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Le photographe Terry Richardson est (enfin!) blacklisté par Vogue et les plus grands magazines de mode

Repéré par Léa Marie, mis à jour le 24.10.2017 à 17 h 10

Repéré sur The Telegraph

De nombreux titres ont pris la décision de ne plus travailler avec lui. En cause: les accusations d'agressions sexuelles à son encontre.

Dario Cantatore/Getty Images/AFP

Dario Cantatore/Getty Images/AFP

Après Weinstein, les regards se tournent désormais vers l'un des plus célèbres photographes de mode: le sulfureux Terry Richardson. Accusé d'agressions sexuelles par plusieurs de ses modèles depuis de nombreuses années, Terry Richardson était parvenu à passer entre les mailles du filet et à faire prospérer son goût pour les photos très suggestives, qualifiées de «porno chic» par le milieu. Jusqu'à aujourd'hui. 

Lunettes aviator sur le nez et éternelle chemise de bûcheron, le photographe new-yorkais le plus prisé d'Hollywood a travaillé avec les plus grandes. Beyoncé, Lady Gaga, Miley Cyrus, Rihanna, et même Kim Kardashian; impossible de mentionner ici toutes celles qui se sont pressées devant son objectif, partiellement dévêtues et adoptant des positions très explicites. Et ce, malgré la réputation de prédateur sexuel qui lui colle à la peau. 

 

 

Diamonds and ice cream, a perfect combo! Natasha Poly in Vogue Paris, 2005  #tbt @natashapoly @vogueparis

Une publication partagée par Terry Richardson (@terryrichardson) le

 

Mais le mouvement #MeToo, qui ne cesse de prendre de l'ampleur aux États-Unis, est passé par là. Depuis quelques jours, les allégations refont surface. Dans un article datant du 22 octobre dernier, The Times s'interrogeait : «Pourquoi est-ce que Terry Richardson demeure prisé des fashionistas?». De quoi raviver immédiatement le débat, pour peut-être lever enfin l'impunité dont bénéficie pour l'instant Terry Richardson.

Ainsi, comme le rapporte The Telegraph, le groupe de médias Condé Nast - qui détient nombre de titres prestigieux (Vogue, Vanity Fair, GQ et Glamour) - a pris la décision de blacklister le photographe. Dans un email envoyé à tous les employés du groupe, ce lundi 23 octobre, James Woolhouse, le vice président de Condé Nast, a déclaré: 

«Tout shooting qui aurait été planifié ou déjà effectué [par Terry Richardson] mais pas encore publié doit être supprimé ou remplacé par d'autres contenus. Merci de confirmer que cette mesure sera immédiatement appliquée. Je vous remercie de votre coopération». 

Une réel coup dur pour le photographe, compte tenu de l'énorme influence de Condé Nast. La décision, regrettent certains, intervient toutefois un peu tard. En 2013 déjà, une pétition implorant les grandes marques de cesser d'employer Terry Richardson, qualifié d'«agresseur sexuel et pornographe», avait recueilli plus de 38 000 signatures. 


Terry Richardson et Carine Roitfeld, ancienne rédactrice en chef de Vogue Paris - par Dimitrios Kambouris / Getty Images North America / AFP

Si le «pervers préféré d'Hollywood» (selon les mots du New-York Post) réfute ces accusations, il avait tout de même osé lâcher au quotidien américain, en 2013: 

«Enfant, j'étais timide. Aujourd'hui, je suis un mec puissant avec une trique qui domine toutes les filles».

Plus pour longtemps, Terry. 

 

 

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