Le piège de la réforme des retraites (MàJ)
L'exercice, toujours périlleux, l'est encore plus en sortie de crise.
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La réforme du système de retraite «concernera tout le monde», aussi bien les salariés du privé que du public, a assuré Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée lundi 25 janvier sur TF1. Le président de la République a dit vouloir agir «avant la fin de l'année». «Aujourd'hui, 10% des retraites ne sont pas financièrement assumées», a-t-il précisé. Le chef de l'Etat pose un certain nombre de jalons de sa future réforme. «Je garantirai la pérennité du régime de retraite. Je ne changerai pas la retraite par répartition», a-t-il déclaré, assurant qu'il n'était pas question de «diminuer la somme des pensions de retraites». Nicolas Sarkozy, qui veut «le consensus le plus large possible sur la question», souhaite d'ailleurs s'entretenir sur ce sujet avec Martine Aubry, la première secrétaire du Parti socialiste.
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Nicolas Sarkozy l'avait déjà rappelé à l'occasion de ses vœux: l'année 2010 sera celle de la réforme des retraites. Le rendez-vous était déjà pris. Sauf que l'exercice, toujours périlleux, l'est encore plus dans une période de sortie de crise quand les marges de manœuvre sont particulièrement limitées. «La crise actuelle, d'abord financière puis économique, est d'une rare intensité et pose de gros problèmes aux finances de retraite, qui s'ajoutent à ceux liés au vieillissement de la population», souligne le Conseil d'orientation des retraites (COR) à l'occasion d'un colloque sur les différents systèmes d'allocation dans les pays de l'OCDE.
Didier Blanchet, membre du COR et responsable des études économiques à l'Insee, a rappelé que la stagnation de la masse salariale deux années de suite à cause de la dépression économique a empêché toute évolution des recettes de la Cnav (Caisse nationale d'assurance vieillesse). «C'est du jamais vu», a-t-il souligné. Et alors qu'il était encore excédentaire en 2004, le solde de la Cnav aura été déficitaire de 8 milliards d'euros en 2009, et devrait être négatif de 10 milliards en 2010 et 12 milliards en 2012. La crise a placé un pétard sous les pieds des négociateurs. Ils devront, malgré tout avancer.
Plus de retraités, moins d'actifs
Personne ne peut contester qu'une remise à plat soit nécessaire. D'abord, parce que 14 millions de personnes sont aujourd'hui concernées en France. Et le vieillissement de la population (dû à l'arrivée à l'âge de la retraite des générations du baby-boom et à l'allongement de la durée de vie) va poser de nouveaux défis. On compte aujourd'hui environ quatre actifs pour un retraité, il n'y aura plus que deux actifs pour une personne de plus de 65 ans au milieu du siècle pour les pays de l'OCDE. En France, «le rapport entre le nombre de personnes de 60 ans et plus et le nombre de personnes de 20 à 59 ans passerait d'environ 40% actuellement à près de 55% en 2020 et 70% en 2050. La population active augmenterait jusqu'en 2015 puis serait quasiment stable», indiquait déjà le COR en 2007 en se référant à l'Insee.
12% du PIB, pour 85% des revenus des retraités
Ensuite, l'assurance vieillesse représente déjà quelque 250 milliards d'euros dans les dépenses publiques (plus que les 162 milliards d'euros de l'assurance maladie). Ce qui, d'après le COR, équivaut pour la France à 12,4% du Produit intérieur brut (en hausse de 1,8 point en seulement quinze ans). C'est une proportion bien supérieure à celles que l'on enregistre en Suède (7,7%) qui fait souvent référence en la matière, au Canada (4,1%), aux Etats-Unis (6%), au Royaume-Uni (5,7%), au Japon (8,7%) mais aussi en Allemagne (11,4%) ou en Espagne (8,1%); il n'y a guère que l'Italie où les retraites pèsent plus lourd (14%) dans les dépenses publiques. Compte tenu de cette comparaison, on comprend que la France dispose de peu d'élasticité pour réformer son système de retraite.
Enfin, 85% des revenus des personnes de plus de 65 ans proviennent de transferts publics. Là encore, la proportion est très élevée. Elle n'est que de 69% en Suède, 41% au Canada, 49% au Royaume-Uni, et au Japon, 70% en Espagne et 73% en Allemagne et en Italie. Ceci explique le caractère particulièrement sensible de tout réajustement des régimes publics en France. Pas question de réformer à la hussarde lorsqu'une si importante population dépend autant des transferts publics.
Renforcer le travail des seniors
Pour piloter le changement, le COR passe en revue les moyens à la disposition des gouvernements, déjà mis en œuvre et qui peuvent être réactivés. Il y a l'augmentation de la durée de cotisation nécessaire pour une retraite complète, mesure déjà utilisée par la France mais aussi par l'Espagne et la Belgique. Le relèvement de l'âge légal de la retraite pour une liquidation de l'intégralité des droits a été choisi aux Etats-Unis, en Italie, en Allemagne, au Royaume-Uni, au Japon... La refonte des barèmes de pension pour les rendre plus incitatifs à la prolongation de l'activité et la restriction des possibilités de départs anticipés (préretraite ou autres) sont d'autres dispositions possibles, mais la crise actuelle et ses effets sur l'emploi risquent fort de les rendre inappropriées au contexte social, note le COR.
Tout dépend de la situation de l'emploi des seniors dans les différents pays. Et la France, où les entreprises ont pris l'habitude de réduire la masse salariale à la hache en plaçant massivement leurs travailleurs âgés en préretraite, est lanterne rouge de l'OCDE. Le taux d'emploi des personnes de 55 à 64 ans était en 2008 de 38,2%, contre 53,8% en Allemagne, 62,1% aux Etats-Unis, 66,3% au Japon, 58,2% au Royaume-Uni, 70,3% en Suède et 45,6% en Espagne. Là encore, il n'y a guère que l'Italie (34,4%) qui soit plus mal placée. Le gouvernement a prévu pour 2010 des mesures contraignantes pour le maintien des seniors au travail. Mais les entreprises ont anticipé le mouvement en augmentant le nombre des départs en 2009. Les résultats prendront donc un peu de temps avant que ces mesures prennent leur plein effet. Toutefois, il existe de ce point de vue du grain à moudre pour relever l'âge de sortie du marché du travail en France, et alléger les charges de retraite de la Cnav.
Les risques de la capitalisation
Mais on pense surtout au développement des régimes de retraite par capitalisation, dont la crise a montré qu'ils pouvaient se révéler extrêmement dangereux. «Les fonds de pension ont vu la valeur de leurs investissements baisser de 23% en 2008», rappelle le COR. En Irlande, aux Etats-Unis et en Australie, les baisses ont été encore plus fortes. La France n'a pas été épargnée: le FRR (Fonds de réserve des retraites) qui doit abonder le régime de retraite à partir de 2020, a perdu 25% de sa valeur en 2008, d'après les résultats communiqués par la Caisse des dépôts. Aussi, par prudence, la part des actions, qui s'élevait à 60%, a été réduite à 45% alors que les obligations sont passées de 30% à 45%, dont 20% en obligations indexées sur l'inflation.
Pour autant, le COR ne bannit pas cette solution, dès l'instant où les fonds limitent leurs investissements en actions, par exemple à moins de 20% de leurs actifs. Les dispositifs facultatifs individuels venant en complément des systèmes par répartition ou par capitalisation publique, sont également encouragés. Dans leur objectif, ils se situent aux antipodes du principe de solidarité intergénérationnelle à la base du système par répartition. Mais ils sont déjà très largement répandus, à travers les assurances vie, les systèmes d'épargne retraite à sortie par capitalisation ou en rente. La question consiste à savoir dans quelle mesure les pouvoirs publics seront ou non incités à favoriser ces dispositifs individuels en les rendant plus ou moins attractifs, afin d'alléger les transferts publics.
Trimestres ou points?
Reste un débat qui va resurgir sur le calcul de la retraite: par annuités ou part points? En France, depuis la réforme Balladur, une carrière professionnelle s'établit en nombre de trimestres, qui détermine le taux de liquidation de la retraite (par exemple, 161 trimestres pour les personnes nées en 1949 et qui ont atteint 60 ans en 2009). L'hypothèse d'une retraite par points est régulièrement avancée. Elle existe déjà pour le calcul des retraites complémentaires Agirc et Arcco, la valeur du point étant réactualisée chaque année. Si la retraite de base devait à son tour être transformée en retraite par points, il ne s'agirait donc que d'une demi-réforme. Le débat est, en fait, technique. Tout dépend ensuite, au niveau politique, de l'utilisation de cette évolution. Ce sera l'objet de la négociation promise par le chef de l'Etat.
Gilles Bridier
LIRE EGALEMENT SUR LE SUJET DES RETRAITES: La fin des retraites et Vos retraites mises à mal par la crise
Image de Une: Flickr CC shoothead
Mis à jour le 26/01/2010 à 11h52











































Première précision : "on pense surtout au développement des régimes de retraite par capitalisation, dont la crise a montré qu'ils pouvaient se révéler extrêmement dangereux". Ah bon ? Les gens, comme moi, qui investissent dans des fonds à base d'obligations n'ont pas eu de problème. Vous parlez des gens qui mettent 100 en bourse en pariant avoir 120 un an plus tard. Mais quand on prévoit sa retraite, doit-on parier ainsi ?
Sur le fond, le régime actuel est intenable. La solution est connue: augmenter la durée de cotisation et baisser les retraites(augmenter les cotisation est impossible pôur des raisons de compétitivité). Cependant, il ne faut pas oublier que N. Sarkozy est l'élu des retraités. Jusqu'à maintenant il a toujours eu la reconnaissance du ventre, c'est à peu près le seul invariant de sa politique, et comme il souhaite être réélu en 2912.... Il est donc probable que le rendez-vous des retraites aura pour conséquence de faire payer un tout petit peu plus ceux qui travaillent et qu'on attendra après 2012 pour la suite. Sarkozy aime la dette, tant qu'elle peut lui permettre de ne rien régler.
Probablement le principal obstacle à toute réforme des régimes de retraite tient encore et toujours au fait qu'un grand nombre de français refusent toujours d'accepter qu'allongement de la durée de la vie = allongement de la durée de cotisation, et donc retard de l'age de la retraite.
Certes les mentalités commencent à évoluer. Mais en partie parce que nous sommes manipulés par certains syndicats, certains partis de gauche et même de droite, en partie parce que nous n'arrivons pas à faire le deuil d'un système formidable mais intenable, nous sommes toujours collectivement persuadés "qu'on" nous ment, qu'il y a de l'argent à prendre et que la retraite à 60 ans est un acquis social définitif.
Les modalités techniques de la réforme telles que décrites dans cet article sont essentielles, mais elles ne rendent pas compte de l'obstacle essentiel qu’est le refus collectif d'accepter que les forces démographiques sont autrement plus fortes que les forces économiques et politiques.
Dans le système actuel, allonger la durée des cotisations (ce qui me semble par ailleurs tout à fait normal vu l'allongement de la durée de vie) est une manière déguisée de baisser le niveau des pensions. A partir de 45 ans, il est bien difficile de trouver un emploi, et fatalement, plus on allonge la durée légale de cotisation, plus le nombre de personnes n'atteignant pas le nombre de trimestres pour avoir une retraite pleine augmente. Les plus fragiles sont les plus touchés, ceux qui ont été obligés d'accepter pendant quelques années un travail non déclaré, les femmes qui ont du arrêter de travailler pour s'occuper de leurs enfants, les personnes victimes de discrimination qui ont le plus de mal à trouver un emploi.
Non, le principal problème ne se situe pas dans les mentalités. Le problème est de trouver un modèle social où chacun peut travailler jusque tard dans sa vie, où la chasse à la productivité n'exclut pas de fait les plus faibles, un monde dans lequel la diminution des coûts salariaux ne serait pas un objectif prioritaire de chaque entreprise pour assurer sa survie.
Il y a 2 axes de travail:
- Comment donner au quotidien un emploi à tout le monde, ce qui peut en fonction de ses valeurs ou de son idéologie passer par un nouveau système économique, ou pas.
- Comment équilibrer sur 50 ans le système des retraites lorsqu'on gagne 1 an d'espérance de vie tous les 4 ans.
Le taux de chômage, ou d'activité c'est selon, varie en fonction des conditions économiques. L'équilibre des systèmes de retraite est une réflexion à très long terme fondé sur les grands équilibres démographiques.
Pour résumer, nous sommes frappés par une crise mondiale que presque personne n'avait prévue. Nous sommes aussi victime d'un lent déclin de nos pays installés dans la prospérité et le confort face à des pays jeunes et ambitieux.
Mais les déséquilibres des systèmes de retraite ont été annoncés depuis plus de 30 ans. Avec une date aux alentour des années 2010. Nous y arrivons et ne pouvons que constater ces déséquilibres car les douloureuses réformes nécessaires n'ont pas été faîtes.
Quelles que soient les conditions économique, quels que soient les élargissements de l'assiette des cotisations aux revenus du capital, le rééquilibrage entre actifs et inactif est inévitable. Au fond, nous le savons tous depuis 30 ans, mais certains d’entre nous n’arrivent pas à le reconnaître.
J' ai "adhéré" à un plan social pour partir à la retraite avant l'âge dit "légal", avec une retraite de cadre très convenable.
pourquoi? voilà la vraie ou les vraies questions.
1) l'entreprise avait décidé depuis 10 ans que seul les jeunes étaient motivés, une idée toute faite, la motivation n'a pas d'âge
2) les jeunes étaient plus maniables oui, car l'ancienneté permet parfois de montrer que des décisions ne sont pas compatibles avec le marché
2) l'entreprise après 45 ans commence à ne plus prendre en compte l'évolution de carrière, le travail pour la "gloire" a ses limites.
etc......
Je suis parti TRES HEUREUX de quitter se monde qui ne prend pas en considération "les vieux".
J'ai pu grâce à mes connaissances aider des TPE moins de 19 salariés avec un salaire équivalent au SMIG car souvent ses Entreprises Responsables, mais sans moyen financier ont du mal à se "payer" un cadre.
Alors les pb de la retraite commence au MEDEF par la considération que l'Entrepreise doit porter aux seniors.
Stop sur cette ritournelle française contre les syndicats qui en France n'ont aucun poids dans le privé. Il est d'ailleurs étonnant de ne pas entendre "l'autruche des guignols" Mme ¨Parisot qui comme pour la crise est totalement absente de propositions intelligentes.
Je comprends votre position et cela me remet par ailleurs en mémoire les déclarations (creuses, ou "d'une insondabilité mystérieuse" selon la sensibilité de chacun) de nÔtre président: il y'a des régimes spéciaux de retraite qui ne correspondent pas à des métiers pénibles et il y'a des métiers pénibles qui n'ont pas de régimes spéciaux de retraite: conclusion du bon monsieur: supprimons les régimes spéciaux: pschhhhhhhhhhhhhh (bruit de l'extincteur à poudre sur le processeur logique central qui venait de prendre feu...)
Moi j'ai un voisin qui a travaillé dans le bâtiment dans une boîte plutôt bien en plus (par rapport à la moyenne) et qui a faillit creuver une fois avant sa retraite (arrêt cardiaque sur un chantier) et une fois deux mois après (polypes...) et encore il est tout fier d'avoir pû partir à 59 ans il s'estime faire partie des "chanceux", à méditer... (Mon autre voisin de l'autre côté de la rue, exemplaire, sportif, pompier volontaire et tout est mort deux mois avant sa retraite mais j'en tient pas compte c'est trop déprimant)
Le principal problème est de réunir les conditions pour maintenir dans l'emploi les salariés jusque vers 65 ans...
Sur ce point, déjà au coeur de la discussion de la précédente réforme, je ne vois guère d'avancée...
- ni du coté des salariés qui ne pensent qu'à partir, démobilisés par la course au travail vite fait, par la fatigue aussi.. physique et psychique... pour laisser de la place aux jeunes eux aussi trop peu employés...
- ni du coté employeurs, dont le but unique aujourd'hui, est la rémunération de
l'actionnaire.
PS: j'ai été ravi d'apprendre que " Le gouvernement a prévu pour 2010 des mesures contraignantes pour le maintien des seniors au travail"... alors qu'une grande entreprise détenue à 35% par l'état annonce un plan de départ de plus de 57 ans massif
Si au lieu de parler de retraite, on parlait d'assurance vieillesse ? Une assurance, c'est à dire un filet de sécurité dont on ne se sert qu'en cas de besoin. Plus d'âge légal de départ en retraite, plus de trimestres de cotisation à comptabiliser. L'assurance vieillesse serait donnée seulement à ceux qui n'ont plus les capacités de travailler pour cause de vieillesse. Cette décision serait prise en accord avec le salarié et suite à l'avis du médecin du travail lors de la visite annuelle. Elle pourrait intervenir à n'importe quel âge: certaines personnes occupent un emploi dont la pénibilité peut entrainer une fatigue prématurée de l'organisme. D'autres, au contraire, sont encore plein de vitalité jusqu'à plus de 85 ans...
Certes avec l'allongement de la vie, l'âge de la retraite peut et certainement doit être reculé.
C'est à la limite un simple problème de bonne gestion de la société. Qui doit travailler ? Qui doit et peut s'arrêter et pourquoi ?
La question économique est à traiter à part.
Et surement pas à partir d'un ratio actif/retraité qui n'a pas de sens.
Faire porter le poids des retraites sur les seuls salariés et (par le biais des cotisations patronales,) sur les entreprises qui emploient de la main d'oeuvre, c'est injuste et c'est aussi un bon moyen de pousser encore plus à la délocalisation. On rend notre main d'oeuvre plus chère encore.
Les entreprises et les particuliers qui génèrent beaucoup de valeur ajoutée et beaucoup de richesse doivent également participer.
C'est à partir du ratio Richesse produite / retraités qu'il faut raisonner et se demander quelle part de la richesse totale du pays doit aller aux retraités.
Je ne vois pasdans votre édito une ouverture vers de nouvelles recettes lièes aux résultats:
le dividende
l'intéressement
la participation
les revenus de la spéculation
en définitif tout ce qui engendre des rentrées sonnantes et trébuchantes et cela par une cotisation entre 1&5% sans aucune dérogation
Ensuite supprimer l'ensemble des caisses environ 33 pour faire qu'une seule caisse avec des cotisations et des retaites basées sur les mêmes principes ce qui ne veut pas dires des retraites linéaire. Aujourd'hui la CNAV paie les retaites des mines sans aucune rentrées des années précédentes, l'EDF est rentré également dans la caisse des salariés du privé et malgré les dires des syndicats et de la direction de la SNCF leur caisse est en déséquilibre une bmbe à retardement pur le contribuable.
Que dire de l'Etat qui emprunte sur les marchés pour faire face aux paiements des retraites des fonctionnaires.
Un seul mot remettre tout à plat et méfiance dans les politiques plus enclin à refuser une réelle refonte des systèmes, Les politiques sont trop pris par leur réelection pour être audacieux .
Mais également dans les syndicats et le MEDEF les 2 plus réactionnaires négociateurs.
Laissons ce sujet sensible à la ste civile et aux économistes NEUTRES avec une participation de la Cours des Comptes et surtout pas de commisssion type grand emprunt avec des politiciens type M. Roccard ou M. Juppé.
Je dois prendre ma retraite bientôt mais je crois que je vais travailler jusqu'à ma mort. La retraite par capitalisation c'est bien mais lorsque les fonds de pension ont disparu aux USA avec la crise des subprimes, et bien les retraités se sont trouvés sans rien. Alors, pourquoi prendre sa retraite ? Je vais monter une affaire et continuer jusqu'à ma mort de peur que les caisses ne me payent pas ma retraite !
Je me suis moi aussi fait à cette idée depuis quelques années. Pour acquérir les trimestres nécessaires à une retraite à taux plein, il me faudrait travailler jusqu'en 2038. Je ne me fais guère d'illusions: d'ici là les règles auront tellement changé qu'il me faudra poursuivre mon activité bien plus longtemps encore. L'hypothèse de devoir travailler ou tout du moins m'assurer des revenus jusqu'à la fin de ma vie est de plus en plus probable. Quels que soient les aménagements envisagés, je ne crois plus à un système de retraite. Tout cela va disparaitre.
La probabilité que vous mourriez avant de pouvoir prendre votre retraite est une hypothèse très vraisemblable. En fait, et depuis le début, des millions de français cotisent toute leur vie sans avoir le temps de profiter de leurs droits acquis. Pour faire simple tous ceux qui meurent avant 60 ans. Que ce soit dans un accident, ou à cause de problèmes de santé.
La retraite est quoi qu'il arrive un droit hypothétique.
Personne n'est donc capable de vous assurer à 100% que vous pourrez bénéficier un jour de la retraite.
Cependant, il y a une excellente nouvelle. Au fur et à mesure que votre départ en retraite s'éloigne, la date théorique de votre mort s'éloigne aussi. Au rythme de 3 mois tous les ans. Si vous avez de la chance et que l'âge de votre mort s'éloigne plus vite que l'âge de votre départ en retraite, alors il vous reste des raisons d'espérer.
D’ailleurs le meilleur moyen de résoudre tous les problèmes des systèmes de retraite serait de baisser l’espérance de vie au niveau de 1980. Cette solution volontairement provocatrice n’étant évidemment pas acceptable, il faudra bien rééquilibrer la période de cotisation par rapport à la période de pension.
Pour finir sur une note d’humour, et en faisant un peu de science fiction, certains rêvent d'immortalité, mais ne prennent pas en considération le fait que vivre éternellement suppose aussi de travailler éternellement... Et comme dit Woody Allen : "L'éternité c'est très long. Surtout vers la fin"
La problématique de l’âge de la retraite et des cotisations n’est pas nouvelle, et la crise n’est qu’un facteur de plus, « ponctuel », qui vient fouetter un peu plus vigoureusement le problème et l’incapacité des dirigeants à trouver des solutions justes et cohérentes pour les générations suivantes. Eux s’étant largement gavés et repu des avantages existants. Pour rappel, il suffit d’un seul mandat de député (6 ans) pour obtenir 40 annuités et une retraite à taux plein.., qu’ils commencent eux aussi par balayer devant et dedans leur boutique.
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Dans une société travail ou une majorité d’entreprises considère quelqu’un comme « trop vieux » après 40 ans. Que ce soit, pour des raisons économiques (salaires trop élevés), ou parce que, avec l’expérience les gens deviennent moins malléables. Il faut se demander comment changer cet état d’esprit, qui consiste à ne voir que l’aspect « du coût de l’expérience » au détriment « du bénéfice engendré par l’apport de savoirs et d’expériences», si on souhaite prolonger la durée du travail et des cotisations. Le risque est de ne prolonger en réalité uniquement la durée « chômage » de tous ceux victimes de cette ségrégation par l’âge, ce qui revient en sorte à une nouvelle forme de « vieillesse » avant l’heure.
Travailler plus longtemps, plus vieux c’est aussi prendre le risque de voir plus de personnes absentes, en arrêt de maladie. Pas nécessairement par convenances personnelles, mais parce que le corps vieilli, parce que certaines pathologies sont liées à l’âge, à la nature des conditions de vie, ou aux typologies d’activités exercées dans le passé d’un individu.
Quel sera le bénéfice obtenu dans ces conditions, de cet allongement ?
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Certaines catégories socioprofessionnelles posent problème à la généralisation de l’allongement de la durée de cotisation. Par exemple, les maçons ou les terrassiers (et il existe bien d’autres métiers) qui sont parfois « ruinés » physiquement dès 45 ans. Penser qu’il leur suffit de faire un stage de reclassement et de les installer dans un bureau n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. Tous ne pourront pas s’habituer à travailler enfermé, alors qu’une partie de leur vie s’est faite en extérieur. Tous ne pourront pas accepter que l’usure de leur corps, les conduise à une forme de mise au rebu (regard que porte souvent la société sur ceux qui sont en situation d’incapacité), à la perte d’un savoir manuel, par l’incapacité à exercer ce dernier.
Comment feront alors, les maçons ou les terrassiers qui sont « ruinés » physiquement à 45 ans pour travailler jusqu'à 65 ou 70 ans ?
Quelles mesures leur proposera la réforme ?
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Il est entendu que la réforme des retraites se fera. Par convictions ou par obligations, mais si le regard de la société sur la valeur du travail, sur son rôle ne change pas, si le profit toujours plus grand se fait au détriment de l’humain, il n’est pas certain que l’on ne produise pas plus d’inactifs que d’actifs.
Quid alors du supplément de cotisations souhaité et des retraites ?
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Selon le cycle dans lequel on se trouve… Si aujourd’hui, la situation est d’avoir plus de retraité que d’actif qu’en sera-t-il demain.., ou après demain ? Lorsqu’il y aura plus d’actifs que de retraités.., que les caisses se rempliront à nouveau…
Devrons-nous alors toujours travailler plus longtemps ?
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Bonne année à Slate et ses slateurs, et portez vous bien.