Monde

Les fusillades sont «le prix de la liberté», explique un ex-journaliste de Fox News

Temps de lecture : 2 min

Comme de nombreux conservateurs, Bill O'Reilly pense que ces tueries sont le prix à payer pour la liberté de porter des armes.

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Le personnel médical évacue un blessé après la fusillade du 2 octobre 2017 à Las Vegas | ETHAN MILLER/AFP

Après la fusillade la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis, l'ancien présentateur star de Fox News Bill O'Reilly a réagi à chaud sur son blog. Pour lui, le fait qu'un homme ait pu facilement se procurer une quarantaine d'armes pour tuer 59 personnes n'est pas un problème sur lequel il faut légiférer.

«Je peux vous dire que les restrictions gouvernementales n'empêcheront pas les psychopathes de faire du mal.»

En effet, malgré les comparaisons internationales qui montrent que les décès par armes à feu sont beaucoup plus élevés aux États-Unis que dans les pays où l'accès aux armes est restreint, les conservateurs américains maintiennent que les régulations sont inefficaces pour lutter contre la violence. Pour O'Reilly, la défense du deuxième amendement de la Constitution, qui garantit le droit à porter des armes, implique des dommages collatéraux.

«C'est le prix de la liberté. Des fous violents ont le droit de rôder librement jusqu'à ce qu'ils fassent du mal, même s'ils sont particulièrement menaçants. Le deuxième amendement indique clairement que les Américains ont le droit de s'armer pour se protéger. Même les fous.»

Avant d'être limogé après des accusations de harcèlement sexuel, O'Reilly présentait une des émissions les plus regardées des États-Unis. Il est loin d'être le seul à penser ainsi.

Quelques heures après la tragédie, le gouverneur républicain du Kentucky s'en est pris à tous ceux qui appelaient à agir pour mieux contrôler le port des armes:

«À tous les opportunistes politiques qui se saisissent de la tragédie à Las Vegas pour demander plus de régulations des armes...Vous ne pouvez pas réguler le mal...»

La porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Huckabee Sanders a déclaré que le débat sur le contrôle des armes était «prématuré» et lors de sa courte allocution, le président Donald Trump n'a pas prononcé le mot «armes».

Du côté des démocrates, plusieurs représentants au Congrès et sénateurs ont au contraire souligné qu'il fallait agir. Cela fait des années, qu'ils essayent de faire passer des restrictions, comme limiter la capacité des chargeurs, interdire les armes semi-automatiques ou imposer des vérifications d'antécédants plus poussées. Mais ils n'ont jamais assez de voix pour faire passer ces lois au niveau fédéral, même s'ils peuvent changer les choses dans les États démocrates, comme ce fut le cas du Connecticut après la fusillade de Newtown.

Slate.fr

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