Monde

L'exercice antiterroriste slovaque tourne à la farce

Slate.fr, mis à jour le 07.01.2010 à 18 h 37

Au lendemain de l'attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit, une opération d'entraînement à la sécurité aérienne slovaque a tourné en une énorme bourde qui a laissé une charge importante d'explosifs faire un trajet Bratislava-Dublin à bord d'un avion de ligne.

Tout a commencé samedi 2 janvier quand la police slovaque a placé 96 grammes de plastique explosif dans le bagage de Stefan Gonda à l'aéroport Poprad-Tatry de Bratislava, alors que celui-ci retournait chez lui en Irlande avec sa femme après un voyage de Noël.

Selon les autorités slovaques, les explosifs ainsi qu'un faux qui dégageait l'odeur d'explosif ont été mises dans le sac pour entraîner un chien renifleur, qui a en effet repéré le faux. Mais l'agent de police qui s'occupait du contrôle a oublié de retirer la vraie charge, laissant le bagage en question s'envoler à bord d'un avion de Danube Wings.

Gonda ne s'est rendu compte de son chargement un peu spécial que lundi 11 décembre, quand la police slovaque l'a appelé pour le mettre au courant. Il a également reçu un appel d'excuse du ministre de l'Intérieur.

Cela ne l'a pas empêché de se faire arrêter le lendemain par la police irlandaise, qui affirme n'avoir reçu que de vagues informations de leurs homologues slovaques indiquant que Gonda était en possession d'explosifs. Plusieurs immeubles ont été évacués et une intersection fréquentée de Dublin a été fermée pour l'opération, au cours de laquelle des experts en explosifs de l'armée irlandaise ont été envoyés.

Le ministère de l'Intérieur slovaque a pointé du doigt une «erreur stupide et non-professionnelle», mais les autorités irlandaises et la communauté des experts internationaux en sécurité ont fait part de leur incrédulité face au fait que les Slovaques aient caché de vrais explosifs dans la valise d'un passager innocent.

L'incident intervient à un moment où la question de la sécurité aérienne est particulièrement présente dans le monde. Outre l'attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit, qui a remis en question l'efficacité des services de renseignement américains, l'utilisation de scanners corporels intégraux fait débat dans plusieurs pays, notamment le Royaume-Uni.

[Lire l'article complet sur AP]

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Image de Une: Un chien détecteur d'explosifs, isafmedia, Flickr, CC

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