Tech & internet

Le Somaliland a une solution simple pour combattre les fake news: fermer les réseaux sociaux

Repéré par Fabien Jannic-Cherbonnel, mis à jour le 13.11.2017 à 9 h 55

Repéré sur Quartz

La république auto-proclamée s'apprête à voter pour son nouveau président.

Un soldat du Somaliland. MOHAMED ABDIWAHAB / AFP

Un soldat du Somaliland. MOHAMED ABDIWAHAB / AFP

Le Somaliland a trouvé une solution radicale face aux fausses informations partagées en ligne: fermer tout simplement les réseaux sociaux. La république auto-proclamée, située au nord de la Somalie, mais non-reconnue par la communauté internationale, s’apprête à élire son nouveau président cette semaine.

C’est la commission électorale du pays, explique Quartz, qui a pris la décision de bloquer douze réseaux sociaux, dont Facebook, Twitter,  WhatsApp, Viber et Instagram pendant la période électorale. Dans un communiqué, la commission explique ne pas pouvoir contrôler ce qu’elle appelle «des forces extérieures» qui propagent «des informations tribales et haineuses». 

D’après Quartz, de nombreuses fake news circulent actuellement dans le pays, notamment sur des transferts d’argents entre la Somalie et le Parti Waddani. Les plateformes seront donc bloquées à partir du lundi 13 novembre, la date du vote, jusqu’à ce que les résultats soient publiés.

La décision a été critiquée par de nombreuses organisations, dont Human Rights Watch, explique All Africa. L’ONG indique ainsi que si «les autorités s’inquiétaient de la possible diffusion de fausses informations ou d’agitation sur les réseaux sociaux, elles devraient plutôt propager des informations précises et des messages de prévention des violences».

Démocratie examplaire

Certains craignaient que le gouvernement bloque entièrement l’accès à internet, comme c’est de plus en plus le cas en Afrique lors de périodes électorales. En 2016, au moins 11 pays ont bloqué l’accès de leurs citoyens à internet, comme l’Ouganda ou l’Algérie.

La décision du Somaliland est en contradiction avec son statut de région stable et démocratique, note Quartz. Depuis son indépendance en 1991, le pays a toujours réussi à organiser des élections libres, pendant lesquelles le transfert de pouvoir s’est toujours fait de façon calme et respectueuse. Les élections présidentielles actuelles ont même vu l’organisation d’un débat télévisé entre les trois candidats qui concourent pour remplacer l’actuel président Ahmed Mohamed Silanyo.

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