Emmanuel Macron est loin d’être le pire. Je le pense même plus humain et lucide que nos contemporains. Je n’en sais rien au fond. Cela n’arrange rien.

Macron a écouté, vraiment

Je veux reprendre toute la scène. Rien n’est banal, ce mardi 21 novembre, quand Emmanuel Macron vient au centre de la Grange aux Belles, 18 rue Boy Zelenski, lancer la campagne des restaurants du coeur. Aucun président avant lui n’a accompli ce geste. L’État honore la charité militante, Coluche est un saint tutélaire, on voit dans ses restos comme les prémisses du nouveau monde: des êtres de bonne volonté suppléent au gouvernement pour contenir la misère. Les militants de la République en marche, invités à devenir les humbles architectes du quotidien, peuvent en tirer des leçons. Le président est à son meilleur, quand il s’intéresse aux gens. «Ce que vous faites au quotidien, donner du temps et du coeur, est essentiel, vous faites vivre une très belle idée», dit-il aux bénévoles qui lui offrent un café. Il en fera un Facebook live, et puis un tweet aux mots bien tournés: «D'une "petite idée" à un grand mouvement de solidarité. En 32 ans la pauvreté a changé de visage mais la fraternité des Restos est intacte. Ce matin, je suis avec celles et ceux qui font déjà battre le cœur de cette 33ᵉ campagne des @restosducoeur.» Elodie Lemarquis, la responsable du centre, en fera des posts enthousiastes sur sa page Facebook: “#selfieunique#incroyableexperience#hommechaleureux#interesse#Macron#Presidentdelarepublique#33emelancement#LESRESTOS” 

Ce n’est pas immérité. Macron a été parfait. Il a écouté, vraiment. Il sait entendre, et mettre à l’aise, ceux qui donnent pour les autres. Et il écoute encore, au terme de la visite, quand, dans la rue,  une jeune femme l’aborde et lui montre un document. La vidéo que nous connaissons débute ici. 

Il faut comprendre ceci. Ce que l’on voit, d’abord, est à l’honneur du président. Amina parle mal notre langue. Elle est confuse, embarrassante presque. Elle est moins démunie qu’inadéquate, cette femme en foulard qui murmure , «je veux rester en France s’il vous plait M’sieu». Il l’aide et la soutient, qu’elle s’explique, au milieu de la foule, de sa sécurité et des caméras, du voyeurisme des journalistes, du bruit. Il veut comprendre ce que lui dit cette inconnue. Il l’encourage. Il prend le papier qu’elle lui tend. Il cherche à le lire. Il ne triche pas. «C’est bien vous Amina? Vous avez fait une demande à la préfecture? Vous venez de quel pays? Il faut aller à la préfecture.» L’inconnue se désole. «Ils ont dit non parce que je parle pas bien français.» Il la rassure. «Il y a la nationalisation mais ils vont regarder déjà si vous êtes éligible au regroupement familial ou à l’asile…» Il a dit «nationalisation», ce vieux mot de l”économie de gauche, au lieu de «naturalisation». Est-il embarrassé de ce qui se joue, de sa gentillesse même, de cette malheureuse importune? Il interroge encore et de moment bascule..

«Mais comment et pourquoi êtes vous arrivée ici? Par un visa? De combien de temps? Et vous, vous voulez rester? Mais vous avez eu un visa pour faire quoi au début?

-Un visa de commerce, mais il est, il est…»

Il n'écoute plus, il parle. Il n’est plus ce bienveillant qui tentait de comprendre

Amina ne trouve pas le mot «expiré». Elle agite la main. Le président l’interrompt. Cette scène qui ne menait à rien vient de trouver son sens. Il ne l’écoute plus, il parle. «Mais oui mais même, ce n’est pas bon pour vous de faire ça… Moi je vous le dis franchement, je ne veux pas vous mentir…» Il la fixe intensément, il la chapitre, il la tance, il lui explique. Il s’agace? Il prend du plaisir au contraire, à aller crescendo dans la désapprobation. Elle doit admettre ses torts. Macron n’est plus ce bienveillant qui tentait de comprendre une jeune étrangère, trente secondes plus tôt. Il changé? Non, c’est Amina qui a changé, dans ce qu’il sait d’elle. Elle est sans-papiers, sans titre ni droit à être ici, chez nous, devant lui. Amina n’appartient plus au cercle de la bienveillance, à peine de la civilité. Qu’elle écoute, alors, malheureuse, son papier inutile à la main, le pérorant de la République. 

«En France, on va protéger tous les gens qui relèvent de l'asile, qui ne sont pas en sécurité chez eux. Ça on accueille, et je veux qu’on loge tout de suite pour que les personnes ne soient pas dans la rue, et on les intègre. On ne peut pas accueillir tous les gens qui viennent sur des visas, pour le commerce ou des étudiants et qui restent après. Après, il faut retourner dans son pays, je vous le dis franchement. Après, on aide les gens  quand ils  sont malades, mais on ne peut pas accepter... Je ne peux pas donner des papiers à tous les gens qui n'en ont pas. Sinon comment je fais après avec les gens qui sont déjà là et qui n'arrivent pas à avoir un travail. Vous voyez?»

Vous voyez?

A-t-elle saisi ce que lui raconte cet être puissant, Amina au français bricolé? Pourquoi lui parle-t-il ainsi, de si grands mots, de «je veux», de «en France», de «on intègre»? Qu’en a-t-elle à faire, des soucis du gouvernant, de son «comment je fais?». Il ne lui parle plus, s’il s’adresse à elle. Il redescend pourtant. «Si vous êtes pas en danger etc , il faut retourner dans votre pays. Au Maroc, vous n'êtes pas en danger.»

Le président s’est grisé. La politique l’a envahi, de sa raison qui surpasse la tendresse.

Elle se débat. Elle a une raison et des problèmes. «Mes parents, ils est très malades». Il s’arrête à peine. «Mais ils sont où vos parents?» Elle: «Ici». Lui: «Ici en France?» Il pourrait alors, juste à ce moment, retrouver la simplicité du dialogue, prendre de leurs nouvelles, savoir ce qu’ils ont, se demander, qui sait, si après tout, Amina n’est pas simplement une fille, comme il est un fils? Il pourrait, lui qui revendique sa la tradition monarchique, se comporter en héritier des rois, entendre cette femme et la relever, parce qu’elle serait émouvante, parce qu’elle a eu le courage de s’avancer vers lui, parce que le souverain peut s’abstraire des lois pour exercer sa grâce et nul ne lui en voudrait. Il accueillerait en France, le roi Emmanuel, la fille des humbles marocains malades, lui en voudrait-on? Il n’en fait rien. Il est trop tard. Emmanuel Macron n’est plus un roi au alors tatillon, méfiant, un cerbère et un homme grisé. Des personnages qu’il peut jouer, celui du Président que la loi oblige lui semble plus chatoyant. La politique l’a envahi, de sa raison qui surpasse la tendresse, et la France qu’il incarne, et préside, et défend, et défend devant cette femme qui tente de lui extorquer la pitié.Il est odieux alors.

«Vous savez qu’en plus la République française les soigne. Vous pouvez venir les visiter régulièrement. Mais s'ils sont là, on les soigne. C'est le droit en France. C'est déjà très généreux, vous imaginez. Réfléchissez avec moi deux secondes. Il y a quelqu’un qui a payé pour qu’on s’occupe de vos parents…»

«J'arrive, j'explique une situation»

Réalise-t-il ce qu’il vient de dire, Emmanuel Macron? Que son couplet sur la générosité est absurde? A-t-il pensé que les parents d’Amina, s’ils vivent ici, ont pu travailler, donc cotiser, donc mériter les soins que la République leur rembourse? A-t-il réfléchi à ce qu’il a dit, vraiment? Cette opposition entre ceux qui sont là, déjà, et les usurpateurs. Ce doute qu’il instille sur le droit tout simple des étrangers légaux à être soignés —pas une générosité mais un droit. Cette idée que «nous», ceux qui sont là, payerions pour les autres, les immigrés, les parents d’Amina. Cette condescendance, comme si Amina était simplette ou malhonnête, de ne pas accepter son sort, de ne pas comprendre ce que cela signifie, d’être marocaine ou sans visa? Se rend-il compte, Emmanuel Macron, du discours qu’il tisse? Se voit-il, à cet instant, comme le salaud de Sartre, cet homme «gros plein d’être» étouffé de son importance et méprisant du malheur qu’il provoque? Il faut rentrer dans son pays, Amina. Il faut. Rentre dans ton pays. 

Amina est sortie de l’image. Elle n’existe plus. A-t-elle existé? Elle n’était rien qu’une «situation». Il a dit cela aussi, Emmanuel Macron qui quelques instants plus tôt, sincèrement, intensément, communiait avec les prêtres laïques du coluchisme, Macron qui sincèrement, intensément, se réjouissait que l’on aide, en son royaume, les miséreux. À un moment de sa péroraison, quand il tançait Amina, quelqu’un, de sa suite, de sa sécurité, l’a interrompu. Il a dit: «J’arrive, j’explique une situation». Ainsi. «Laisse Germaine, j’explique aux gens», disait Coluche dans un sketch. Emmanuel Macron n’a pas dit: «Un instant, je parle à Amina», ou «un instant, je parle à cette jeune femme qui est dans une situation difficile». Il a dit: «J’explique une situation». Elle n’était, Amina, que cela. Une figurante commode de la geste macronienne, un prétexte à discours. C’est venu si simplement, dans un glissement, quand le grand politique s’est simplement laissé aller à sa nature, qui est de dire, devant des écoutants.

Amina est sortie du champs des caméras. Le président l’a écartée d’une dernière phrase, d’un dernier, «je ne vais pas vous mentir», et puis a avancé, sans lui dire au-revoir, ni rien. On ne la verra plus. Il avance. Il s’arrête. Un journaliste l’interpelle.

Les caméras du côté du pouvoir

Il manquait cette laideur-là, la servilité de la carte de presse et du direct face caméra, l’idiotie narrative qui consiste à faire répéter, au puissant, ce qu’il vient de déclamer. Il ne manquait que cela, ce mépris. Les caméras ne vont pas vers Amina. Elles n’ont pas, pour l’importune, la moindre curiosité. L’humanité ou l’incongruité d’une sans-visa n’est pas du news. Nul rédacteur en chef ne demande à ses journalistes de décrocher du roi pour interroger cette plébéienne qu’il vient de châtier, qui pourtant avait osé. Les caméras ne suivent que le pouvoir, et seule sa narration mérite génuflexion. Les caméras sont du côté du pouvoir. Elles savent ce qui existe, et ce qui ne compte pas. 

«C’est difficile à expliquer, ce genre de politique?», demande un journaliste, en automate. «Pas du tout, mais il faut le faire sans démagogie», dit le président, qui prend un ton de bon élève, qui cite Michel Rocard et cette misère du monde que l’on ne peut pas toute prendre, et qui résume son propos et le développe, la France est un pays généreux mais il n’a pas la capacité à intégrer, et dire le contraire ne serait pas sérieux, et on sait tout cela, et nul ne le conteste au fond. 

On sait cela, que le désarroi du monde et son chaos nous dépassent, et que le président doit garantir le droit. Il ne s’agit pas de cela, mais de la manière.

On ne peut pas prendre toute la misère du monde.

Face caméra, cette fois, face à son peuple.

Il s’interrompt, le président. Sa voix est douce, il est à nouveau lui-même, bien élevé, respectueux. Il dit: «Merci à vous, merci Madame, bon courage», et c’en est charmant. J’ai pensé, à la première vision, que finalement, c’était à Amina qu’il s’adressait, la rendant à l’humanité, si les papiers lui étaient interdits. Je me trompais. Une autre femme, brune, s’était lovée contre le président après Amina, et se prenait en selfie, tandis qu’on les filmait. C’était à elle qu’il disait «bon courage». Elle était incluse, jusqu’à preuve du contraire, du bon de la frontière, cette brune, et méritait la politesse dont Amina n’était pas digne.

Le président Macron fait la différence.

On est, avec Macron, inclus ou exclu

Il ne s’agit pas de haïr un homme que l’on suppose aimable, au fond de son être. Mais il faut comprendre ce qui se joue, dans nos banalités paresseuses, que le Président de la République promeut et cristallise. Si Emmanuel Macron était un soudard ou un méprisant, un démagogue simple et de gros sabot, nul n’en débattrait. Mais justement, il ne l’est pas. Il est, spontanément, humain, attentif, et charmant,  fin et souple, et c’est politiquement qu’il cesse de l’être. Il est, cet homme, d’une délicatesse exquise avec les uns, mais avec d’autres d’une froideur glaçante. Il ne s’agit pas seulement d’Amina opposée aux immigrés légaux, ou aux Français de beau droit de sol et de sang. Chaque épisode de la présidence illustre cette dichotomie.

On est, avec Macron, inclus ou exclu. On est inclus, de chez Whirlpool, quand on accepte la raison économique, et alors traité avec chaleur, ou exclu, de chez GM&S, quand on veut grappiller des indemnités supplémentaires et l’on ose perturber la paix du pays, et alors châtié de paroles. Être dedans ou dehors. Traité en courtoisie, ou fustigé. On est du bon ou du mauvais côté. Aimable bénévole des Restos du coeur, au selfie présidentiel, ou méchant ami des clandestins de Calais ou de la Roya, voué à la juste brutalité des forces de l’ordre républicain. On est dedans ou dehors. Dans le cadre de la loi et des règles, ou bien débordant. On est dedans, ou dehors. La frontière est indépassable. On est dedans, bon réfugié, ou dehors, misère du monde. On est dedans, on a tous les droits et le sourire aussi, on est dehors, on n’existe pas. C’est ainsi que le monde fonctionne, et cela est bien, nous dit le président.

Il n’est pas le premier à inverser le sens des mots, à caresser l’opinion frileuse en expliquant qu’il résiste à la démagogie quand il chasse l’illégal. Mais personne ne l’a fait avec autant de grâce.

Emmanuel Macron nous structure et nous dédouane. Il n’est pas le premier à tenir le discours de la France qui a le droit de trier à ses frontières, et qui peut se défendre, et il faut respecter Créon quand il se force, pour nous, à être méchant avec les Antigone marocaines à la langue bancale.Il n’est pas le premier à inverser le sens des mots, à caresser l’opinion frileuse en expliquant qu’il résiste à la démagogie quand il chasse l’illégal. Mais personne ne l’a fait avec autant de grâce, d’intelligence, de netteté, de conviction et de système. Macron est un Pangloss de la frontière. Il ne mélange pas. Il pense que la structure est juste. La frontière s’impose et surpasse même sa bonté. La frontière empêche un Président du risque d’humanité. Elle le soustrait à la simple politesse. Il n’a pas honte, mais qu’en sais-je au fond? Il nous dit, en tous cas, qu’il n’y a pas de honte à chasser Amina, tant que l’on tient les fourneaux de Coluche. Nous sommes bons, gentils, généreux, et par essence, nos brutalités n’en sont pas, et si nous ignorons la misère du monde, c’est qu’en somme, elle ne mérite pas d’être vue.

Je sais, écrivant, l’injustice de la charge. Je ne doute pas, en fait, que Macron, pour la France, voudra un monde plus juste et que la misère, ailleurs, se guérisse. Mais je mesure ce qu’il induit et valide, dans un pays moins bienveillant que lui, auquel il donne quitus,  auquel il montre l’exemple, puisqu’avec Amina on peut être goujat. Lui dire au-revoir, simplement, était-ce trop demander? C’eut été disruptif de ce qu’il veut construire, notre président, qui ne doute pas de son droit. Il réconforte les barrières et enjolive le discours de l’ordre, et valide des mots qui ne lui ressemblent pas, et éteint le doute et le remords. Ne crains pas France, aime-toi, ne te désole pas, je te prouve aimable, jusqu’en ta saloperie qui n’en est pas une, mais simplement la loi? En avons-nous encore du remords, ou n’est ce que l’hypocrisie du bourgeois de coeur saignant, que la frontière protège, et qui oubliera Amina, et est-elle vraiment à plaindre, et a-t-elle existé?

 

Claude Askolovitch
Claude Askolovitch (144 articles)
Journaliste
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