Critiquer Roselyne Bachelot est trop facile
On ne peut pas lui reprocher d'avoir appliqué le principe de précaution.
- Roselyne Bachelot à l'Elysée le 5 janvier 2010, REUTERS/Philippe Wojazer -
La ministre de la santé est très critiquée depuis le début et aujourd'hui, ceux qui la critiquent peuvent affirmer qu'ils avaient raison... depuis le début. Et c'est vrai. C'est donc le moment de défendre la ministre. Enfin la défendre... Disons plutôt que c'est le moment d'essayer de se mettre à sa place. La politique est faite de «si». Roselyne Bachelot et avec elle le président et tout le gouvernement, prenant la mesure des expériences passées (canicule, sang contaminée, vache folle), avaient décidé d'appliquer le fameux principe de précaution. Il est vrai que 94 millions de doses de vaccins commandés, cela parait énorme aujourd'hui. Mais la précaution est souvent faite de sur-dimension, et si la politique se fait avec des «si», le commentaire aussi.
Livrons nous un instant à l'exercice classique du «Et si le gouvernement avait décidé d'agir à l'inverse de ce qu'il a fait», c'est-à-dire, si le gouvernement, par exemple, avait demandé aux médecins généralistes de vacciner eux même les patients comme certains le préconisaient. On peut aisément imaginer l'encombrement dans les salles d'attentes, les difficultés d'approvisionnement, de stockage et de conservation des vaccins, l'encombrement des services d'urgence pour traiter tout ce que les généralistes n'auraient plus eu le temps de traiter. On peut imaginer aussi le contraire, que tout se serait bien passé. Mais la vérité, c'est qu'on n'en sait rien! Et «si» la grippe avait été beaucoup plus puissante, et «si» on s'était aperçu que finalement il fallait deux injections par personne, et «s'il» y a avait eu plus de décès.
Et «si» on regardait aussi ce qui a marché, au-delà du grand cafouillage et des heures de queues au début de la campagne de vaccination, il n'y a eu finalement aucune panique populaire, ceux qui ont voulu se faire vacciner ont pu le faire. Et finalement, c'est le principal, même si l'Etat n'y est certainement pas pour grand-chose: la catastrophe sanitaire n'a pas eu lieu.
Alors, c'est vrai il y a quand même un grand gâchis financier avec ces millions de doses de vaccin achetées pour rien. Roseline Bachelot peut nous expliquer qu'elle va annuler la commande de 50 millions de doses, on imagine bien que cela ne va pas se passer si simplement et sans frais. Mais cet écart, qui apparaît comme une imprévoyance, n'est pas une faute de gestion en soi, disons plutôt que c'est le résultat d'un travers de notre société. Un défaut que l'Etat, les médias et l'opinion partagent. Nous ne savons pas gérer l'incertitude. Nous n'acceptons pas l'incertitude. La mode est de citer Camus alors citons Sartre. Nous sommes tous comme Sartre qui disait «je préfère le désespoir à l'incertitude». Et pour gérer une situation de crise, c'est un sentiment fâcheux. C'est notre problème collectif. On n'imagine pas un gouvernement ouvrant un grand débat sanitaire au moment où la crise se profile. On réclame de l'action, de la promptitude (après coup on appellera ça de la précipitation). Et le gouvernement est trop content de nous montrer qu'il est réactif, qu'il ne sous-estime pas la crise et les angoisses.
En ne la sous estimant pas, il risque aussi de l'alimenter, alors il fait appelle à des cabinets de communication de crise pour adapter un discours forcement contradictoire: «j'agis parce que c'est grave» mais «ce n'est pas grave parce que j'agis»... Comme dans beaucoup de domaines politiques, nous sommes encore dans l'ère dépassée de l'hyper communication qui remplace le débat adulte. Kant disait que l'on «mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitude qu'il est capable de supporter». On pourrait adapter cette réflexion à l'ensemble d'une société ou d'un pays. Gouvernants et opinions réunis. «L'intelligence d'un pays se mesure aussi à l'incertitude qu'il peut supporter». Et dans ce pays intelligent on imagine aisément qu'il y aurait plus de débat et moins de communications.
Thomas Legrand
A LIRE AUSSI SUR «LE JOURNAL DE LA PANDEMIE», LE BLOG DE SLATE SUR LA GRIPPE A: «50 millions de doses de vaccins résiliées» ; «H1N1 en overdose(s) vaccinale(s)» ; «Grippe A, la schizophrénie française»
Image de Une: Roselyne Bachelot à l'Elysée le 5 janvier 2010, REUTERS/Philippe Wojazer
Mis à jour le 06/01/2010 à 9h05











































Très bon commentaire, qui montre les dérives du principe de précaution poussé au maximum.
Je me pose tout de même une question : A un siècle et demi près, JP Sartre aurait-il été considéré comme un imbécile ?
Mme Bachelot a parfaitement pris toutes les mesures nécessaires pour lutter contre la pandémie de grippe H1N1.
Ce n'est pas la rue qui gouverne. La critique est trop facile.
Mme Bachelot se heurte malheureusement au lobby des médecins qui voyaient déjà se partager le gâteau de 65 millions de consulatations supplémentaires (65 millions x 22€....je vous laisse faire le compte.....)
Au final c'est toujours le contribuable qui paye.
Le tort de Mme Bachelot est peut être d'être docteur en pharmacie que la race des toubibs, rois fainéants, a du mal à accepter.
Il est temps de tordre le cou à la médecine fric et de mettre au pas Chassang and Co.....
Quelques fautes d'orthographes cher Thomas ;-).
Dire "Nous sommes tous comme Sartre qui disait «je préfère le désespoir à l'incertitude» est un peu rapide et pas vraiment démontré.
Je déplore dans le processus de décision de RB l'absence d'écoute, l'absence de variantes stratégiques et la mise à l'écart de la médecine de proximité. Même si l'ensemble du pataquès est à mettre au bilan d'une équipe c'est quand même la chef la plus responsable. En même temps le surcout risque d'être plus élevé que les économies pour certaines stupides qu'elle demandera aux services de santé.
Cher Pipabrin,
Vous vous plaignez de l'orthographe de Thomas, soit ! Mais, comme disait Pierre Dac, qu'entendez vous par là: "En même temps le surcout risque d'être plus élevé que les économies pour certaines stupides qu'elle demandera aux services de santé." ? Moi, pas grand chose... donc, petit proverbe (comme dirait Jugnot): Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire vous viennent simplement....
SZ
Quand la sécu est en déficit, à ce point, on ne gaspille pas 2 milliards d'Euros pour une maladie banale.
Ce délire de propagande télévisuelle et de commandes de 95 millions de doses de vaccins s'est fait au détriment de beaucoup d'autres points bien plus prioritaires comme:
1- le financement des hôpitaux. Ce plan grippe c'est le déficit cumulé de tous les hôpitaux de france.
2- la pénurie d'infirmières, d'ophtalmos, d'anesthésistes, de chirurgiens etc etc.
3- le plan cancer 500 millions d'Euros, 150 000 morts par an / La gripe h1n1; 2 milliards d'Euros 200 morts.
etc etc ...
Pauvre France! C'est dramatique d'être "gouverné" par de si piètres personnages prenant de si piètres décisions.
Ceci dit, les 2 milliards ne sont pas perdus pour tout lemonde. Le petit monde de la finance et des actionnaires doit trouvé cela génial et le cochon d'assuré aux mutuelles obligatoires d'entreprise paiera la note. C'est beau un système ou quand on a besoin d'argent, on le prend dans la poche du voisin en appellant cela "solidarité".
ces critiques et reproches sont misérables, car ils viennent toujours de ceux qui, eux, ont ignoré le principe de précaution pour le sang contaminé; mais les politiques et particulièrement le PS ont la mémoire courte et oublient fréquemment de balayer devant leur seuil; après avoir cloué au pilori M. Mattéi pour les "victimes de la sécheresse", ils foncent sur les vaccins de Mme Bachelot pour faire oublier leur médiocrité!!
Même si cela est évoqué dans le billet, il serait bon d'évoquer la responsabilité des médias dans cet emballement. Il est en particulier insupportable à mes oreilles d'entendre les mêmes commentateurs évoquer la "polémique" (mais qui crée la polémique au fait?) des surplus après nous avoir servi la polémique de l'attente dans les centres de vaccination et la polémique sur le thème du "on va tous mourir, que fait l'Etat ?".
Médias et politiques s'autoalimentent dans une course à l'échalotte effrénée. Chaque fait divers est immédiatement traduit par les médias en "polémique" poussant les politiques à prendre position et à faire semblant d'agir.
J'aimerais un jour lire dans un journal ou entendre à la radio : "un enfant est tombé d'un arbre, c'est pas de bol" plutôt que : "la chute d'un enfant relance la polémique sur la sécurité des arbres, le gouvernement annonce réfléchir à une loi d'élagage généralisée".
Le délire sécuritaire de nos société vient aussi de cela. Pour l'instant les médias bottent systématiquement en touche ("aaah, c'est trop facile d'accuser les médias, bien sûr c'est la faute des journalistes, ne cherchez pas de bouc émissaire, etc.") mais il faudra un jour que cette machine infernale s'arrête.
Il est vrai que si le gouvernement n’avait pas pris les mesures nécessaires pour avoir des vaccins en nombre il se serait fait critiquer. Mais je pense qu’il y a assez de spécialiste sachant compter au gouvernement pour calculer combien de temps il fallait pour vacciner ne serait-ce que 5 millions de personnes (environs 2 à 3 mois) et commander les vaccins par tranche de 10 millions, si la grippe disparaissait on arrêtait les commandes. Par contre le nombre de centre est très insuffisant, car en cas de forte grippe il faut une trentaine de mois pour vacciner tous les français, donc la mise en place de cette structure de vaccination et la gestion des vaccins est un fiasco total, sans compter les 2 milliards de masques qui pourront à la rigueur être distribué aux peintres ou aux ouvriers travaillant dans structures polluées !!!
Il est effectivement trop facile de blâmer une décision qui aurait pu être toute justifiée si le virus avait muté de façon méchante.
Dans cette affaire la palme de la bêtise est sérieusement disputée entre les médias, trop contents de faire du papier à bon compte et la clique médicale des experts et du lobby des généralistes qui disaient tout et son contraire. L'avantage de donner de nombreuses opinions, c'est qu'on a forcément raison pour l'une d'entre-elles.
Pire que le gâchis des vaccins est la perte de crédibilité du corps médical et des politiques. Ce n'est pas une bonne nouvelle
J'aurai tendance à prendre le problème à l'envers : Que se serait passé si le gouvernement avait agit avec légèreté alors que la pandémie tuait et que les vaccins et les 'remèdes' soient en nombre insuffisant ?
Ce débat est préférable à mon sens...
Autant je trouve que la communication autour de cette campagne a été totalement exessive et difficilement jutifiable, autant lorsque l'alerte de l'OMS a été lancée, je vous rappele humblement qu'ils avaient le sentiment d'être face à une grippe avec un taux de mortalité de 50%. Soit 5 fois plus mortel que la grippe Espagnole.
Alors, avec des "Si", on peut refaire le monde, mais en constatant les faits et uniquement les faits, peut être sommes nous dans un non débats...
NB : je n'ose imaginer le sort des personnes hospitaliser si aucun plan n'avait été mis en place. Merci pour eux dans vos futurs propos.
Avec des "si"....
Et si Thomas Legrand, à l'aune de cette nouvelle année, devenait objectif ,
Et si Thomas Legrand, enfin, nous pondait d'autres articles, tel que celui-ci avec prise de recul, humour et réferences,
Et si Thomas Legrand devenait enfin journaliste avant d'être polémiste, rôle qu'il prend plaisr à jouer sur Canal,
Il n'y a plus qu'a transformer le si en réalité et enfin plaisir je prendrai à vous lire. Chiche ?
Bonne année à vous, à Slate et aux Slaters,
cordialement,
Le fumeux principe de précaution est désormais accommodé à toutes les sauces, on a vu ce qu'a donné la gabegie du sommet de Copenhague, où, pour lutter contre un hypothétique réchauffement de la planéte, des milliers de CO2 ont été émis par tous ces écologistes en jet et en limousine à la Borloo.
Dans un pays qui à choisi de constitutionnaliser les principe de précaution, il faut toujours porter bretelles et ceinture.
On en arrive ainsi à avoir une fonction publique plus chère et moins efficace que l'ensemble de nos voisins. L'histoire du vaccin est là pour nous le démontrer.
Toujours le même refrain : pas de prise de risque.
Avec pour conclusion la régression permanente de notre pays.
Tout d'abord, si le virus avait muté, le vaccin serait devenu inefficace. Ensuite, comment peut-on commander 90 millions de doses alors que l'on sait très bien que l'on n'aura pas les ressources pour vacciner autant de personnes (même à 2 doses par personne)? Quand la commande a été passée, on savait déjà que cette grippe n'était pas très dangereuse. Et pourquoi maintenant que l'on en sait plus (en particulier le fait qu'un grand nombre de personnes ont été contaminées sans s'en apercevoir) les autorités continuent d'encourager la vaccination contre la "gripette"?
Enfin, il faut rappeler que Mme Bachelot a travaillé pour l'industrie... pharmaceutique. Mais elle s'en cache bien maintenant puisqu'elle minimise en déclarant que ce n'était que des jobs d'été sous-payés alors que ces mêmes "jobs" figuraient en bonne place sur son CV quand Mme Bachelot était député européenne! Finalement ces 2 milliards n'ont pas été perdus pour tout le monde...
Article interessant, quoique faux-cul, car M. TL en rajoute toujours dans le 'penser journalistique correct' et je l'ai déja entendu ce matin sur Inter!
Sinon c'est vrai que dans notre société ou il faut toujours des "responsables" et des "coupables. Le principe de precaution est poussé à son paroxisme car les responsables se protègent d'abord eux meme et c'est humain...car on ne leur pardonne rien. Mattei a "tué" les vieux, Fabius a empoisonné les gens, Obama "encourage" les terroristes en fermant Guantanamo, on va "body scan" 2 milliards de passagers aeriens par an.... Une société,surtout démocratique, ne se décrete pas et ce qui est important est par nature imprévisible, vivre est dangereux... Je ne comprends pas que quand il s'agit de "santé publique" on puisse continuer sa petite musique partisane et politicienne (Benoit Hamon!). A posteriori la gestion de crise (?) n'a certainement pas été optimale mais comme le dirait TL et si...? D'ailleurs qui peut etre sur que dans un mois on en redemandera pas des vaccins?...
Rosine Bachelot s'est entourée d'"experts" pour la conseiller. Bien sur le quidam moyen, dont je fais parti, a un avis sur tout grace a deux articles journalistiques et Internet. Je fais quand meme davantage confiance à un virologue de Pasteur qu'au syndicat des infirmiers sur l'opportunité de se vacciner!?
Dans les commentaires n'oubliez pas de dire que ces experts sont inféodés aux labos pharmaceutiques et que donc il ne faut faire confiance à personne. Je crois encore à l'éthique des chercheurs et professeurs de médecine meme si ils collaborent avec des labos. Restons zen. "nobody's perfect.
Je suis désolé mais vous confondez un peu tout et n'importe quoi: la question n'est pas de savoir s'il fallait se vacciner, la question est de savoir si les 2 milliards d'euros ont été judicieusement dépensés et même si l'on avait vraiment besoin de dépenser cette somme. Avant même que la commande des vaccins ne soit passée, de nombreux experts, comme vous les appelez, et des experts de droite (puisque vous voulez ramener cela à un clivage politique) avaient dit que que l'impact de cette grippe était sur-médiatisé et que rien ne permettait de penser qu'elle était dangereuse. Avant la commande également, on savait que l'on ne pourrait pas vacciner autant de personnes.
Je pense que les gens qui vont payer pour ce fiasco ont le droit de comprendre d'autant qu'ils ont eu à pâtir directement de cette organisation pour le moins légère.
Pour finir, il est un peu déplacé de comparer la grippe H1N1 avec l'histoire du sang contaminé.
merci par votre commentaire de confirmer mes craintes...j'ai meme retrouvé plus loin le complot experts OMS /labo
Juste quelques remarques qu'illustre la gestion de cette crise:
- Toute décision politique ou non, qui engage dans le futur est un équilibre instable très difficile. Je décide aujourd'hui, alors que je serais jugé sur des éléments que je ne connaitrais que demain....
-Reconnaissons un point essentiel à Mme Bachelot. Elle fait un choix et s'y engagé et tenu complétement.
-Quel manque de connaissance du monde scientifique de croire le public et le privé sont indépendants. Les spécialistes de certains sujets très complexes travaillent forcément pour les deux. Et cela est nécessaire et essentiel. Qui peut parler de fabrication de vaccins hormis les laboratoires ........
-Enfin dernier point et le plus important à mes yeux est le biais qu'introduit internet. D'un outils intéressant d'ouverture sur le monde, il devient malheureusement un outil d'abrutissement des foules. N'importe qui à dit n'importe quoi. Aucune source, aucune référence, c'est à celui qui fait le plus de bruit. La vrai leçon de cette crise est là à mon avis.
Mme Bachelot a parfaitement pris toutes les mesures nécessaires pour lutter contre la pandémie de grippe H1N1.
Ce n'est pas la rue qui gouverne. La critique est trop facile.
Mme Bachelot se heurte malheureusement au lobby des médecins qui voyaient déjà se partager le gâteau de 65 millions de consulatations supplémentaires (65 millions x 22€....je vous laisse faire le compte.....)
Au final c'est toujours le contribuable qui paye.
Le tort de Mme Bachelot est peut être d'être docteur en pharmacie que la race des toubibs, rois fainéants, a du mal à accepter.
Il est temps de tordre le cou à la médecine fric et de mettre au pas Chassang and Co.....
Selon le journal du net, un pharmacien touchait (en 2006) 61 000 euros nets/an contre 70 000 euros nets/an pour un médecin généraliste. Compte tenu de la différence de responsabilités entre les 2 professions, cet écart salarial n'a rien de scandaleux et ne justifie pas votre accusation haineuse envers la "race des toubibs" et la "médecine fric".
Un petit complexe mal vécu, peut-être?!
Si fiasco il y a, il me semble que c'est surtout celui de l'OMS qui a été incapable de mettre en place un système d'alerte fiable permettant de détecter et mesurer la dangerosité réelle de l'épidémie du A(H1N1).
Je me demande même, vu les CV des membres de l'OMS, si il n'y pas eut collusion entre les labos et l'OMS: tu me votes le changement des critères de définition d'une pandémie, je te donne un boulot a vie super bien payé quand tu as finit ton mandat à l'OMS.
Sous prétexte du principe de précaution il n'y aurait pas de limite au coût des mesures ? C'est une idée très pensée unique ET LIMITE IRRESPONSABLE. Sarko a décidé de prendre les devants quel qu'en soit le coût. Faut-il être un grand homme pour acheter 90 millions de doses sans se dire au départ que peut être il n'en aurait pas besoin ? Les autres (allemands, anglais) y ont pensé, pas nous, pas lui. Appliquons le principe de précaution au principe de précaution...
Cette affaire soulève un autre problème: l'écart, dans la tête de celui qui nous gouverne, entre l'idée et la mise en œuvre. C'est un écueil permanent de sa politique. Le "moi je peux tout" qu'il a dans sa tête ne fonctionne pas. On ne vaccine pas 63 millions de français comme ça. On ne monte pas une taxe carbone "historique" en 3 jours. On ne négocie pas la vente de 50 Rafales en 3 jours. Il y a un mois, Sarkozy demandait de vacciner tous les français en 3 jours ou presque. Tout est à l'avenant. Même son avion présidentiel aura du mal a être livré avant 2012. Alors quand on peut aller vite en payant beaucoup on paye. Avec l'argent des autres. Quelle responsabilité y a-t-il à payer avec de l'argent que l'on n'a pas ? Sarkozy sera pas loin du zéro pointé sur ses résultats. Alors M. Bachelot est là pour porter le chapeau d'une politique où elle n'a rien décidé, comme ses collègues ministres potiches. M. Legrand a raison, c'est pas elle qu'il faut critiquer.
#dock
Les labos, payent une armée de lobbyistes qui quand ils ne travaillent pas pour eux, travaillent pour les institutions qui sont censé nous représenter. C'est les portes à tambour. Il ne s'agit pas d'un délire conspirationiste, c'est la réalité.
Ce n'est pas seulement le secteur de la santé qui est gangrené par ce problème. C'est comme cela qu'opère la quasi totalité des grandes industries au niveau mondial. En Europe, Bruxelles est leur capitale.
Je suis heureux de voir qu'ils y a encore sur notre planète quelques rares "innocents" pour ne pas croire que l'homme soit aussi mauvais qu'il ne l'est réellement... Ou alors vous n'êtes pas si innocent et vous êtes vous même un de ces lobbyistes...