Sports

La Coupe du monde serait tellement plus belle avec une sélection All-Star

Grégor Brandy, mis à jour le 12.10.2017 à 14 h 32

La plus prestigieuse des compétitions ne devrait inviter que 31 nations et réserver son dernier billet à une sélection de joueurs éliminés, sorte de Avengers du foot.

Les Avengers (Marvel): Christian Pulisic, Gareth Bale, Arjen Robben, David Alaba, Marek Hamsik et Alexis Sanchez (photos Wikimedia Commons).

Les Avengers (Marvel): Christian Pulisic, Gareth Bale, Arjen Robben, David Alaba, Marek Hamsik et Alexis Sanchez (photos Wikimedia Commons).

On y est presque. À huit mois du début de la Coupe du monde en Russie, les éliminatoires sont sur le point de livrer leur verdict. Les phases de groupe sont terminées en Europe, en Amérique du nord et centrale, en Amérique du sud, en Asie et en Océanie et 23 nations, dont la France, ont déjà validé leur billet pour la suite de la compétition. Trois tickets seront attribués en Afrique à l'issue d'une dernière journée de poules, quatre en Europe après un barrage aller-retour et deux à l'issue d'un barrage opposant l'Australie au Honduras et la Nouvelle-Zélande au Pérou.

Mais pour d'autres sélections, la compétition est déjà terminée. Sans surprise, les Pays-Bas n'ont pas réussi l'exploit face à la Suède et disent donc adieu à la Coupe du monde, après avoir fini troisième en 2014 puis avoir manqué l'Euro deux ans plus tard en France. Le Pays de Galles de Gareth Bale, impressionnant lors de ce même Euro avec une place en demi-finale pour sa première participation, a également dû dire adieu à la Russie après une défaite face à l'Irlande (1-0). D'autres nations que l'on attendait comme l'Algérie, le Ghana, le Chili (pourtant vainqueur de la dernière Copa America) ou encore les États-Unis ne seront pas du voyage. Sans oublier que les neuf dernières places se joueront entre vingt équipes, et qu'il y aura là encore des déçus.

Autant dire que de nombreuses stars (ou futures stars) du football mondial vont être obligées de faire l'impasse sur la plus importante des compétitions. De quoi se demander s'il ne faudrait pas qualifier uniquement 31 sélections nationales et laisser une place pour une équipe de ses déshérités du foot, parfois bien trop seuls pour faire gagner leur équipe: Robben aux Pays-Bas, Aubameyang au Gabon, Pulisic aux États-Unis, Bale au Pays de Galles, Alaba en Autriche...

Un onze de rêve (mais un peu déséquilibré)

Voici à quoi pourrait correspondre cette sélection «All-Stars» ou «consolante», avec au maximum deux joueurs du même pays:

Jan Oblak (Slovénie)
Antonio Valencia (Équateur) - Daley Blind (Pays-Bas) - David Alaba (Autriche)
Arjen Robben (Pays-Bas) - Marek Hamsik (Slovaquie) - Arturo Vidal (Chili) - Christian Pulisic (États-Unis)
Gareth Bale (Pays de Galles) - Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon) - Alexis Sanchez (Chili)
(via le best11 d'Eurosport)

Une liste que pourrait venir enrichir, en cas d'échec en novembre, d'autres joueurs de talent comme le vétéran australien Tim Cahill, le défenseur sénégalais Kalidou Koulibaly, le défenseur marocain Mehdi Benatia, le défenseur ivoirien Serge Aurier, les milieux croates Luka Modric et Ivan Rakitic, le milieu italien Marco Verratti –sans compter le défenseur espagnol Piqué, qui pourrait rejoindre la Catalogne en cas d'indépendance… Cette sélection pourrait être entraînée par le Néerlandais Dick Advocaat, l'Écossais Gordon Strachan ou l'Ukrainien Andriy Chevtchenko.

L'existence d'une telle sélection pourrait convaincre quelques détracteurs de la Coupe du monde de regarder cette compétition dont ils trouvent le côté nationaliste et chauvin trop présent. Avec une équipe compétitive, composée de joueurs de nationalités diverses et qui affronterait des sélections nationales, il leur serait désormais possible de prendre fait et cause pour une formation sans se ranger derrière un drapeau.

Voir la Coupe du monde avant la fin de sa carrière

Cette innovation permettrait également à certains joueurs, dont les chances de participer à une telle compétition sont quasi-nulles en raison de leur pays d'origine, de pouvoir goûter à la Coupe du monde. Le Gallois Ryan Giggs, le Libérien George Weah, le Finlandais Jari Litmanen ou le Nord-Irlandais George Best ont fait partie, dans le passé, d'une longue liste de joueurs nés au mauvais endroit en matière de foot.

En revanche, on ne garantit pas que certains joueurs continueraient de porter une équipe à bout de bras lors des qualifications pour se faire sortir au premier tour de la Coupe du monde s'ils sentaient l'opportunité d'aller récupérer un titre mondial dans une équipe plus compétitive.

Bien entendu, les chances d'une telle sélection de voir le jour et de voir la Fifa l'autoriser à participer à la compétition (au détriment, donc, d'une sélection nationale) sont proches de zéro. Pourquoi pas, alors, l'inviter à jouer un match amical contre les nouveaux champions du monde, quelques semaines après leur sacre? De quoi permettre aux fans de foot du monde entier de profiter de la fête un peu plus longtemps.

Grégor Brandy
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Journaliste
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