Monde

Un néonazi renonce au racisme grâce à son amitié avec une femme noire

Temps de lecture : 2 min

Une conseillère pénitentiaire d'insertion afro-américaine a réussi à changer la vie d'un ancien détenu skinhead.

Des graffitis néonazis  | PATRICK FELLER via Flickr CC License by
Des graffitis néonazis | PATRICK FELLER via Flickr CC License by

Après les manifestations de suprémacistes blancs à Charlottesville, plusieurs médias américains ont interviewé d'anciens néonazis, pour qu'ils expliquent leur décision de quitter le mouvement raciste. Bien souvent, une rencontre est à l'origine du déclic.

Il y a Angela King, qui est tombée amoureuse d'une femme noire en prison en Floride. Christian Picciolini, quant à lui, a sympathisé avec les clients noirs et juifs de sa boutique de disques. Derek Black, fils d'un célèbre néonazi, est devenu ami avec un juif à la fac.

La chaîne ABC vient de trouver un autre exemple de ce genre: Michael Kent, un ancien skinhead violent qui a renoncé au racisme grâce à sa conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation.

Le travail de Tiffany Whittier, qui est noire, consiste à aider Kent à se réinsérer. Mais elle a également réussi à le convaincre de quitter les milieux suprémacistes blancs.

Un de ses premiers conseils a été de retirer la croix gammée qui trônait dans l'appartement de Kent.

Suivant l'avis de Tiffany Whittier, l'ancien détenu a également décidé de faire recouvrir ses tatouages néonazis, en l'occurrence une croix gammée sur le torse et les mots «white pride» («fierté blanche») sur le dos. Un processus qui a pris 15 heures, mais a été intégralement pris en charge par l'organisation Redemption Ink.

«Sans Tiffany, je serais retombé dedans. Je la considère comme un membre de ma famille», a-t-il déclaré à ABC.

Il faut dire que le racisme était devenu un véritable obstacle à la réinsertion de Kent:

«Avant, je refusais de travailler pour ou avec des non-blancs. Maintenant, je vais à des fêtes et des anniversaires où je suis le seul blanc!»

Car Kent travaille désormais dans une ferme d'élevage dans le Colorado, et tous ses nouveaux collègues sont latinos.

L'ancien néonazi Christian Picciolini, qui a fondé une association pour aider les suprémacistes blancs à abandonner leur idéologie, explique que les trajectoires comme celle de Michael Kent ne sont pas rares:

«Neuf fois sur dix, ils n'ont jamais eu de réelle interaction ou dialogue avec les gens qu'ils détestent. Ils détestent les autres car ils se détestent eux-mêmes».

Slate.fr

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