Culture

Internet et politique: révolution ou gadget marketing ?

Slate.fr, mis à jour le 04.01.2010 à 12 h 31

«Est-ce qu’Internet peut entraîner des changements politiques?» C’est la question posée par l’édito du Guardian. Les optimistes montrent l’exemple iranien où Twitter, Facebook et YouTube ont servi à organiser la résistance face à Ahmadinejad. «Durant les dernières décennies, l’usage d’Internet a augmenté plus vite que dans n’importe quel autre pays du Moyen-Orient et plus d’un tiers des Iraniens sont connectés. L’Iran est un pays de blogueurs, avec beaucoup de journalistes se tournant vers les blogs après la fermeture de leurs journaux». Mais comme le note le Guardian, le pouvoir est toujours en place et a appris à contrer le cyber-activisme avec la cyber-répression. «Il n’y a que les cyber-utopistes pour croire que le changement démocratique est à portée de clic, et que pour renverser un dictateur il suffit ''d’ajouter Internet''».

Quant au changement amené par Internet à la vie politique anglaise, l’édito met en garde. Pour beaucoup de politiques, les réseaux sociaux servent juste «à recopier les campagnes marketing traditionnelles- traitant les électeurs à peine mieux que des consommateurs (…).» La leçon de la campagne réussie d’Obama conclut le quotidien britannique, c’est qu’il a considéré «les électeurs comme des citoyens jouant un rôle actif dans une société démocratique plutôt que comme des consommateurs passifs sous l’emprise du marketing politique».

Article signalé par Francis Pisani sur son blog Transnets

[Lire l'article complet sur The Guardian]

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Image de Une: Twitter, Flickr, CC

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