France

Qui succèdera à Philippe Seguin?

Slate.fr, mis à jour le 09.01.2010 à 15 h 41

Pour le moment et officiellement, la succession de Philippe Seguin n'est évidemment pas à l'ordre du jour à l'Elysée.  Question de décence. Cela n'empêche pas évidemment, les premiers noms de commencer à circuler.

Le futur patron de la Cour des comptes devra répondre à certains critères précis. Étant par définition inamovible jusqu'à l'âge de 68 ou 69 ans, il ne faut pas qu'il soit trop jeune et bloque le poste longtemps. Il doit être aussi et surtout un bon connaisseur des finances publiques. Et se montrer capable de continuer l'entreprise de modernisation de la Cour lancée par Séguin, en rassemblant autour de lui les magistrats soucieux de leur indépendance de la rue Cambon. Plus difficile encore, il devra faire adopter le projet de loi portant réforme des juridictions financières qui donne à la Cour la main sur les enquêtes des chambres régionales des comptes.

Nicolas Sarkozy a deux options:  un recrutement interne - de transition - comme cela avait été le cas après le départ de Pierre Joxe remplacé par François Logerot en 2001 ou un recrutement politique. On le voit difficilement ne pas céder à cette dernière tentation.

Parmi les noms d'éventuels successeurs qui circulent, celui d'Alain Lambert revient avec insistance. Le sénateur UMP de l'Orne, ancien ministre du Budget de Jean-Pierre Raffarin, semble un candidat idéal pour assurer une continuité sans trop de vagues.

Le nom d'Alain Juppé est également évoqué. Le personnage est plus flamboyant, mais l'ancien inspecteur des Finances aurait plus de difficultés à se faire accepter rue Cambon. L'arrivée à la Cour des comptes de l'éternel rival de Séguin pourrait provoquer des remous et il devrait quitter Bordeaux.

Autre idée encore plus provocatrice, François Hollande, issu lui de la Cour des comptes. Ce choix au nom de l'ouverture, priverait le PS d'un de ses ténors. Le président PS de la commission des finances de l'Assemblée Didier Migaud, pourrait aussi être dans cette logique un candidat sérieux.

Inconnus du grand public, les noms de quelques magistrats de la Cour reviennent également. Notamment celui de Claire Bazy-Malaurie, première femme nommée présidente de chambre, et médiatrice dans le conflit des enseignants-chercheurs. Une telle nomination permettrait à Nicolas Sarkozy de désigner, pour la première fois, une femme à la tête de la plus haute juridiction financière de la République.

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Image de une: Philippe Seguin en 1999. REUTERS

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