Monde

L'auteur de l'attentat contre la CIA était un agent double

Temps de lecture : 2 min

L'auteur de l'attentat suicide qui a tué sept agents de la CIA et un espion jordanien la semaine dernière était un agent double recruté par les Américains en Afghanistan dans l'espoir qu'il allait pouvoir leur livrer des hauts dirigeants d'al-Qaïda.

Selon les médias américains, il s'agissait d'un docteur jordanien arrêté par les services de renseignement de son pays il y a de cela un an. Il a ensuite été recruté par la CIA, qui pensait l'avoir fait définitivement changer de camp, et travaillait pour l'agence depuis plusieurs semaines avant l'attentat. Il était censé se faire passer pour un jihadiste étranger aux yeux d'al-Qaïda.

L'attentat, qui a eu lieu sur la base opérationnelle avancée Chapman, située dans la province de Khost, près de la frontière avec le Pakistan, où les Américains entraînent notamment les forces spéciales afghanes, a infligé ses pires pertes à la CIA depuis le bombardement de l'ambassade américaine à Beyrouth en 1983. Le New York Times écrit:

L'attaque a porté un coup foudroyant aux opérations de l'agence de renseignement contre les insurgés dans les montagnes reculées d'Afghanistan, éliminant d'un coup une équipe d'élite qui utilisait un informateur bien intégré aux jihadistes. Elle reporte à plus tard les espoirs d'atteindre les hautes sphères d'al-Qaïda, et est une preuve flagrante de la capacité des insurgés à frapper les Américains.»

Le quotidien note également que l'attentat pourrait compromettre les relations entre la CIA et les services de renseignement jordaniens, qui se sont portés garants pour l'informateur. Ceux-ci sont considérés depuis de longues années comme un des alliés les plus proches et les plus efficaces de la CIA au Moyen Orient.

Selon Fox News, une des grandes questions qui restent en suspens est pourquoi tant de personnes étaient présentes à la réunion avec l'informateur. En effet, selon des ex-agents de la CIA, ce genre de rencontres avec une source s'effectue avec seulement un ou deux agents et possiblement un traducteur, notamment pour limiter l'exposition des identités des agents et des informateurs.

[Lire l'article complet sur nytimes.com]

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