L'iSlate d'Apple aura autant d'impact que l'iPhone

Il n'est pas nécessaire d'avoir une boule de cristal pour prédire le fait que l'un des nouveaux produits techniques de l'année à venir sera la fameuse tablette d'Apple, écrit le New York Times. Et peu importe que cette tablette s'appelle iSlate, iTablet, iProd, Magic Slate ou n'importe quoi ...
Pour le New York Times, l'histoire se répète. Il y a trois ans, le 9 janvier 2007, le cofondateur d'Apple, Steve Jobs, brandissait devant une foule extatique de fanatiques de la marque à la pomme un prototype de l'iPhone lors d'une convention à San Francisco.
Depuis 100 000 applications ont été inventées pour l'iPhone et plus de deux milliards ont été téléchargées depuis l'App Store. Steve Jobs doit dévoiler avant la fin du mois, le 26 janvier, et à nouveau à San Francisco le prototype de l'iSlate, la rumeur la plus insistante sur le nom. L'iSlate devrait se retrouver sur le marché en mars et pourrait bouleverser nos habitudes. Bien sur tous les produits novateurs d'Apple n'ont pas été des succès planétaires. Il suffit de se souvenir de l'assistant personnel Newton. Mais si l'iSlate est un nouveau succès, il promet même d'être encore plus important que celui de l'iPhone.
D'autant que les 100 000 applications existantes pour l'iPhone devraient fonctionner sur l'iSlate. Le iSlate sera la première tablette électronique d'Apple et combinera comme l'iPhone plusieurs produits électroniques dans une seule machine avec un plus de taille: un lecteur de livre électronique comme le Kindle d'Amazon et le Reader de Sony.
Jusqu'à aujourd'hui aucun lecteur de livre électronique n'a donné pleine satisfaction à ses utilisateurs. Et si un produit y parvient, le marché explosera. Les utilisateurs existants ou potentiels de livre électronique attendent la machine de leur rêve. Et Apple pourrait bien la leur apporter, comme les adeptes de lecteurs de musique MP3 avant le lancement par la marque à la pomme de l'iPod.
Selon plusieurs rumeurs, Apple est tellement confiant qu'il a projeté de faire fabriquer 10 millions d'iSlate. Mais les caractéristiques techniques de la machine sont encore secrètes. Selon les analystes, la tablette aurait un écran compris entre 7 et 10 pouces et fonctionnerait sur un système d'exploitation qui serait une version modifiée de l'iPhone OS ou de Mac OS X. Elle comprendrait un système de communication wifi et 3G et coûterait entre 500 et 1 500 dollars. Steve Jobs passerait la quasi-totalité de son temps depuis plusieurs mois à ne travailler que sur l'iSlate.
A lire également sur le livre électronique: Le Kindle2 d'Amazon peut-il sauver la presse?, Livre électronique: l'édition répète les erreurs des majors du disque, L'iPhone est devenu le jouet des artistes et A qui profite l'eBook?
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Image de Une: Le Kindle2 d'Amazon DR
Mis à jour le 04/01/2010 à 15h57

























Intéressante analyse. Je me demande si, paradoxalement, l'aboutissement de la numérisation ne va pas sauver la presse et l'édition. Je m'explique : jusque là, c'est la fuite en avant vers Internet, dont le modèle économique n'existe pas (ou rarement).
Avec une tablette Apple, les lecteurs vont retrouver le goût de la lecture et ils voudront toujours plus de contenus. Ils seront prêts à payer (pas autant que sur le papier toutefois) pour les obtenir : c'est là une occasion rêvée pour les éditeurs et groupes de presse ! Je n'invente pas cette perspective, elle existe déjà dans un domaine proche : c'est iTunes.
Là où les téléchargements illégaux allaient bon train, iTunes a réussi le pari insensé de faire plus de 2 milliards de CA (je crois que ça doit être à peu près ça), en vendant des fichiers musicaux qu'on peut pourtant télécharger gratuitement par ailleurs. Mais ces fichiers gratuits sont vérolés, de mauvaise qualité, assortis de DRM, etc.
Il se pourrait que la même chose se produise avec "iSlate" pour les autres contenus, et c'est d'ailleurs le pari d'Apple : qu'en pensez-vous ?
Mais c'est oublier la frilosité et la résistance au changement.
Acheter le Monde pour lire soit de la réécriture de dépêche Reuters (sans valeur ajoutée... ou si peu), soit des articles de fond qui ne valent pas souvent mieux que mes bloggueurs préférés, ou Slate/Rue89...
Alors pour un jeune, pourquoi s'emcombrer de ce gros tas de papier ? Le Monde sur mon iPhone, c'est les réécritures de dépêches gratuites, sans encombrement, ça suffit bien pour la pause clope ;). Et oui, payer pour accéder aux articles de fond, je veux le faire... si c'est une petite somme. Pour l'instant, juste un bandeau publicitaire sur mon téléphone, (je ne sais pas si ça rapporte beaucoup par contre ?).
Parallèle avec la musique : le discours de ceux que je rencontre est le même tout le temps : un CD à 21 euros c'est trop... Ca transforme un "plaisir shopping" en légère frustration. Alors deux solutions, soient ils ne font que des CDs à moins de 10 euros (il peuvent... si si), soient ils font des albums sur Internet à quelques euros. Sinon leurs ventes baisseront, hadopi ou pas.
iTunes a fonctionné malgré des prix prohibitifs (allez, 20 euros l'album mais sans la pochette), Steam vend des jeux vidéos à télécharger (et n'hésite pas à faire des promotions à noël), Amazon veut vendre des livres électroniques et y arrivera...
Mais les "traditionnels" refusent leur part du gateau numérique, ne pleuront pas pour eux !
Dommage de voir qu'on bloque Google sans chercher à négocier : lire un extrait de livre peut me donner envie de l'acheter, la couverture et les critiques moins
Internet, les ordinateurs, rendent la culture plus accessible à tous. Et créé de nouvelles formes de culture. Et les gens ne veulent plus payer autant pour la culture "traditionnelle". Faudra s'habituer !