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En Ukraine, ce sont les populations locales qui aident au déminage

Temps de lecture : 2 min

Coordonnés par l'organisation Danish Demining Group, les habitants de la région du Donbass nettoient cette zone criblée de mines.

Un enfant joue au ballon à côté d'un bâtiment où sont peints un drapeau ukrainien et un drapeau russe. Anatoli Stepanov / AFP
Un enfant joue au ballon à côté d'un bâtiment où sont peints un drapeau ukrainien et un drapeau russe. Anatoli Stepanov / AFP

Depuis le début du conflit en 2014, les mines et autres explosifs semés dans la région du Donbass, dans l'Est de l'Ukraine, ont déjà fait 238 morts parmi les civils, et 491 blessés, énumère l'organisation Halo Trust, spécialisée dans le déminage. Pour éviter au maximum de nouveaux dégâts, l'ONG Danish Demining Group (DDG), dédiée au même type d'activités, tente de nettoyer les zones infectées. Sa principale main d'œuvre? Des locaux, raconte dans un passionnant reportage le Washington Post.

«Nous employons des citoyens, et non des spécialistes, explique le dirigeant du DDG, Henry Leach, cela revient moins cher et profite aux communautés locales.» Celles-ci touchent pour ce travail «émancipateur» un «salaire décent», selon le journal américain. Une paie qui est la bienvenue pour ces habitants qui ne peuvent plus cultiver leurs terres minées de toutes parts.

«C'est un mélange entre du jardinage et de l'archéologie», décrit Henry Leach. Une formation de quelques semaines suffit pour repérer et récupérer les mines enfouies sous les broussailles. Des poteaux peints en rouge séparent les zones sécurisées de celles qui restent à nettoyer, décrit encore le journal.

Les différentes organisations qui opèrent sur cette région disent avoir déjà récupéré «plus de 600 mines terrestres ou autres armes à sous-munitions qui n'avaient pas encore explosé», et «identifié plus de 145 terrains susceptibles d'en être infestés.»

Au début du conflit démarré en 2014 en Ukraine, ce type d'armes a été déposé notamment par les séparatistes prorusses et par la Russie, mais pas seulement, soulignait Le Monde en novembre 2016:

«En février, le gouvernement ukrainien, qui niait toute utilisation de ces engins depuis le début du conflit, reconnaissait se servir des mines au mode de fonctionnement télécommandé, qui ne sont pas interdites par le traité d’Ottawa. Elles sont tout aussi meurtrières – à la différence que ces armes sont surveillées et contrôlées.»

La région du Donbass est aujourd'hui l'une des zones les plus minées du monde; les mines antivéhicules notamment ont fait «plus de victimes qu'en Syrie, qu'au Yémen ou que sur les champs de batailles africains», alarme le Washington Post.

Slate.fr

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