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Cet ancien de Google repense le licenciement comme une libération

Temps de lecture : 2 min

Le fondateur de la start-up Udacity n'aime pas «licencier» les gens; il préfère les «libérer» pour qu'ils puissent atteindre leur potentiel ailleurs.

Sebastian Thrun avec son chien au colloque TechCrunch Disrupt SF à San Francisco le 19 septembre 2017. STEVE JENNINGS/AFP
Sebastian Thrun avec son chien au colloque TechCrunch Disrupt SF à San Francisco le 19 septembre 2017. STEVE JENNINGS/AFP

Sebastian Thrun, un des co-créateurs de la voiture autonome de Google, veut réinventer le domaine de l'éducation avec sa start-up, Udacity, qui propose des formations en ligne. Il est aussi intéressé par une «disruption» de la notion de licenciement.

Récemment interviewé par Quartz, cet ingénieur allemand expliquait sa nouvelle théorie du management, qu'il applique chez Udacity.

«Si vous êtes malheureux, et que vous et moi reconnaissons que c'est le cas, je ne vous vire pas. Je vous libère. La libération est quelque chose de différent du licenciement.»

Thrun a même trouvé un nom pour cette pratique: le «Project Freedom», ou «Projet Liberté», soit l'idée qu'en tant que patron, Thrun va aider un employé dont il n'est pas satisfait à retrouver sa «liberté» en lui demandant de trouver un autre travail.

Alléger le sentiment de rejet

Selon lui, il s'agit de penser un différent modèle de l'emploi, particulièrement dans la Silicon Valley, un fonctionnement où personne ne s'attend à ce qu'un salarié reste longtemps dans l'entreprise. En 2015, Thrun décrivait ainsi son projet dans un post Linkedin:

«Pour le Project Freedom, je m'assois avec la personne lors d'une réunion confidentielle, et je lui donne une mission particulière: se trouver un nouvel emploi. Techniquement, je le licencie. Mais je n'utilise pas ce mot.»

Une de ses idées est de préserver la dignité de l'employé en l'encourageant à dire qu'il a volontairement quitté la start-up. De cette façon, la personne licenciée ne sera pas vue comme quelqu'un qui a été rejeté.

Une fête

Selon Thrun, la «libération» est en générale bien acceptée. Il ne donne aucun exemple d'employé qui serait en désaccord et voudrait rester dans l'enterprise. Au contraire, tous les salariés dont il parle le remercient de son geste:

«Project Freedom procure un soulagement. C'est une façon d'exprimer ce que les gens savent déjà. En conséquence, les individus sont souvent profondément reconnaissants.»

L'idée de Thrun est qu'en décomplexant ainsi le licenciement pour les employeurs, on peut maximiser la flexibilité et la prise de risques de façon positive. Pour lui, un licenciement doit être une bonne nouvelle. Il explique que chaque annéee dans son laboratoire à Stanford, où il enseigne, il organise «un licenciement public d'un quart de nos étudiants» et que leur départ est célébré comme une fête.

Slate.fr

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