Anne Lauvergeon menacée à la tête d'Areva

L'Express consacre un papier détaillé à la patronne d'Areva, qui fait face à plusieurs coups durs. Le dernier en date est un cadeau empoisonné arrivé le jour de Noël: la fin définitive des espoirs d'un consortium français rassemblant EDF, Total, Areva et GDF-Suez pour un contrat de 20 milliards de dollars avec Abu Dhabi, finalement remporté par les Sud-Coréens.
D'après l'hebdomadaire, il «jette un doute sur la stratégie d'Anne Lauvergeon, consistant à se positionner sur le haut de gamme». L'offre des Sud-Coréens était moins chère et plus bas de gamme que l'EPR français.
En embuscade, Henri Proglio, nouveau patron d'EDF en pleine ascension, pourrait profiter de ce nouveau revers pour prendre la place de leader officiel de la filière nucléaire française, aujourd'hui tenue d'une main de fer par Anne Lauvergeon. Remis à sa place par Christine Lagarde et François Fillon après ses déclarations intempestives sur un démantèlement éventuel d'Areva, il ne s'avoue pas vaincu pour autant. La présidente d'Areva a dû également accepter de mauvaise grâce le triomphe d'Alstom, qui emporte à l'issue d'une violente bataille le juteux gâteau d'Areva T&D, dont la vente soulage les finances du groupe mais diminue sa puissance industrielle.
Fin avril, François Roussely, ex-patron d'EDF et proche de Claude Guéant — lui-même artisan de la nomination de Proglio — doit remettre ses conclusions sur l'avenir de la filière nucléaire française. Elles pourraient être en défaveur d'Anne Lauvergeon, écrit L'Express.
Mais la reine du nucléaire français a du ressort: présente depuis l'origine — alors à la tête de la Cogema, elle avait elle-même trouvé le nom de l'entreprise, d'après celui d'une abbaye cistercienne visitée dans son enfance, elle a fait du groupe issu du regroupement de Framatome, Cogema et CEA Industries un champion international et maître du nucléaire français. Normalienne, diplômée de l'Ecole des Mines mais aussi ancienne sherpa de François Mitterrrand, elle connaît tous les ressorts des jeux de pouvoir au sommet de l'Etat. Elle en aura besoin, comme cela a été le cas, pour déjouer les nouveaux pièges qui l'attendent. Car elle le dit elle-même, «si je devais partir, ce serait très émouvant. J'ai une relation très forte à Areva.»
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Image de une: Anne Lauvergeon par Medef via Flickr
Mis à jour le 07/01/2010 à 18h14




























Mme Lauvergeon a été mise à la tête de la Cogéma puis d'Aréva pour ses liens politiques et sans passé particulier dans le secteur. Elle a eu une carrière de technocrate et de politique. A son poste, elle n'avait d'autre choix que de conduire la politique du lobby nucléaire. Aujourd'hui ce qui ne va pas ce n'est pas Mme Lauvergeon, c'est la politique suivie par le lobby nucléaire. Sans compter que N. Sarkozy, alors qu'il n'y connait rien, veut imprimer sa marque sur le secteur et que Mme Lauvergeon résiste aux appels du pied pour se marier avec Alsthom et Bouygues. Son éviction est donc programmée et ne réglera rien aux problèmes de la filière. Et les Français n'ont pas fini de payer pour le nucléaire.
Le cas d'AREVA mais également d'EDF de Suez-GDF de l'Ecureuil de Renault la liste est tellement longue avec ses cadavres Thomson, Alcatel, cerains anciens grands noms de l'assurance, des banques .... et les catastrophes évitées de justesse EADS avec des équilibristes type M.Forgeat, vilà le travail des politico-industriels. L'Etat n'est pas un industriel mais un DESTRUCTEUR de crissance par ses choix politico-COPAINS pur gérer des entreprises à stature internationale et qui paie ses erreurs LE CONTRIBUABLE
Pour citer le dernier EDF avec la nomination d'un "copain" paraît-il un des meilleurs patrons qui ne veut pas quitter Veolia et pour cause la dette de cette entreprise a explosée sous son régne.
Du business TRES proche des politiques: contrats des eaux POLITIQUES, contrat des ordures ménagères POLITIQUES, contrats des transports régionaux ou locaux POLITIQUES etc.
Je ne vois pas la main d'un grand industriel dans ce type de contrats.
Que fera-t-il à son nouveau poste? on voit la patte du politique non industriel car le pb aujourd'hui d' EDF est de redresser son état financier, une nouvelle stratégie d'investissement à l'export, remettre la technique au centre des centrales.
Pour l'instant M. Pogglio semble vuloir jouer la Grenouille.
La guéguerre politique entre AREVA & EDF a démarré avec à la clé, d'ici quelques années, la naissance d'un nain industriel mis en place par deux petites"frappes" de l'industrie politicienne.